Les sens de 1989: la démocratie ou la guerre? (2/3)

La révolution oui, mais pour quoi faire ? Si l’aspiration démocratique des sociétés était claire, les programmes des nouveaux dirigeants demeuraient très généraux. Choisis parmi les groupes d’opposants démocrates ou parfois, chez les « communistes réformateurs », ces équipes se trouvèrent face à des choix difficiles. Deuxième volet de ma réflexion sur les sens de 1989.

Un casque bleu à Sarajevo tente de couvrir une femme sur "Sniper alley" le 4 août 1994 Un casque bleu à Sarajevo tente de couvrir une femme sur "Sniper alley" le 4 août 1994
 

On voulait mieux vivre, rétablir les libertés, réunifier l’Europe, ce qui signifiait démanteler un système communiste inique. Mais le remplacer par quoi ? On parlait surtout en termes de valeurs, « l’amour et la vérité », pour reprendre une formule de Vaclav Havel en décembre 1989, devaient « triompher de la haine et du mensonge. » En pratique, « il faut des années pour récréer une société civile », et les nouveaux régimes politiques installés n’ont pas satisfait cet idéal, a reconnu plus tard le même Havel.[1]

Les nouveaux gouvernements s'étaient installés suite à des « tables rondes » et des compromis entre les communistes sortant et les représentants des mouvements démocratiques, généralement des intellectuels sans expérience gouvernementale. Des élections libres ont donné la voix à l’ensemble des sociétés, formé des parlements représentatifs, désigné des présidents. Les ruptures ont été actées dans de nouvelles constitutions. Mais ces gouvernements se sont aussitôt trouvés devant des questions inédites, rarement envisagées avant 1989. Je n’en retiendrai que trois, parmi tant d’autres, car les réponses choisies alors ont grandement déterminé le cours des événements, ces trente dernières années.

Trois choix

D’abord le choix de construire des démocraties libérales parlementaires, dans le cadre d’États de droit. Ça n’allait pas de soi : en Roumanie, en Bulgarie ou en Slovaquie de fortes tendances autoritaires ont momentanément dominé. Ensuite, la mise en place d’une économie de marché ouverte au monde. Encore fallait-il en définir les règles, relever des économies effondrées, corrompues, stopper l'inflation galopante,  définir la place des services publics et la nature des protections sociales. Si le marché n’implique pas automatiquement le néolibéralisme thatchérien, sa maîtrise dans le contexte d’une économie mondiale (et européenne) en cours de dérégulation, exige de la solidarité et une société civile active. Enfin, le choix de se tourner vers ce qui s’appelait alors la Communauté européenne, que les sociétés voyaient d’abord comme un monde libre, une espérance de sécurité et de prospérité.

Dans chaque pays, les réponses à ces choix structuraient les discours politiques et les visions d’avenir auxquels ont longtemps adhéré les majorités des opinions publiques. En revanche, leur mise en œuvre extrêmement complexes, faisait apparaître dans les traditions politiques nationales, de nouveaux clivages politiques et sociaux, et des rapports de forces très changeants. Une scène politique s'est divisée autour d'options opposées, les élections ont montré, surtout lors des années 1990, sa grande versatilité. Dans le même temps, les gouvernements et les nouvelles administrations se sont, comme les sociétés, immédiatement tournés vers leurs homologues occidentaux. Ils recherchaient des modèles et des alliances, une solidarité financière, des soutiens techniques, et la « réunification » de l’Europe. Or, l’attitude de ces partenaires a été pour le moins décevante. Leur pragmatisme néolibéral et leur oubli de « l’autre Europe » dans leurs prospectives que dominait l’ouverture du marché unique européen en 1993, ont trahit leurs limites.

Et c’est la formule lancée alors par un politologue américain qui a prévalu[2] ; elle décrivait une « fin de l’Histoire » qui n’avait d’autre sens que d’introniser en horizon indépassable le capitalisme libéral mondialisé et les règles démocratiques formelles existantes. Elle faisait de la démocratie libérale le « point final de l’évolution idéologique de l’humanité. » C’était disait-il, « la forme finale de tout gouvernement humain. » Ce qui revenait à dire aux nouveaux arrivants qui rêvaient de démocratie et de liberté, qu’il suffisait d’imiter ce qui se pratiquait à l’Ouest, que les projets de transformation ou d’émancipation conçus jadis devenaient caducs.

La droite libérale et conservatrice (Reagan, Thatcher, Kohl), après ses hésitations de 1988-1990, n'a pas raté l’opportunité d’une destruction longtemps fantasmée des régimes communistes. Elle a pris la main. Que ce soit en envoyant une nuée d’experts et des capitaux, ou en prônant des mesures économiques radicales (stabilisation des monnaies, privatisations, libéralisation des marchés, réductions des dettes, etc.) via le FMI ou les banques centrales. Elle a été à la pointe du processus de transformation économique, soutenu activement par la Commission européenne. Les successeurs de Jacques Delors – Jacques Santer, Romano Prodi mais surtout Manuel Barroso et  Jean-Claude Juncker – se sont fait les relais dociles de cette politique économique néolibérale.

La démission des gauches européennes

Force est de constater que les diverses composantes de la gauche européenne, n’ont pas vraiment compris l’enjeu de ce moment historique. Elles n’ont pas vu l’opportunité qui se présentait à elles pour des projets socialistes réformistes, pour une refondation de la Communauté européenne. Les sociaux démocrates se sont alignés sur les politiques économiques de la droite, et nous avons assisté à une nouvelle faillite de la gauche. La première dégénérescence, celle des communistes, était acquise de longue date. De même les projets révolutionnaires des années soixante et soixante-dix qui s’étaient échoués dans des impasses sanglantes. Et voici, dans les années 1990-2000, la social-démocratie rénovée des Mitterrand-Jospin, Blair, Gonzales ou Schröder qui se fourvoyait une fois de plus. 

Les gauches européennes ont véritablement démissionné. Elles avaient raté leur rencontre avec les oppositions démocratiques à l’Est, et plus généralement avec les sociétés et les nouvelles élites qui émergeaient. Grisées par leurs conquêtes électorales dans la plupart des États européens, elles ne s’étaient guère intéressées aux réflexions des démocrates qui luttaient contre les régimes communistes. Les mouvements de soutien étaient demeurés marginaux, excepté un court moment après le coup de force du général Jaruzelski en 1981 (France, Allemagne, États-Unis). Les discussions sur "l’Europe de l'Est" s’étaient limitées au concept de totalitarisme, sans réflexion particulière sur le devenir de la Communauté au-delà du partage de Yalta. Et, en 1989, confrontés à une succession inattendue de crises, elles ont réagi au coup par coup, avec prudence (voire méfiance), sans vision d’avenir. Ils se sont alignés sur les projets de Gorbatchev, et sont restés obsédés par les « menaces » de l’unification allemande. François Mitterrand le premier. Conscient que cette séquence historique mettait en cause le partage de Yalta, il a pensé la « question allemande » en restant dans l’esprit des guerres mondiales. Il y voyait un danger pour la France, une puissance qu’il fallait contenir. C’est pourquoi il a pesé en faveur d’une reconnaissance définitive de la frontière occidentale de la Pologne – ce qui était nécessaire pour taire l’agressivité des associations d’anciens déplacés en Allemagne. Pour les mêmes raisons, il s’est montré longtemps favorable aux constructions gorbatchéviennes et d’une partie de la gauche allemande, du maintien des deux États. Lorsque l’unification s’est avérée inéluctable, il l’a admise dans une perspective de containment de la nouvelle Allemagne. Et pendant les quinze années de la dite « transition démocratique », qui ont abouti à l’adhésion d’une grande partie des « pays d’Europe centrale et orientale » (élargissements de 2004 et 2006)[3], les gauches, dans l'opposition ou au pouvoir,  ont été incapables de tracer une perspective originale de construction d’une Europe prospère, démocratique, sociale et ouverte.

Ainsi les grands choix qui fondaient les révolutions démocratiques de 1989 se sont heurtés à la realpolitik.  C’est particulièrement vrai sur le terrain géopolitique.  Les nouvelles équipes mirent aussitôt en pratiques quelques idées clés : sortie du Pacte de Varsovie et du Comecon (et retrait des troupes soviétiques), espérant une protection de l’Occident (Europe et États-Unis) face aux ambitions russes. Certains envisageaient la neutralité. Or, très rapidement, il a fallu se rendre à l’évidence : le monde qui s’annonçait ne ressemblait ni à la fin de l’histoire ni à la fin de la guerre. Lors de la Guerre du Golfe (1990-1991), quand l’Irak annexe le Koweït, plusieurs pays contrairement à la Russie s’engagent symboliquement[4] dans la coalition formée par les États-Unis. De même, ils se trouvent immédiatement confrontés à une autre guerre sur le territoire européen, c'est-à-dire en Yougoslavie. En plus, la vague des révolutions en Europe centrale gagnent les Pays baltes et surtout l’Ukraine, qui sont des républiques soviétiques. L’empire et la fédération se disloquent, en engendrant plusieurs conflits armés récurrents et extrêmement violents (Russie / Tchétchénie ; Moldavie/Transnistrie ; Géorgie/Ossétie du Sud et Abkhazie ; Ukraine / Donbass, etc.), qui renforcent les craintes traditionnelles des populations d’Europe centrale et orientale vis-à-vis des ambitions russes.

Dans un premier temps (jusqu’en 2001) deux options géopolitiques contradictoires se sont affirmées parmi ces pays, auxquelles les puissances européennes et les États-Unis ont répondu avec hésitations, contradictions et négligences.

La détente régionale et la démocratie

La première option est conduite par la Pologne dont les nouveaux dirigeants sont acquis à la « politique orientale » méditée depuis de longues années par les forces modérées de l’opposition démocratique. Inspirée dans l’exil par la revue Kultura basée à Maisons-Laffitte en France, cette orientation part du principe que, coincée entre l’Allemagne et la Russie, la Pologne et plus généralement l’Europe centrale, n’assureront leur sécurité que si elles entérinent les tracés des frontières issues de Yalta, renoncent à leurs revendications territoriales de voisinage, acceptent et garantissent l’indépendance des États qui les séparent de la Russie (Lituanie, Biélorussie, Ukraine) et établissent avec eux une coopération amicale et dynamique. Cette vision « réaliste et pragmatique » se distingue de l’irrédentisme de la vieille droite polonaise (« Rendez nous Lwów et Wilno ! ») et des politiques communistes fondées, elles, sur l’anti-germanisme et la recherche de la protection du Grand Frère face à l’impérialisme américain[5].

Cette politique a permis de désamorcer des conflits nationaux potentiels et s’est étendue à toute la région. Dans le même esprit, Vaclav Havel avait présenté, dès sa nomination à la présidence de la République tchécoslovaque, ses excuses aux Allemands pour l’expulsion des Sudètes après la guerre (Munich, 29 décembre 1989), et il a engagé un long dialogue avec l’Allemagne reconnaissant les torts de part et d’autre (Déclaration de réconciliation, 1997). La Hongrie a adopté une loi sur les droits des minorités (1993) et signé une série d’accords avec ses voisins qui comptent des Magyars parmi leurs citoyens. Elle renonçait de la sorte aux revendications territoriales héritées de l’histoire et toujours portées par la droite nationaliste (Traité du Trianon, 1920)[6]. Ces politiques ont prévenu la propagation de conflits territoriaux (alors que les motifs ne manquaient pas) et favorisé une sécurité régionale[7]. Elles ont été fortement soutenues par les Européens et les Américains. Elles ont inspiré des politiques de coopérations régionales comme la formation du Groupe de Visegrád en 1991, lorsque les dirigeants polonais, tchécoslovaque et hongrois se sont réunis, dans la ville hongroise de Visegrád, afin de favoriser la coopération entre ces trois États issus du Pacte de Varsovie ; ou bien la création du Groupe de Weimar entre la France, l’Allemagne et la Pologne pour « partager une vision commune du devenir de l’Europe, considérant que la réconciliation des sociétés constituait le préalable d’une action concertée au sein de celle-ci. »

Toutefois, lorsqu’il a fallu dépasser les déclarations de principe et penser une architecture plus stable et globale, ce fut une autre affaire. L’aventure du projet de « Confédération européenne » lancé par François Mitterrand et Vaclav Havel en1990, en a fait la triste démonstration. Pour Vaclav Havel, il s’agissait de sortir des blocs. Il souhaitait « une Europe stabilisée, qui ne soit pas divisée en blocs et en pactes, qui n’ait pas besoin de superpuissances pour se défendre.[8] » Il imaginait une Confédération qui associerait tout de suite les quinze États de la Communauté et ceux d’Europe centrale et orientale, pour une coopération politique et la préparation d’une Europe réunifiée à brève échéance. Ce qui n’était pas du tout le projet de Mitterrand. La Confédération est morte avant même de naître, lors des Assises de Prague en juin 1991, où l’on a découvert la proposition française qui incluait à l’ensemble, l’Union soviétique de Gorbatchev. Choqué, Havel renvoya la pareille au président français : « Je peux difficilement imaginer ce projet sans le concours des États-Unis et du Canada. » En fait, il avait perçu l’initiative mitterrandienne comme un moyen de les tenir à distance. L’incompréhension fut totale[9]. Dès lors, l’insistance de Ronald Reagan pour que ces pays intègrent l’OTAN, le seul parapluie crédible face aux menaces extérieures, a été de plus en plus entendue.

Le nationalisme et la guerre

D’autant qu’à partir de 1991, s’affirme la deuxième option géopolitique de l’après 1989, incarnée par le projet de Slobodan Milosevic au sein de la fédération yougoslave. Il ne s’agit plus de bâtir une architecture démocratique et pacifique, fondée sur les réconciliations et tournée vers l’Europe unie, mais de construire une puissance serbe, sur une base ethnique, par la guerre et contre les autres nationalités composant la fédération yougoslave. Lancé en 1988, lors d’un fameux discours au Kosovo, ce projet devient concret après l’occupation militaire de la Slovénie (juin 1991) et criminel après trois mois de siège de Vukovar, une petite ville croate massacrée (octobre-décembre 1991). Le maître de Belgrade a conduit quatre guerres en huit ans (1991-1999), sur quatre territoires : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo. Le nationalisme ethnique serbe, responsable de crimes de guerre et d’épurations ethniques voire de génocide (Srebrenica, 1995), s’est heurté dans les régions investies aux nationalismes croate, bosniaque ou kosovar, lesquels pouvaient employer des méthodes tout aussi violentes. Les réactions de l’Europe à cette situation dramatique ont été confuses et désordonnées. Les principales puissances ont commencé par se quereller sur le sens des conflits. L’Allemagne et la France reproduisaient les « vieilles amitiés » des deux guerres mondiales, prenant des partis différents, malgré une première action commune efficace stoppant le cours du conflit avec la Slovénie (accord de Brioni, juillet 1991).

Ce n’est qu’au bout de quatre ans de guerre, provoquant des centaines de milliers de morts et de réfugiés, comprenant le siège meurtrier de Sarajevo, l’humiliation par les Serbes des Casques bleus de l’ONU, des ultimatums et des bombardements de l’OTAN, et une intervention militaire franco-britannique, que le processus a été partiellement bloqué (accords de Dayton, 1995). En 1998-1999, la tentative par l’armée serbe de vider le Kosovo des trois quarts de sa population de culture albanaise, donna lieu à de nouveaux bombardements de l’OTAN contre la Serbie, et finalement la capitulation, puis l’arrestation, après une longue traque, des chefs de cette aventure qui seront jugés par un tribunal pénal international spécial (TPY).

La réapparition de la guerre sur le territoire européen, après 45 ans de paix, a profondément marqué les politiques européennes et de sécurité des nouveaux États démocratiques issus du bloc soviétique. Elle scelle au moins deux certitudes durables : l’Europe a de grandes difficultés à parler d’une seule voix et à s’engager en cas de menaces graves ; seuls l’OTAN et les États-Unis peuvent garantir une réelle sécurité. Pour Vaclav Havel, au milieu des années 1990, le danger « est dans les conflits régionaux qui alimentent un nationalisme agressif, dans le terrorisme et dans le mauvais usage possible des armes nucléaires ou autres moyens de destructions massives. On l’a vu en Bosnie, l’OTAN, sous la conduite des États-Unis, est la seule force unifiée capable de s’occuper efficacement de telles menaces, tout en permettant aux pays non-adhérents comme la Russie de coopérer à leur désamorçage. » Et à l’instar de ses voisins, il mettait en garde l’Europe : « Si l’Ouest ne stabilise pas l’Est, l’Est déstabilisera l’Ouest. [10]» Ainsi, bien que les opinions publiques furent plus nuancées, tous les pays ont rejoint le giron atlantiste, suite à quatre élargissements de l’OTAN (1999, 2004, 2009, 2017)[11], et se sont alignés sur les politiques interventionnistes américaines à la grande colère de Jacques Chirac (2e guerre du Golfe).

L’espoir européen devait se traduire, pour les leaders des révolutions démocratiques, par la fin de la division européenne décidée à Yalta et par une « réunification » pacifique. Mais les dirigeants occidentaux n’appréciaient guère cette grandiloquence historique pourtant justifiée. Ils n’ont pas pris au sérieux le projet d’une Europe stabilisée, en dehors des blocs et des pactes, dont rêvait Havel. Et pour les autre choix, ils ont préféré parler d’élargissement du cadre existant, car, comme l’a montré l’aventure de la Confédération, ils se méfiaient d’une réunification du continent à l’image de celle de l’Allemagne. Trop chère ! Ce qui a surpris les dirigeants est-européens. Lorsqu’à Prague, François Mitterrand expliqua à Lech Walesa que le processus d’adhésion prendrait au moins dix ans (il en fallut quatorze), l’ancien leader des grèves de Gdansk, n’en revint pas !

 

(à suivre, dernier volet samedi)

 

[1] Vaclav Havel, Pour une politique postmoderne, Editions de l’Aube, 1999, p. 51.

[2] Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier Homme, Flammarion, coll. Histoire, 1992.

[3] Voir Edith Lhomel (dir.), L’Europe centrale et orientale. Dix ans de transformations (1989-1999), La Documentation française, Paris, 2000.

[4] La Tchécoslovaquie, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie envoient quelques centaines d’hommes et de femmes, principalement des civils, pour des unités médicales et anti chimiques.

[5] Pour une analyse détaillée, se reporter à Jean-Yves Potel « La politique orientale polonaise », in Pouvoirs, n°118, Seuil, 2006.

[6] Voir Géza Herczegh, « Les accords récents conclus entre la Hongrie et ses voisins; stabilité territoriale et protection des minorités », Annuaire Français de Droit International, Année 1996, pp. 255-272

[7] Voir Timothy Snyder, La reconstruction des nations, Gallimard, 2017, pp. 363 & sq.

[8] Discours devant la Diète et le Sénat polonais, le 25 janvier 1990, in Vaclav Havel, L’angoisse de la liberté, Editions de l’Aube, 1994, p.75.

[9] Voir le récit de ces discussions et assises par le ministre français des Affaires étrangères d’alors, Roland Dumas, « Un projet mort né : la Confédération européenne », in Politique étrangère, n°3 – 2001, p.687 et sq.

[10] Texte de 1993, in Vaclav Havel, Il est permis d’espérer, Calmann-Lévy, 1997, p.34.

[11] Jean-Yves Potel Les Cent portes de l’Europe centrale et orientale, éditions de l’Atelier, Paris, 1998, pp. 204-208.

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