LES ÉCHANSONS DU ROI

"Emmanuel 1er de France" ne rêve plus. Depuis son élection, il est devenu le monarque

LES ÉCHANSONS DU ROI

Les financiers de Macron 1er ne sont que les échansons du roi et de sa cour. Pourquoi "Macron 1er" ? Président de la République Française, il se désigne lui-même comme l’universel décideur de l’État. Il veut être unique  pour diriger tout. Cette universalité n’est pas seulement isolée à l’intérieur de nos frontières. Il croit pouvoir intervenir partout dans le monde. Il pense pouvoir gérer et résoudre tous les problèmes qui jaillissent des magmas de tous les continents. Pour le montrer, pour amplifier cette exhibition permanente, il y a nécessité de financer ses réceptions, ses voyages.

Pour ce faire, des échansons lui versent le liquide financier nécessaire à sa soif de pouvoir, le monde de la finance et le Medef. Il en a lui-même trouvé un troisième, moins visible et peu complice, du moins ouvertement, et moins bienveillant : le peuple. Macron et sa cour ponctionnent ce dernier de plus en plus pour pouvoir assurer le train de vie des gouvernants.

"Emmanuel 1er de France" ne rêve plus. Depuis son élection, il est devenu le monarque. Celui que Jean-Jacques Rousseau, dans le Contrat Social, définissait ainsi : « Jusqu’ici nous avons considéré le prince comme une personne morale et collective, unie par la force des lois, et dépositaire dans l’État de la puissance exécutive.  Nous avons maintenant à considérer cette puissance réunie entre les mains d’une personne naturelle, d’un homme réel, qui seul ait droit d’en disposer selon les lois. C’est ce qu’on appelle un monarque ou un roi. »

Dans la cour actuelle tous ceux qui l’entourent ne baissent pas la tête, courbent à peine le corps quand il passe devant eux mais ils plient leurs esprits. C’est ce que font les membres du parti LREM et ses alliés, leurs députés et les ministres. Je n’invente rien, quand on voit Nicolas Hulot enfermer ses propres principes dans le placard de la "servitude volontaire", quand les ministres dont le premier ne font qu’obéir aux ordres. Je n’invente rien quand le monde journalistique, chaînes de télévision, radios, presse écrite, dans leur très grande majorité soutiennent la politique menée, flattent platement le monarque.

Rappelons-nous : « Je fais ce que j’ai dit. Ça étonne peut-être, ça en contrarie d’autres… », dans cet entretien du 17 décembre à l’Élysée entre Macron et Laurent Delahousse. Nous avons, là, assisté à une déambulation dans le palais doré de la République de deux copains qui discutaient platement, fadeur que le "Figaro" a jugé comme un "exercice réussi" !

Il serait intéressant d’obtenir le montant des dépenses (dans le détail) du chef de l’État pour ses voyages, ses réceptions et autres. A ceux qui ne voient pas le roi sous le visage d’Emmanuel Macron, qu’ils réfléchissent à cette journée du 16 décembre quand il fête son 40ème anniversaire au Château de Chambord, luxueuse résidence de François 1er, propriété de l’État français depuis 1930. Cette festivité, même si comme l’affirme l’Élysée, est organisée à partir des fonds propres du personnage, Cette cérémonie est symbolique de l’esprit monarchique.

Et puis voilà que dans sa cour, le premier courtisan Edouard Philippe, le premier ministre, affrète un avion privé entre Tokyo et Paris pour revenir de Nouvelle Calédonie, pour la modeste somme de 350 000 euros. Qui paie ? Nos impôts… ! Il n’est pas étonnant que certaines mesures financières pour les mois à venir, CSG (mesure supprimée par le Sénat), TVA, impôts… Là, nous ignorons que nous sommes les échansons de tous ces nobliaux.

Voilà la façon du Président et de sa cour de souhaiter leurs bons vœux "en marche" au peuple français !

Il faut noter que ces excès de la part de ce personnage ne datent pas d’aujourd’hui. Ils existaient avant l’élection présidentielle. Dans un billet du 7 février 2017 ( à lire ici : Un RSA par jour pour Macron ) je dénonçais les dépenses faramineuse du ministre de l’économie de l’époque… Emmanuel Macron. Il avait utilisé 80% de l’enveloppe annuelle des frais de représentation de son ministère, 120 000 euros pour des dîners et des déjeuners soit 500 euros par jour, l’équivalent d’un RSA quotidien.

Emmanuel 1er, roi de la macronnerie nous souhaite ses bons vœux.

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