Les médias et la démission d’Evo Morales. Information ou déformation ? 1

Quelques rectifications et compléments à propos du bilan économique du gouvernement bolivien le plus généralement retenu par les médias français

La démission et la fuite d’Evo Morales au Mexique ont donné lieu à une formidable campagne internationale de désinformation. Je n’entends pas ici me livrer à une recension des relais politiques, médiatiques et universitaires qui se prêtent à cette entreprise, ni même essayer de relever les tromperies et les raisonnements spécieux de ces faiseurs de croyance.

Je vais, plus modestement, décortiquer deux textes brefs diffusés par deux médias français renommés pour montrer comment on peut aisément glisser de l’information vérifiable à des représentations biaisées des personnes, de leurs comportements et du contexte dans lequel elles interagissent : une chronique matinale de France Inter du 23 octobre[1] et l’éditorial du quotidien Le Monde du 14 novembre[2].

Cette relecture sera aussi l’occasion de présenter quelques données peu diffusées,voire omises, dans les médias français et d’amorcer la discussion à propos d’assertions  présentées comme des évidences  Évidemment, l’exposé de ces précisions prend de la place aussi vais-je étaler ma réponse sur plusieurs billets. J’ai bien conscience que, par définition, les éditoriaux ou chroniques sont des textes brefs et qu’ils ne peuvent détailler les informations sur lesquelles ils se fondent. Mais la connaissance et la reconnaissance de certaines d’entre elles aurait peut-être – qui sait ?– changé la couleur des éditoriaux en question. Commençons par la narration de l’élection par les deux chroniqueurs : France Inter décrit clairement la succession des faits : « en 2016, Evo Morales – empêché par la Constitution de se présenter pour un 4e mandat, organise un référendum sur cette question et le perd. De peu, mais il le perd. Qu'à cela ne tienne, il obtient de la cour suprême le droit de se représenter.

Or, dimanche les premiers résultats montrent que non seulement Evo Morales ne parvient pas à l'emporter au 1er tour mais, qu'en plus, il devra affronter au 2nd un candidat de l'opposition sérieux et parfaitement capable de le battre… le décompte électoral s'interrompt pour ne reprendre que 24h plus tard. Et là, miracle ! Evo est à deux doigts de l'emporter dès le premier tour ! Immédiatement, des heurts ont éclaté dans la capitale, La Paz, et dans plusieurs points du pays ».  « La situation est très volatile en Bolivie deux jours après le 1er tour de la présidentielle. Avec des heurts dans les rues de la capitale La Paz et l'Organisation des États américains exprime sa « profonde préoccupation et surprise devant la différence drastique et difficile à expliquer entre les 1ers résultats électoraux et ceux communiqués plus tard. »

L’édito du Monde (14 novembre)[3], moins précis et émaillé de jugements de valeurs, s’inscrit cependant lui aussi dans une perspective historique : « Le Mouvement vers le socialisme (MAS) d’Evo Morales avait fini par concentrer tous les pouvoirs, ignorant la classe moyenne urbaine et la jeunesse.

Le président lui-même a commis une erreur majeure en 2016, lorsqu’il a décidé de ne pas tenir compte du « non » au référendum, pourtant organisé de sa propre initiative, pour pouvoir se présenter à un quatrième mandat, interdit par la Constitution.

Les soupçons de fraude qui ont pesé sur le résultat de l’élection présidentielle du 20 octobre, avant même la tenue du scrutin, étaient dès lors inévitables. Face à la révolte citoyenne qui a éclaté, Evo Morales a redoublé d’arrogance, cherchant à mobiliser sa base et s’autoproclamant victorieux. Le rapport de l’Organisation des États américains (OEA), qui a confirmé de « graves irrégularités », a donné le coup de grâce. »

evo-en-deuil

Il y a en revanche deux affirmations discutables dans la chronique de France Inter : « D'ailleurs, personne ne conteste qu'Evo Morales a été légitimement réélu dès le 1er tour pour son 2e et 3e mandat et avec plus de 60% des voix ! ». D’une part le troisième mandat (celui qui vient d’être interrompu) n’avait déjà été possible qu’en vertu d’une interprétation très contestable de la Constitution selon laquelle seulement deux présidences consécutives sont possibles. Et bien que selon toute probabilité il aurait été réélu, à chaque fois des fraudes ont émaillé les scrutins, et il n’aurait peut-être pas atteint la majorité des deux tiers au parlement ; une majorité qui lui a permis d’imposer la nomination de tous les hauts fonctionnaires de son choix.

Mais c’est la présentation générale, l’habillage, de cette séquence électorale par les deux chroniqueurs  qui est la plus douteuse.

La réussite économique

Globalement et dans les deux textes Morales est présenté comme un président «progressiste ».  Et c’est sa politique économique – la seule qui soit véritablement prise en compte – et ses résultats dans ce domaine qui lui valent cet éloge ; « La Bolivie va bien, la pauvreté y recule et les infrastructures se multiplient… En 13 années de pouvoir, la pauvreté a été divisée par deux, l'argent du gaz naturel – le premier poste d'exportation du pays – a été assez judicieusement dépensé en infrastructures – écoles, hôpitaux, routes – et la corruption relativement contenue », selon le chroniqueur de France Inter.

« Le nouveau président tint assez rapidement ses promesses, grâce à un certain nombre de mesures économiques et sociales spectaculaires. Sous la présidence Morales, la pauvreté a été divisée par deux, l’analphabétisme et les inégalités ont reculé, le PIB a connu une hausse constante», pour Le Monde.

Certains de ces énoncés sont vrais, mais faire état d’une réussite spectaculaire de la politique économique gouvernementale est au mieux naïf et au pire trompeur. Un coup d’œil ne serait-ce que bref sur les données économiques les plus récentes aurait permis de rectifier des erreurs, de nuancer ce diagnostic et de ne pas imputer aveuglément ces performances au compte du gouvernement.

Ce qui est vrai, c’est la croissance soutenue du PIB d’environ 4% par an et la réduction de la pauvreté.  Même si on peut faire des remarques sur les modes de calcul de ces indicateurs, et sur le fait que ces calculs reposent sur les données fournies par les services officiels boliviens qui ont rendu opaques de  nombreuses opérations comptables et statistiques, ces deux tendances sont indéniables[4].

Cependant, depuis la fin du boom des prix des matières premières sur les marchés mondiaux, en 2014, les signes d’une détérioration de l’économie nationale s’accumulent. La balance commerciale est déficitaire depuis cinq ans. La production de gaz (la principale source de revenus fiscaux) diminue[5]. Ses réserves s’épuisent et sa commercialisation future est incertaine car ses principaux acheteurs, le Brésil et l’Argentine, disposent maintenant de réserves propres. Le déficit fiscal (8,1% du PIB) est le plus élevé d’Amérique du sud (chiffres de 2017 et 2018) – excepté celui Venezuela[6]. Les réserves de change ont diminué de moitié en quatre ans. La dette extérieure a doublé depuis 2005 et ne cesse de croître (notamment la dette bilatérale avec la Chine)[7]. Si bien qu’en août 2018 la grande majorité des boliviens considéraient que le pays était entré en période de crise (modérée pour 63% ; grave pour 17%)[8].

Si la pauvreté a effectivement largement diminué, cette performance n’a rien d’exceptionnel en regard de celle des pays voisins. Selon la Banque Mondiale, qui harmonise les données  nationales pour effectuer sa comparaison, entre 2005 et 2017 la Bolivie a diminué la pauvreté extrême de 13,5% et le Pérou de 11,9%. Et pour ce qui est de la pauvreté modérée le Pérou l’a réduite de 28,2% et la Bolivie de 27,4%.  En suivant des modèles économiques opposés  le Pérou et la Bolivie sont  arrivés à des résultats proches ce qui étaye l’hypothèse que ce résultat est principalement dû aux recettes obtenues en raison du boom des prix des matières premières[9].

Mais le vent a commencé à tourner : selon les derniers chiffres de la CEPAL, la Bolivie est le pays d’Amérique latine qui a le moins réduit sa pauvreté (-0,1%) entre 2016 et 2017[10]. Et n’oublions pas qu’elle demeure de loin le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud (3,9 millions de pauvres (35%) sur 11,3 millions d’habitants[11].  70 à 80% de sa population active travaille dans le secteur économique informel  (comme en 2006) dans des conditions précaires, sans respect du droit du travail, sans sécurité sociale, sans retraite… Les services de santé et d’assainissement, le système éducatif, les transports sont à la traîne[12]faute de financement. Par exemple, en 2018, seulement 6, 8% du budget de l’État a été dédié à la santé ;  le plus faible % alloué à ce secteur de toute l’Amérique du sud[13] ; c’est le plus faible aussi en % du PIB.

La corruption n’est pas « relativement contenue » comme le soutient le chroniqueur de France Inter. Il y a une telle profusion de pratiques douteuses que le régime de Morales est de loin le plus corrompu de l’histoire bolivienne en regard des sommes détournées[14].  L’indice de perception de la corruption de  Transparency international publié en début d’année, place la Bolivie au rang 132 sur 180 pays ; elle a perdu 20 places en un an[15].

Et les dépenses sont bien loin d’avoir été « judicieuses ». Prenons le cas des investissements publics. La plupart des projets d’industrialisation ont été coûteux et mal réalisés. L’usine de production d’urée (nitrate) inaugurée  en septembre 2017 a été installée à Bulo Bulo en plein Chaparé, à 800 kilomètres de la frontière du Brésil, son principal marché, avec un surcoût considérable. Son fonctionnement a déjà été paralysé à quatre reprises en raison de problèmes techniques et elle tourne au ralenti faute de marchés. L’usine de séparation gaz/ liquides Gran Chaco de Yacuiba ne fonctionne qu’à 30% de sa capacité faute de marché et d’approvisionnement. Celle de gaz naturel liquéfié (GNL) GNL à Rio Grande (Santa Cruz)  tourne elle aussi à rythme réduit[16]. La sucrerie de San Buenaventura ne va pas mieux faute de canne à sucre.  L’entreprise textile ENATEX a fait faillite, l’usine de papier PAPELBOL suit le même chemin. Selon une évaluation du Centro de Estudios para el Desarrollo Laboral y Agrario (CEDLA) concernant les entreprises publiques fondées ou consolidées par le gouvernement d’Evo Morales la  perte cumulée de 11 d’entre elles atteindrait quasi 2 milliards de bolivianos entre 2007 et 2016[17].

On devrait y ajouter les projets qui ont été carrément ratés et dont les études et essais ont été cher payé : la sidérurgie dans le  Mutún (Santa Cruz) ;  la production industrielle de carbonate le lithium à Uyuni (Potosi) ; les fonderies de plomb et d’argent de Karachipampa (Potosi) et de zinc d’Oruro et Potosi…

Et puis il y a la gabegie du programme Bolivia cambia Evo cumple directement géré par le ministère de la Présidence permettant d’assigner des fonds directement et sans contrôle aux clients du MAS.  La presse s’est faite régulièrement l’écho de la multiplication de stades, de pelouses synthétiques, de frontons de pelote basque, de salles de réunions pompeusement baptisées colisées…dont beaucoup ont été mal conçus, ou inachevés, quand les fonds assignés n’ont pas carrément disparus.  Parmi ces éléphants blancs on compte malheureusement aussi des marchés, des terminaux de bus, des hôpitaux, des écoles…[18]. »

Ce bilan sommaire (sur la base des données disponibles au moment de la diffusion des chroniques de France Inter et du Monde[19]) signifie que le gouvernement qui s’installera après la  prochaine joute électorale, quel qu’il soit, devra prendre des mesures impopulaires d’ajustement[20].

Les sources du revenu national

Par ailleurs, la richesse économique bolivienne repose en grande partie sur l’exportation des ressources de son sous-sol. Et celles-ci sont exploitées  par de grandes compagnies transnationales. C’est Petrobras,  Repsol, Total, Shell … qui extraient les hydrocarbures. La nationalisation, dont le régime ne cesse de se vanter, n’a concerné que la tuyauterie (gazoduc, pipeline, deux raffineries et la distribution).  Pour ce qui concerne l’extraction, le gouvernement s’est contenté de renégocier les contrats avec les entreprises étrangères. Et la compagnie nationale YPFB n’a pas réussi à mettre en exploitation un seul puit rentable depuis 2006.

De même, la très grande partie des ressources fiscales engendrées par l’extraction minière provient des transnationales : Coeur d’Alene Mines Corporation (San Bartolomé, Potosi,  argent) ; Sumitomo (San Cristóbal, argent, plomb  étain) ; Newmont Mining Corporation ( Kori Kollo et La Joya, Oruro , or) ; Glencore International  (Sinchi Wayra, Oruro et Potosi, or, zinc, plomb, étain, argent )…[21] Juste avant les élections Evo Morales a encore signé un contrat avec l’entreprise canadienne Prophecy Developmet Corp (PDC)  pour exploiter pendant trente ans les riches gisements  d’argent de Pulacayo et Paca (dans le sud-est du département de  Potosí)[22].  Et dans ce domaine on trouve bien d’autres investissements privés étrangers notamment dans la Chiquitania  où des milliers d’hectares ont flambé l’été dernier : l’entreprise canadienne Orvana qui extrait l’or du gisement Don Mario; l’entreprise brésilienne  Votarantim, leader mondiale de la production de zinc et de nickel qui  a des mines dans le Rincón del Tigre; et l’entreprise Gosobyk de capitales anglais, brésiliens et boliviens, dans le Cerro Pelón[23].  Ce ne sont là que quelques exemples. Et puis il y a les chinois qui exploitent illégalement l’or du rio Beni avec des dragues géantes et que le gouvernement a laissé faire, etc...[24]

Un dernier secteur alimente le trésor public et permet d’engendrer des devises : l’agrobusiness des oléagineux et du bétail, entièrement aux mains de capitalistes, nationaux mais aussi étrangers, brésiliens notamment.

Et puis, bien sûr, il y a le circuit mafieux coca/cocaïne dont une partie des profits est recyclé dans la contrebande et la construction.  Le capitalisme, toujours.  Et quel capitalisme !

Enfin il y a un abîme entre les tirades lyriques relatives à la défense de la Terre Mère, au sein du pays comme sur la scène internationale, et des politiques environnementales désastreuses : autorisations d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en zones protégées, construction de barrages géants sur les fleuves amazoniens, autorisations (ou validations à posteriori) de déboisements en vue de créer des terres agricoles destinées à l’agro-industrie, et dernièrement à produire des bio-carburants… et ce ne sont là que quelques aspects. Il y a aussi les laissez aller concernant les déchets miniers (notamment ceux des mines d’or sur les fleuves amazoniens), l’absence de politique d’assainissement qui conduit à l’asphyxie d’une partie du lac Titicaca…

Au bout du compte, on voit que les rédacteurs de ces billets n’ont retenu que les slogans et les chiffres mis en avant par la propagande du gouvernement, alors qu’un simple regard sur les statistiques et les informations accessibles les plus récentes leur aurait permis de nous épargner le cliché du progressisme et de  l’excellence de sa politique économique. 

Un président « progressiste » ?

N’y-a-t-il pas une contradiction entre le progressisme dont est gratifié Morales et son autoritarisme qui le conduit à concentrer tous les  pouvoirs (exécutif, législatif, juridique, électoral) à multiplier les entorses à l’encontre de l’État de droit, à brider les medias, à emprisonner ou pousser à l’exil les opposants, à intimider ou chasser les ONG...

Est-on obligé de croire Morales quand il plastronne : « La Bolivie connaît actuellement l’expression la plus achevée de la démocratie depuis la fondation de la République[25] .»

Dans l’index du World Justice Project (WJP) publié début 2019 qui prend 126 pays en considération la Bolivie est classée au 119e  rang. Cet index comprend des indicateurs relatifs aux limites du pouvoir exécutif, à la corruption, à l’ouverture démocratique, au respect des droits fondamentaux, à la sécurité, à l’application des règles et normes, à l’administration de la justice civile et à celle de la justice pénale (concernant la corruption elle se trouve au 123e rang).

Finalement, tant sur le plan économique que pour ce qui est du respect de la démocratie on peut difficilement qualifier le gouvernement d’Evo Morales de progressiste, sauf à épouser sa propagande.

 

 

[1] https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-23-octobre-2019

[2] https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/14/bolivie-les-erreurs-d-evo-morales_6019123_3232.html

[3] https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/14/bolivie-les-erreurs-d-evo-morales_6019123_3232.html

[4] https://brujuladigital.net/inaset/realmente-el-pib-crecio-cuatro-veces-desde-2006;  Entre  2016 et 2018, le PIB augmentait d’environ 4% chaque année. Il ne dépassera pas 3,38%  au second semestre de 2019. Et si la paralysie actuelle du pays continue il sera encore plus bas.

[5] Pendant des années la Bolivie a exporté du gaz naturel au maximum des capacités de gisements qui sont en voie d’épuisement et dont le rendement baisse.  Un exemple : pour défaut de livraison en 2018,  le Brésil a  pénalisé la compagnie nationale bolivienne YPFB d’une amende de 130 millions de dollars. https://brujuladigital.net/economia/petrobras-oficializa-que-reducira-compra-de-gas-boliviano-y-ya-negocia-un-nuevo-contrato

[6] https://fundacion-milenio.org/economy-bolivia-con-el-deficit-fiscal-mas-alto-de-la-region-despues-de-venezuela/

[7] Pour ce qui est de la dette interne l’état s’est servi sur les fonds de pension et sur les réserves internationales de change.

[8] https://www.paginasiete.bo/economia/2018/8/7/un-62-considera-que-bolivia-atraviesa-una-crisis-moderada-189749.html

[9] https://brujuladigital.net/reportajes/los-logros-sociales-en-la-region-no-fueron-exclusivos-ni-mejores-en-bolivia-

[10] https://www.paginasiete.bo/economia/2019/1/16/bolivia-el-pais-que-menos-bajo-la-pobreza-segun-cepal-206150.html

[11] Ibid.

[12] https://www.lostiempos.com/actualidad/opinion/20190929/columna/desmitificando-evonomics-nueve-tweets

[13] Tandis que le Paraguay y consacrait 12,3%, l’Argentine 13,7%, l’Uruguay 13,8%, le Perou 15,6%, le Chili 15,6% et la  Colombie 18,3% (BM).

[14] J’invite l’éditorialiste à consulter cette liste. Elle est incomplète mais elle donne une idée de l’ampleur des détournements : https://www.paginasiete.bo/opinion/raul-penaranda/2019/5/19/abecedario-de-la-corrupcion-del-mas-218445.html . Et il est utile qu’il continue par la lecture de celle qui suit pour mesurer combien les choix de dépense du gouvernement ont été judicieux : https://www.paginasiete.bo/opinion/raul-penaranda/2019/6/2/abecedario-de-los-elefantes-blancos-de-la-era-de-evo-219875.html  Voir aussi : https://www.noticiasfides.com/opinion/editorial-anf/corrupcion-y-narcotrafico-campean-en-el-pais

[15] https://www.lostiempos.com/actualidad/pais/20190129/bolivia-cae-20-puestos-indice-mundial-percepcion-corrupcion

[16] https://www.cedib.org/wp-content/uploads/2012/03/La-industrializacion-del-gas-y-la-refundacion-de-YPFB-en-5-meses-hidrocarburos.pdf ;  https://www.paginasiete.bo/opinion/2019/4/21/la-privatizacion-los-elefantes-blancos-de-evo-215733.html

[17] https://www.noticiasfides.com/economia/11-empresas-estatales-perdieron-cerca-de-bs-2000-millones-segun-un-estudio-de-cedla-390546  et https://www.lostiempos.com/actualidad/opinion/20180904/columna/empresas-publicas-crisis-paraiso

[18] Quelques exemples : https://www.lostiempos.com/actualidad/local/20160313/cinco-elefantes-blancos-costaron-bs-36-millones ; https://www.paginasiete.bo/sociedad/2018/12/8/un-libro-se-adentra-en-los-elefantes-blancos-de-tarija-202458.html ; https://www.paginasiete.bo/nacional/2018/6/3/cinco-elefantes-blancos-del-evo-cumple-estan-en-quillacollo-182121.html

[19] Le bilan risque fort de s’alourdir. D’une part, les journées de paralysie du pays ont entraîné une baisse de l’activité qui se répercute sur le revenu national, comme sur celui des ménages. D’autre part la révision de la comptabilité nationale réserve de mauvaises surprises. Les médias ne cessent de révéler de nouveaux scandales financiers.

[20] https://www.noticiasfides.com/economia/jubileo-advierte-evo-deja-economia-deteriorada-con-facturas-pendientes-pagar-el-proximo-gobierno-402375

[21] https://www.cdhal.org/es/transnacionales-mineras-tienen-paraiso-bolivia-evo/ ; https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-49834174 ; http://www.remamx.org/2012/01/las-transnacionales-controlan-casi-el-75-de-la-produccion-minera-de-bolivia/ ; https://www.opinion.com.bo/articulo/el-pais/menos-transnacionales-trabajan-cooperativistas/20160823000100558199.amp.html

[22] https://www.paginasiete.bo/economia/2019/10/17/canadiense-prophecy-logra-exclusividad-en-la-explotacion-minera-de-pulacayo-por-30-anos-234652.html

[23] https://www.noticiasfides.com/economia/cedla-advierte-creciente-explotacion-del-oro-en-la-chiquitania-e-interes-por-las-piedras-preciosas-401484

[24] https://www.noticiasfides.com/economia/codepio-beni-confirma-explotacion-ilegal-del-oro-por-dragas-chinas-y-sugiere-complicidad-398140

[25] https://www.eldeber.com.bo/156891_la-entrevista-de-la-bbc-que-incomodo-a-evo-voy-a-volver-en-cualquier-momento  « Esa es la máxima democracia que vive Bolivia desde los tiempos de la fundación de la República. »

 

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