Les sens de 1989: Des révolutions démocratiques (1/3)

1989 restera, qu’on le veuille ou non, une année de révolutions en Europe. Un « moment charnière » dit-on pudiquement aujourd’hui, un événement qui se réfère dans le temps court au verrouillage de l’ordre international symbolisé en 1945 par le traité de Yalta, et sur la longue durée aux révolutions de 1917, 1848 ou 1789. C’est un moment historique qu’il faut appréhender en tant que tel.

Vaclav Havel, alors candidat à la présidentielle en 1989. © REUTERS Vaclav Havel, alors candidat à la présidentielle en 1989. © REUTERS
Le discours commémoratif qui s’esquisse ces derniers temps, en France, ne peut se réduire aux aspects mémoriels ou à l’autojustification. Les trente années passées nous fournissent suffisamment de recul pour comprendre pourquoi et comment ces révolutions européennes ont eu lieu, et quelles en sont les répercussions à long terme. En quoi ont-elles ouvert les transformations politiques et sociales que nous vivons aujourd’hui ? Pour avoir suivi attentivement ces processus depuis les années 1970, je vous propose des réflexions sur les sens de 1989, en trois volets.

Commençons par l’événement fondateur. 1989 se présente sous de multiples facettes, dans le temps comme dans l’espace. Les Polonais ou les Hongrois n’aiment guère partir de la chute du mur de Berlin, et les Tchèques rappellent que la « révolution de velours » n’aboutit qu’en décembre. Et que dire des Roumains, des Lituaniens, des Albanais ou des Yougoslaves, sans oublier l’Union soviétique qui n’a été dissoute que le 26 décembre 1991 ! Donc, si nous voulons dépasser le cliché médiatique, il faut revenir sur cette délimitation, et éviter de définir l’événement en préfiguration d’un autre, par exemple l’entrée de plusieurs États dans l’Union européenne intervenue en 2004-2006. Les foules de 1989 étaient mobilisées sur des revendications démocratiques, elles rêvaient d’une grande Europe libre, mais ne se battaient pas pour le détail du futur traité d’adhésion de 2004 !

Afin d’éviter cette approche téléologique, voyons ce qui a vraiment changé alors. Trois grands bouleversements se sont imposés sur le continent ces années là : l’effondrement en quelques mois de tous les régimes communistes du continent ; la réunification de l’Allemagne et, last but not least, trois guerres dans l’espace yougoslave. Oui, 1989 a réintroduit la guerre en Europe avec des centaines de milliers de morts, des villes détruites et des pratiques génocidaires ! Quant à l’Union soviétique, elle s’est auto-dissoute après un putsch manqué de généraux conservateurs. Quelques jours plus tôt, le 17 décembre 1991, tombait Vukovar, une ville croate de 30 000 habitants assiégée, bombardée depuis août par l’armée serbe de Milosevic.

Ce fut donc une sortie multidirectionnelle du communisme. Elle diffère de la vision idyllique d’une marche inéluctable vers la démocratie. Elle résulte d’un enchaînement de crises politiques, de leur interaction, d’une chaîne qui ne se réduit pas à « la chaîne d’or »[1]. La formule à connotation biblique, fut belle et efficace (« dix ans, dix mois, dix jours…»), mais elle n’était pas juste. Elle illustrait l’euphorie de l’époque, le discours ambiant. Elle mettait en scène des images mémorables : les voitures Trabant qui fuyaient vers l’Ouest, la destruction du Mur, Mstsislaw Rostropovitch y jouant « en mémoire des morts », les foules de la « révolution de velours » et Vaclav Havel au balcon élu président, l’exécution de Ceausescu au fond d’une cave, que sais-je encore ? Pas une compréhension globale de l’événement.

On a eu trop tendance à l’assimiler à la seule crise du pouvoir soviétique, depuis la nomination de Mikhaïl Gorbatchev jusqu’à l’effondrement de l’URSS. Dans ce cas, on s’intéresse surtout à la crise du système totalitaire central. Les développements en Europe centrale ne sont que des phénomènes collatéraux, l’unification allemande est à peine mentionnée, sans parler des guerres yougoslaves. Il me semble que l’événement  qui a fait basculer le monde gagne à être saisi dans une séquence plus longue et dans l’interrelation entre des espaces plus vastes aux histoires différentes.

L’Histoire s’accélère en 1988 avec de nouvelles grèves en Pologne, la chute de Kadar en Hongrie, la suspension de l’autonomie de la Voïvodine en Yougoslavie, suivie du grand discours nationaliste de Milosevic au Kosovo. Puis il faut étendre l’analyse jusqu’à la fin 1991 – sans oublier l’union économique des deux Allemagne (1er juillet 1990) et le traité « 4+2 » à Moscou qui restaure la souveraineté allemande et fixe les frontières polonaises (27 septembre 1990) –,  poursuivre avec le démantèlement de l’Empire soviétique ainsi que les premières élections libres en Albanie, l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie, celle des pays baltes, l’occupation de la place de l’université et les « minériades » à  Bucarest. Dès lors, 1989 n’est plus seulement la fin d’un régime ou d’un Mur, c’est la fin d’un monde, de l’ordre qui s’était organisé à Yalta après la seconde guerre mondiale. Et les « sorties du communisme » n’ouvrent pas forcément sur la démocratie, aussi sur l’effondrement de trois fédérations (soviétique, yougoslave et tchécoslovaque), sur des guerres ou sur des régimes autoritaires comme en Russie. Elles redistribuent complètement les cartes des relations internationales[2]

Dans  la discussion récurrente sur l’influence des facteurs intérieurs et extérieurs  –  Qui est responsable de l’effondrement des régimes communistes, Gorbatchev ou Walesa ?  –, cette approche globale d’un enchaînement de crises qui interagissent, a l’avantage de mettre en valeur la mécanique de l’événement, ses engrenages. Elle situe et mesure les impulsions extérieures. Certaines ont déstabilisé le système en amont : la perestroïka évidemment, mais aussi, les accords d’Helsinki en 1975, puis l’occupation de l’Afghanistan par l’Union soviétique (décembre 1979) et les dernières tensions de la Guerre froide avec la crise dite des euromissiles au début des années 1980, ou encore l’élection d’un Polonais au Vatican. D’autres ont tenté en vain de « sauver les acquis » : on trouvera aisément des correspondances très concrètes entre les généraux putschistes de Moscou et les ailes conservatrices des partis communistes, sans oublier les connivences du Roumain Ion Iliescu avec l’entourage du Serbe Slobodan Milosevic. Des affinités, pas un complot. Mais ces dernières seront justement mises en échec, ou du moins combattues, par des mouvements sociaux ou nationaux intérieurs. L’onde de choc des seize mois de Solidarność en 1980-1981, et l’action de petits groupes d’opposition démocratique dans la plupart des « démocraties populaires », ont préparé sur des bases démocratiques, la contagion des mobilisations de 1989. En juin-juillet 1989, j’ai séjourné quelques semaines en Sibérie, à Irkoutsk[3]. J’ai pu assister de l’intérieur du pays, au bouleversement né de la perestroïka, au début de la démocratie. Je me rappelle le premier plenum du Comité central diffusé en direct à la télévision, avec une parole plus ou moins libre. Mes amis étaient collés à leur écran ! Et ils ne cessaient de m’interroger sur… la Pologne !

L'interaction donnait du mouvement à cet enchaînement des crises, en liant des situations nationales et internationales. L’affaiblissement du pouvoir central à Moscou a ouvert en Pologne, en Hongrie et en RDA un espace d’actions pour des mouvements et oppositions démocratiques (sociales, religieuses ou écologistes) internes, auxquelles les bureaucraties locales abandonnées par leur maître ne pouvaient que céder. Je me souviens avoir contacté, en 1987-1988, les principaux responsables de ces oppositions en Europe centrale y compris quelques démocrates roumains, tous me disaient en substance : « Gorbatchev, on n’y croit pas, mais il nous ouvre une porte[4] ». Ce qui a enclenché, dès l’automne 1988, une série d’événements irréversibles : tables rondes, élections libres, chute du Mur, mobilisations à Prague, puis Bucarest, unification de l’Allemagne, etc. Autant de révolutions qui, s’accumulant, ont fragilisé l’URSS elle-même, d’abord dans les Etats baltes et l’Ukraine, jusqu’à l’éclatement et la tentative de putsch à Moscou (août 1991).

L’enchaînement fit de l’imprévu le principal moteur de ce moment. On ne pouvait que constater l’inadéquation évidente entre les discours et les actes des principaux protagonistes de cette période. Entre l’opposition polonaise qui ne voulait pas prendre le pouvoir, les Hongrois qui se prononçaient pour une transition graduelle et les Roumains qui parlaient de révolution, ou Gorbatchev qui prétendait démocratiser le socialisme et maintenir deux Allemagne en cohabitation pacifique, personne n’a vraiment fait ce qu’il professait, beaucoup ont même choisi l’inverse. Nous avons assisté au triomphe du pragmatisme, particulièrement chez les gouvernants. Gorbatchev par exemple, n’a rien maitrisé. Il a été pris à son propre jeu, comme un apprenti sorcier, mais ses initiatives ont eu un rôle décisif. La plupart des acteurs dans cette affaire, ont été totalement submergés par le cours des événements. En général, ils avaient un programme, ils avaient des idées, mais ils les changeaient à mesure qu’ils avançaient. Ce fut une révolution très différente de celle des bolcheviks en 1917, quand « l’avant-garde » tordait la réalité pour appliquer son idéologie totalitaire. La crise de 1989 était comme portée par elle-même, comme dirigée par des mutants.

La perestroïka était devenue une opportunité pour des mouvements intérieurs qui ne s’identifiaient pas à ses objectifs de sauvetage du système, bien au contraire. Si en Pologne, en Allemagne de l’Est et en Tchécoslovaquie, des grèves ou des manifestations de masse ont pu déboucher sur des négociations et des compromis acceptables, si un changement radical et pacifique a été possible, c’est justement à cause de cette combinaison dans le temps et dans l’espace d’une succession de crises internes au système. Combinaison qui ne s’était présentée ni en 1956 ni en 1968 ni en 1980. En Pologne par exemple, l’atmosphère de mai et juin 1989, puis de l’été et l’automne, différait de celle en 1980-1981 : moins d’enthousiasme et de participation populaire, plus d’inquiétude, une certaine fatigue. Mais la première « table ronde » (février 1989)  a pu se tenir du fait de l’alliance Jaruzelski/ Gorbatchev. Ses résultats (tenue d’élections semi-libres en juin) ont déclenché un engrenage régional (Hongrie, Allemagne de l’Est, etc.). Et la rupture a bien eu lieu.

Seuls deux personnages se sont tenus à leur programme et ont, d’une certaine manière, atteint leurs objectifs : Helmut Kohl et Slobodan Milosevic. Le second a mené une politique de construction d’un État nationaliste grand serbe par la guerre. Il y est momentanément parvenu en saisissant l’opportunité de l’effondrement du système bipolaire de la Guerre froide. Il préfigurait l’émergence de nouvelles puissances et d’ambitions régionales, qui a caractérisé la période suivante. Il a fait la guerre à ses voisins, provoqué la mort d’au moins 130 000 personnes essentiellement des civils, des centaines de milliers de blessés, deux millions de réfugiés et déplacés ! Ce n’est pas rien. Il a fallu une réaction – trop tardive ! – de la « communauté internationale » pour stopper ce processus, et figer un ensemble de petits États nationalistes qui se haïssent mutuellement.

D’un autre côté, la volonté d’Helmut Kohl de réunifier pacifiquement l’Allemagne s’est accomplie rapidement. Kohl n’était vraiment pas un révolutionnaire, pourtant il faut admettre la qualité de son intuition politique, son efficacité et sa ténacité. Il a su défendre et conduire son projet de base à contre courant de ses pairs européens. Un des seuls à s’y tenir à ce moment. Il a réunifié l’Allemagne dans la douleur (pour ceux de l’Est !), et en a fait la principale puissance au cœur de l’Europe.

*

Effondrement des régimes communistes, fin de la Guerre froide, établissement de nouveaux régimes démocratiques, démantèlement des économies administrées, implosion de l’empire soviétique, autant de facettes d’un même événement « 1989 » qui a ouvert une nouvelle époque. Il a été un bouleversement européen de grande ampleur qui, dans la plupart des cas, aboutit sans violence à ce que nous appellerons une révolution démocratique. Il validait en Europe centrale, la stratégie dite du « nouvel évolutionnisme », théorisée par Adam Michnik et Vaclav Havel dans les années 1970-1980. Toutefois, les acteurs et les observateurs du moment ont hésité à le qualifier : à quoi assiste-on, s’agit-il d’une révolution en absence d’affrontements violents ?

En effet, on assimile  généralement la « révolution » à une rupture violente et radicale qui fait « avancer » ou « reculer » l’histoire. On lui suppose des mouvements sociaux structurés par une « privation » particulière et la construction d’une conscience collective émancipatrice, face à un État instrument de la classe dominante. Son surgissement s’intègrerait dans un mouvement général de l’histoire qui lui donnerait  son sens – une signification comme une direction – et constituerait une étape dans une évolution progressiste ponctuée par d’autres révolutions réussies ou non.

De l’autre coté du rideau de fer, la notion était devenue franchement péjorative, lorsqu’elle n’était pas obscène. Pour beaucoup, la révolution était identifiée à l’installation du pouvoir communiste, à la répression, aux déportations, à la fin des libertés. Elle était en outre complètement assimilée à la tabula rasa, à la volonté de rompre définitivement avec le passé. C’est dire combien la notion a été polluée par l’expérience soviétique.

Aussi, après 1989, s’est-il installé un débat qui ressemblait plus à un jeu d’ombres et de faux semblants, dont plusieurs auteurs ont tenté de sortir au moyen d’innovations linguistiques. L’un a suggéré le concept de « réfolution »[5], d’autres se sont demandé pourquoi la classe ouvrière n’était pas la gagnante du changement (comme si, par définition, une révolution devait profiter au prolétariat!). Petr Pithart, un des acteurs de la « révolution de velours » à Prague, a même nié la rupture parce qu’il n’y avait pas eu de geste révolutionnaire. Paradoxalement, la crise roumaine de décembre 1989, qui ressemble le plus à la révolution des images d’Epinal, avec ses foules en colère, la fraternisation avec l’armée, la fuite du tyran, son arrestation et son exécution expéditive, est la crise à laquelle on a le plus contesté le caractère révolutionnaire, en insistant sur la continuité qui s’ensuivit (régime « néo-communiste »).

Pourtant, la question mérite d’être posée. Il n'est pas nécessaire d'inventer une théorie particulière pour comprendre la portée historique de l'enchaînement des événements de 1989 qui, aujourd’hui personne ne le conteste, a révolutionné l’Europe et l’ordre mondial. Une révolution n’induit pas forcément des méthodes violentes et la téléologie hégelo-marxiste de l’histoire, alors que son enjeu est le contrôle l’État et du monopole de la violence qu’il incarne.. Selon l’historien et sociologue américain Charles Tilly, qui a étudié de manière convaincante le cheminement des révolutions européennes sur cinq siècles[6], la crise de cet État est au cœur du processus révolutionnaire. En partant des changements que la crise considérée a introduits dans la nature de l’État et la relation entre les États, et en appréciant leurs conséquences dans les mutations politiques à long terme, il donne une définition « large » du processus révolutionnaire qui ne s’applique pas seulement aux révolutions française ou russe (Tilly englobe un grand nombre de crises sur cinq siècles), elle a l’avantage de se concentrer sur le politique sans le réduire à la violence (une révolution peut être non violente et négociée), de rompre avec le messianisme marxien (la classe élue). Sur cette base, et malgré le peu de recul dont il disposait en 1991, il dit que « dans l’essentiel de l’Europe de l’Est, les issues de 1989 ont été manifestement révolutionnaires puisque le transfert des pouvoirs d’État à des coalitions de gouvernement fondamentalement nouvelles s’est produit presque partout. »[7] Nous y repérons sans difficulté, des mécanismes qu’il a mis en évidence sur cinq siècles, ce qui donne à la fin du système communiste en Europe, une portée historique d’une toute autre ampleur.

En Europe centrale, particulièrement en Pologne et en Hongrie, les concurrents du pouvoir en place ne se présentent pas explicitement comme des prétendants au « contrôle exclusif de l’État ». Ils avancent en recherchant le compromis (« table ronde ») mais, la mobilisation sociale et la polarisation politique qui s’ensuivent, emportent, comme nous l’avons vu, ces concurrents au-delà de leurs désirs. Dans le cas serbe, le mécanisme est plus classique, la stratégie de Milosevic vise consciemment le contrôle de l’État, elle combine une lutte au sein de l’appareil communiste (1987-1989) et une mobilisation du « peuple serbe » hors des cadres traditionnels (1988-1990), pour rallier à ses prétentions l’ensemble des mécontents. En RDA, en Tchécoslovaquie, en Roumanie, dans les États baltes et même en Albanie, on retrouve avec des mobilisations plus ou moins fortes et face à des pouvoirs plus ou moins résistants ou divisés, le même enchaînement.

« L’issue révolutionnaire » dépend principalement de la capacité des prétendants à maîtriser la violence légitime.[8] En Pologne, Hongrie, RDA et Tchécoslovaquie le ralliement au processus d’une partie de l’appareil du pouvoir (les « réformateurs ») et le laisser-faire de l’Union soviétique dirigée par Gorbatchev, neutralisent les forces de répression qui basculent du côté des opposants légitimés par des scrutins aux accents de plébiscites. En Roumanie, une fraction de l’armée et de la Securitate se range au côté des insurgés et légitime les postulants au contrôle exclusif de l’État en se retournant au besoin, contre une partie des « révolutionnaires » (juillet 1990). En Serbie, le clan Milosevic berne l’armée fédérale en se présentant comme un partisan du yougoslavisme, la réorganise et entreprend une « serbisation » par la guerre. Dans les pays Baltes, lorsque le pouvoir fédéral soviétique tente, à Vilnius en janvier 1990 notamment, de réprimer la mobilisation nationale, une partie de la troupe (y compris les régiments d’élite!) se rallie aux manifestants.

Ainsi, dans le détail, et selon un enchaînement que les projets ou rêves des acteurs n’avaient pas prévu, la « grande secousse » de 1989 est devenue la dernière grande révolution européenne du XXe siècle. Elle a ébranlé le monde et beaucoup de grands esprits[9].

 (à suivre, jeudi et samedi)

[1] Timothy Garton Ash, La Chaudière. Europe Centrale 1980-1990, éditions Gallimard, 1990.

[2] J’ai abordé cette perspective dans Les cent portes de l’Europe centrale et orientale, Paris, éditions de l’Atelier, 1998.

[3] Le Monde diplomatique, avril 1990, repris in Jean-Yves Potel, Quand le soleil se couche à l’Est, éditions de l’Aube, 1995, p.224 et sq.

[4] Le Monde diplomatique, février 1988. Repris in Quand le soleil, op.cit., p. 189.

[5] Timothy Gordon Ash, La Chaudière. Europe Centrale 1980-1990, op.cit.

[6] Tilly Charles, Les révolutions européennes (1492-1992), Paris, Le Seuil, 1993.

[7] Ibid, p. 363. Toutefois, lorsqu’il entre dans le détail, son analyse déçoit. Il ne prend pas en considération l’enchaînement des événements sur le grand espace géographique de l’Europe médiane et ses appréciations sur chaque situation sont approximatives, mal informées et influencées par les préjugés de l’époque.

[8] Ibid, p. 374.

[9] Pour une analyse plus détaillée de ces processus, voir : Jean-Yves Potel, Pouvoir politique et transformation en Europe centrale et orientale, Mémoire pour l’habilitation à diriger des recherches en science politique, IEP-Université Pierre Mendes France, Grenoble, juin 2001.

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