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Billet de blog 7 août 2022

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Céline, le trésor retrouvé - L’inventaire (2/9)

Des manuscrits dont plusieurs inédits, son livret militaire, des lettres, des photos, des dessins, un dossier juif, tout ce que l’homme et l’écrivain Céline laisse chez lui avant de prendre la fuite le 17 juin 1944. Un inventaire fabuleux.

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Manuscrit de « La volonté du roi Krogold ». © dr

N’étant pas un spécialiste de Céline, n’étant pas un « célinien », j’ignorais que ce petit cercle dont les membres se jalousent souvent les uns les autres, était sur la piste de documents, de manuscrits disparus après la fuite de Céline en Allemagne le 17 juin 1944. Je me rends compte assez vite que les documents et manuscrits qui sont en ma possession datent de cette époque ou d’époques antérieures comme l’atteste également l’évolution de l’écriture de Céline. Je mesure, plus encore, l’importance de ce qui est en ma possession.

Dès lors commence une entreprise titanesque qui va m’occuper des années durant: ordonner, classer ces documents et, pour ce qui est des manuscrits inédits, les décrypter.

Un jour, je tombe sur une page manuscrite où ne figurent que ces quatre mots : « Cher ami, je pars ». Début d’une lettre à jamais inachevée. Laissée par Céline dans son appartement loué de la rue Girardon, avant sa fuite.

Travaillant à plein temps au journal Libération, c’est plutôt durant les vacances d’été, après le festival d’Avignon (où le journal est très présent) que je m’attelle à la tâche. À la campagne le plus souvent. Dans une pièce sombre (une ancienne étable) où je me sens bien, entouré de livres. Il me faudra beaucoup de temps avant de mettre de l’ordre dans ces milliers de feuillets manuscrits ou tapés à la machine, de lettres, photos, dessins, comptes avec son éditeur Denoël, écrits médicaux, dossiers sur les juifs, etc. J’en mesure, petit à petit, leur importance.

Côté manuscrits littéraires, au fil des mois, des années, je vais de découverte en découverte. Ici, un « chapitre » unique lorsque Ferdinand se réveille sur le champ de bataille, là plusieurs chapitres sur son hospitalisation près du front. Le tout a été publié sous le titre Guerre il y a quelques mois, j’y reviendrai. Mais ce n’est qu’une début. Voici La Volonté du roi Krogold , légende évoquée dans Mort à crédit, ainsi que sa version primitive où il est question d’un roi René. Ailleurs des séquences inédites de Casse-pipe doublant largement la mise du texte existant. Mais encore Londres, un roman en trois parties poursuivant outre-Manche l’histoire de Ferdinand et d’Angèle là où se conclut Guerre. C’est inouï, c’est gigantesque, parfois écrasant.

Parallèlement, pris au jeu, je me plonge dans l’abondante littérature célinienne. Je lis les biographies, les nombreux essais allant de Philippe Muray à Jean-Pierre Richard, je consulte le site Le petit célinien, je dévore les œuvres tardives de Céline, ses correspondances publiées, j’étudie de près les ouvrages qui évoquent l’écriture de Céline et son délicat décryptage. Je vais jusqu’à acheter les pamphlets (dont Céline avait interdit la republication à son retour en France) chez un libraire spécialisé de la rue Saint-André-des-Arts, aujourd’hui disparu. Bref, je deviens, par la force des choses, un petit célinien. Je me replonge aussi dans l’ambiance de cette époque, juin 1944, dont ma mère et mon père, tous les deux résistants mais ne se connaissant pas encore, m’avaient parfois parlé.

Le débarquement en Normandie a eu lieu le 6 juin 1944. Le vent tourne et le temps presse pour Céline. Il a fricoté plus d’une fois avec les Allemands, dîné avec eux, obtenu d’eux du papier pour la publication de ses livres, écrit nombre de textes et d’articles contre les juifs, tels Bagatelles pour un massacre ou L’École des cadavres. Parmi mille autres abjections, citons ce bref extrait: « Le juif doit disparaître. Il se débat, se révolte actuellement, il se raccroche. Loin de s’effacer, il accapare au contraire tout. Il ne veut rien céder, il veut tout prendre, et s’il ne peut tout prendre, tout détruire, n’admet rien hors de lui-même. Il veut être tout. C’est un impossible délirant, un agonique forcené, un tyran tout exorbité, condamné, ayant le monde pour cabanon. » (L’École des cadavres, p109, éditions Denoël)

Pour être un collaborateur et un antisémite notoires, en juin 1944, Céline sait qu’il sera à tout le moins inquiété, probablement arrêté et peut-être fusillé comme le sera Brasillach ou bien abattu à un coin de rue comme le sera son éditeur Denoël. Il a en main des faux papiers pour lui et Lucette. Il ne s’en servira pas, ayant obtenu des autorités d’occupation des visas pour l’Allemagne. Il confie quelques manuscrits à sa fidèle secrétaire Marie Canavaggia. Et le 17 juin, des pièces d’or cousues dans son manteau, il prend le train gare de l’Est, avec Lucette et leur chat Bébert, emportant avec lui le manuscrit en cours : la suite de Guignol’s band I (livre qui vient alors de paraître). De Baden-Baden, il rejoint Sigmaringen où il retrouve les proches de Pétain et bon nombre de collaborateurs.

De l’Allemagne , il partira pour le Danemark où il restera plusieurs années. « On serait restés rue Girardon, on aurait tout de suite eu notre compte... la “corrida” fignolée… écorcherie à vif, premier temps. Second temps, lardé à la broche et aux petits oignons, piments, au petit feu », écrira-il dans Rigodon.

Dans l’appartement qu’il louait rue Girardon à Montmartre, Céline laisse sur le haut d’une armoire bien des manuscrits comme il l’écrira dans plusieurs lettres et dans plusieurs livres. Il ne reviendra jamais dans son appartement montmartrois et il ne reverra jamais les manuscrits qu’il y avait laissés. Victimaire à tout crin, Céline les croira volés, brûlés, jetés aux ordures « Ils ont volé tout ce qu’ils pouvaient, fracassé tout ce qui était trop lourd !... ils ont brûlé les manuscrits... aux poubelles aussi Guignol’s, Krogold, Casse-pipe », écrira-t-il dans Féérie pour une autre fois (Gallimard, 1952). « Je sais tout ce qu’on m’a secoué, j’ai l’inventaire dans la tronche… Casse-Pipe… La volonté du roi Krogold... Plus encore deux... trois brouillons !... Pas perdu pour tout le monde ! Certes ! Je sais aussi : Je dis rien… J’écoute les amis » (D’un château l’autre, 1957, Gallimard) « Trésor je l’affirme ! De ces romans, tonnerre de dieu, que la littérature française en est appauvrie pour toujours ! La preuve qu’ils ont brûlé trois manuscrits presque, les justiciers épurateurs ravageurs ! Pas laissé un atome de cendres », écrit-il dans Maudits soupirs pour une autre fois (version primitive de Féerie pour une autre fois, Gallimard 1985). Dans ce même texte, plus loin, il va jusqu’à « quatre [manuscrits] je dirai sans compter la légende gaélique », plus loin encore il opte pour « trois légendes et deux romans ». Pour ce qui est du nombre de manuscrites, exagère-t-il, affabule-t-il ? Très peu.

Après avoir épluché et ordonné l’ensemble des documents et manuscrits qui m’ont été remis, je pus en établir un inventaire exhaustif.

Le « trésor » dont parle Céline comprend :

– une nouvelle de jeunesse « La vieille dégoûtante » dactylographiée avec corrections à la main ;

– une ébauche sur une page titrée « La charogne » ;

– une dactylographie avec corrections d’une légende où il est question d’un roi René ;

– Un manuscrit incomplet de La Volonté du roi Krogold (en partie réécriture de la précédente légende), texte auquel Céline fait référence dans plusieurs romans dès Mort à crédit ;

– Un ensemble de séquences inédites de Casse-pipe ;

– Un ensemble auquel manquent les neuf premiers chapitres et ne subsiste que le chapitre10 - mais quel chapitre! –: Ferdinand halluciné se remémore le moment où il se réveille sur le champ de bataille à Noirceur-sur-la-Lys entouré de ses amis soldats morts (personnages occasionnels du Voyage et omniprésents dans Casse-pipe). Puis un autre ensemble situé à Perdu-sur-la-Lys, un premier chapitre où des soldats anglais le conduisent, dans l’hôpital de la miséricorde. Puis cinq chapitres (croix militaire, relation avec une infirmière-cheffe nommée Lespinasse, visite de ses parents, rencontre avec Cascade, un souteneur blessé et avec sa femme et gagneuse Angèle, Cascade fusillé après avoir été dénoncé par Angèle,etc.) jusqu’à son départ pour Douvres où il prendra un bateau pour les côtes anglaises et rejoindra Londres pour y passer sa convalescence.

Sans doute, le texte le plus extraordinaire du «trésor» d’autant que tous les « céliniens » en ignoraient l’existence et publié il y a quelques mois sous le titre Guerre ;

– La version en trois parties d’un roman titré Londres (en 1934, il évoquait un triptyque « Enfance-Guerre-Londres ») ;

– Une dactylographie avec corrections de Périclès, texte sous-titré « Farce en quatre tableaux et petits divertissements », publié plus tard sous le titre Progrès ;

– Une version incomplète de Mort à crédit (roman publié en 1936), d’environ cinq cents feuillets ;

– Une lettre des éditions Gallimard signée Gaston Gallimard du « 23.3.28 » refusant le manuscrit de L’Eglise, le jugeant « pas encore tout à fait au point » et lui conseillant « d’attendre encore un peu avant d’affronter le public » ; 

– Une feuille à en-tête du Barbizon Plaza Hotel de New York portant des essais de titres en lettres capitales: « haines, Fredaines et soucis / Qui vive / Souscription pour une potence / Malices pour une autre fois » ;

– Des lettres reçues en particulier d’admirateurs, d’amies de cœur (quatre lettres d’une Polonaise, trois d’une Hongroise,etc.), une lettre d’Elisabeth Craig, et d’autres encore ;

– Diverses photos et lettres familiales ;

– Un brouillon de lettre non daté avec ces seuls mots: « On s’en va... »

– Une lettre de Romain Rolland en 1925 (à propos du Voyage), un mot d’Eugène Dabit non daté etc. ;

– Un ensemble de courriers comptables avec son éditeur Denoël ;

– Un ensemble de textes médicaux dont Céline est l’auteur et divers courriers y afférant ;

– Un dossier juif (notes, lettres, documents, sur une feuille ces mots «parce que mon cher ami, les juifs sont des lèches culs et des commerçants nés. Ils racolent la jeunesse et »)

– Le double d’une correspondance avec Brasillach ;

– Son livret militaire, une feuille d’observation de l’hôpital Brousse à la suite de sa blessure (« plaie par balle du bras droit » le 27 octobre à Ypres), la procédure aboutissant à la délivrance de sa médaille militaire le 30décembre 1914 ;

– Une enveloppe « Rennes Divorce » avec acte ;

– Quatre dessins de Gen Paul ;

– Des quittances de loyer ;

– Une carte d’adhésion aux Amis de Spartacus ;

– Des factures dont deux commandes de café Sanka ;

– Une enveloppe « petite fille, Leningrad, le 16 septembre 1936 » avec des fleurs séchées enveloppées dans du papier journal ;

– 1/10 billet de la loterie nationale n°130451, 22tranche, 11francs, 1942.

Un « trésor », oui. Des manuscrits inédits dont, pour certains, les « céliniens » ne soupçonnaient pas l’existence, les manuscrits que Céline disait disparus ou brûlés qui feront la joie des éditeurs et des lecteurs, des variantes de textes déjà publiés qui feront le miel des chercheurs. Et des tas d’éléments personnels (courriers, lettres, photos, etc.). Le tout formant une sorte de photographie de l’état des lieux d’un écrivain parti de chez lui précipitamment. Une rareté dans l’histoire littéraire.

C’est pourquoi, très tôt, j’ai pensé qu’un jour, lorsque les circonstances rendront l’opération possible (la disparition de Lucette Destouches me délivrant de mon serment), il serait juste et judicieux que cet ensemble unique aille à un fonds d’archives public, l’IMEC ou la BNF, chacune de ces institutions ayant un fonds Céline pour être mis à la disposition des chercheurs. Ô Chimère !

J’étais un rêveur, je pensais que les grands écrivains morts depuis longtemps appartenaient à l’histoire littéraire de leur pays, j’ignorais à peu près tout de la législation des droits d’auteur, je n’avais jamais eu affaire à des ayants-droit. Je savais que ce trésor était de grande valeur, la moindre lettre signée Louis-Ferdinand Céline se négociant à prix d’or, alors un, deux, trois, quatre, cinq manuscrits et plus… J’aurais eu honte de disperser ce trésor en en vendant des morceaux ici ou là. Je n’y ai jamais songé. Mes parents m’avaient éduqué en affirmant que l’argent n’est pas une valeur, que la richesse d’un individu est ailleurs.

Tout au long des années qui allaient suivre, je n’ai jamais cherché à monnayer quoi que ce soit. En revanche, j’étais, si je puis dire, payé au centuple de bonheur en explorant ces milliers de feuillets que personne, hormis Céline, n’avait lu et en les décryptant. Vertigineux. Je m’y suis plongé corps et âme, voluptueusement, des nuits entières, escomptant que le moment venu, ce trésors littéraire viendrait enrichir un fonds d’archives voué à Céline. J’étais naïf. Ou utopiste. La suite, longtemps après, allait le prouver.

Pour l’heure, je me retrouve seul, en tête-à-tête avec ce trésor. Une émotion forte, troublante, obsédante. Après avoir mis de l’ordre dans tous les documents et établi leur inventaire, je décidais de laisser de côté tout ce qui est personnel (photos, lettres, papiers militaires, comptes avec son éditeur), de mettre en ordre les manuscrits incomplets de textes publiés comme Mort à crédit ou Guignol’s band I sans chercher à les décrypter, laissant ce travail aux spécialistes de l’auteur. J’allais à l’essentiel en m’attelant à décrypter tous les textes inédits : Guerre, Londres les deux légendes dont La volonté du roi Krogold, les chapitres inédits de Casse-pipe. Cela me prit des années.

J’effectue ce travail par salves, en marge de mon travail de journaliste, passant chaque été, des nuits entières en tête à tête avec l’écriture de Céline. A respirer avec son rythme, à jouir de ses humeurs que l’on devine sous le tracé de la page, à m’enivrer de ses repentirs. Seul. Dépositaire et gardien d’un secret. Un fabuleux voyage au bout de mes nuits. En attendant de pouvoir, un jour, en être délivré, en rendant public le « trésor ».

D’un côté en confiant l’ensemble de ce trésor à une institution publique pour qu’il soit à loisir étudié dans son entièreté par des chercheurs, des historiens, des étudiants. De l’autre, en confiant mes patients décryptages de textes inédits à un éditeur (Gallimard, bien sûr). Le tout mettant en lumière plus avant la figure complexe de Louis-Ferdinand Céline : collaborateur, antisémite et, par ailleurs, grand écrivain. Il n’en sera rien.

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