jean63
Retraité / investigations et recherche de la vérité partout où elle se cache (où on nous la cache)
Abonné·e de Mediapart

519 Billets

1 Éditions

Billet de blog 8 déc. 2014

jean63
Retraité / investigations et recherche de la vérité partout où elle se cache (où on nous la cache)
Abonné·e de Mediapart

JEAN-EUDES / GREFFE D'ORGANES : Le test HLA est-il toujours pratiqué ?

jean63
Retraité / investigations et recherche de la vérité partout où elle se cache (où on nous la cache)
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Suite à mon hypothèse de prélèvement d'organes sur mon fils, j'ai fait des recherches précises concernant les tests de compatibilité sanguine.

Hormis le groupe sanguin qui est impératif et facile à connaitre, il y a un autre élément important qui ne peut être testé avant le prélèvement, mais que si c'est possible et prévu, c'est le HLA.

Il se trouve qu'en cas d'accident, des prélèvements peuvent être effectués dans l'urgence sur la personne en mort cérébrale. 

http://www.angcp.be/bxl/fr/cah_peda/cah2/histo.htm

2e étape dans la sélection. Le test de compatibilité entre donneur et receveur : le crossmatch lymphocytaire


En 1966, Kissmeyer Nielsen et en 1968 P. Terasaki ont pu démontrer que des rejets suraigus de greffes rénales (destruction immédiate du greffon) étaient liés à la présence chez le receveur, d’anticorps dirigés contre les cellules du donneur. C’est la présence ou l’absence d’anticorps HLA dans le sérum du receveur qu’il s’agira de mettre en évidence dans un test appelé crossmatch : ce test consiste à faire réagir les lymphocytes du donneur avec le sérum du receveur (qui contient des anticorps HLA éventuels).


En situation dite de crossmatch POSITIF, l’anticorps HLA présent chez le receveur reconnaît chez le donneur des antigènes qui lui sont spécifiques. Ce résultat est une contre-indication absolue à la greffe. Par contre, en situation dite de crossmatch NEGATIF, c’est à dire lorsqu’il n’existe pas d’anticorps HLA dans le sérum du receveur capable de reconnaître le(s) antigène(s) présent(s) sur le greffon, la greffe peut avoir lieu.


De manière générale, la règle exige de récuser toute transplantation rénale et pancréatique en situation de crossmatch positif

  • Pour un receveur "rein et/ou pancréas" à partir du typage du donneur, on recherchera la meilleure compatibilité HLA possible. Dans le cadre de la sélection d’un receveur, on donnera la priorité au receveur le plus immunisé s’il présente un crossmatch négatif. On peut imaginer toute la difficulté de trouver un donneur compatible pour un receveur fortement immunisé (> 80% anticorps). Dans ce contexte, le rôle d’une organisation telle qu’Eurotransplant prend toute son importance. En effet, il est plus facile de trouver un organe disponible pour un receveur fortement immunisé dans le cadre d’un large consensus d’échanges internationaux, plutôt que se limiter aux offres exclusivement locales.
    Des échantillons de sérum de chaque patient inscrit sur liste d’attente de reins et de pancréas sont envoyés systématiquement tous les trois mois dans les 49 laboratoires
  • Pour les autres greffes, cardiaques, pulmonaires et hépatiques, la règle de compatibilité pose un difficile problème d’appariement quasi impossible à respecter, vu les temps réduits d’ischémie des greffons (4 à 5 H pour le cœur et les poumons). Si le cross-match n’est pas souvent pratiqué en prégreffe, il est cependant toujours réalisé a posteriori.
  • Pour les greffes rénales réalisées entre donneur et receveur apparentés (DVA), on choisira, si possible au sein de la famille, la meilleure compatibilité HLA.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Un hommage à la société civile de Russie, Bélarus et Ukraine
En pleine guerre en Europe, le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi au défenseur des droits humains Ales Bialiatski, du Belarus, à l’organisation russe Memorial et à l’organisme ukrainien Center for Civil Liberties. Une façon de dénoncer les politiques dictatoriales de Vladimir Poutine et de son allié bélarusse Alexandre Loukachenko.
par La rédaction de Mediapart
Journal
Annie Ernaux, Nobel de littérature, une œuvre intime et percutante
Annie Ernaux vient de se voir décerner le prix Nobel de littérature, et il y a de quoi se réjouir. Mais que vient dire cette récompense d’une écrivaine qui déclare : « Ce que je veux détruire, c’est aussi la littérature » ?
par Lise Wajeman
Journal
Des tâches en plus pour gagner plus, piège antiféministe tendu aux enseignants
Le ministre Pap Ndiaye est chargé de la mise en musique du nouveau « pacte » que souhaite signer Emmanuel Macron avec les enseignants, qui consiste à mieux les rémunérer en échange de nouvelles missions. Mais ces « extras » aggravent déjà les inégalités salariales entre les femmes et les hommes dans l’Éducation nationale.
par Mathilde Goanec
Journal — Migrations
En France, « rien n’a été prévu » pour accueillir les exilés russes
Depuis le début de la guerre d’invasion russe en Ukraine, des centaines de Russes sont venus chercher refuge en France. Confrontés à un manque criant de politique d’accueil et à des obstacles en tout genre, ils ont surtout trouvé de l’aide auprès de réseaux d’entraide.
par Nejma Brahim

La sélection du Club

Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique
Attac publie ce jour une note intitulée « Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique ». Avec pour objectif principal de mettre en débat des pistes de réflexion et des propositions pour assurer, d’une part, une véritable justice fiscale, sociale et écologique et, d’autre part, une réorientation du système financier.
par Attac
Billet de blog
Quand les riches se mettent à partager
Quand Christophe Galtier et Kylian Mbappé ont osé faire leur sortie médiatique sur les jets privés et les chars à voile, un torrent de réactions outragées s'est abattu sur eux. Si les deux sportifs clament l'erreur communicationnelle, il se pourrait en fait que cette polémique cache en elle la volonté des dominants de partager des dettes qu'ils ont eux-mêmes contractées.
par massimo del potro
Billet de blog
Transition écologique ou rupture sociétale ?
La crise actuelle peut-elle se résoudre avec une transition vers un mode de fonctionnement meilleur ou par une rupture ? La première option tend à parier sur la technologie salvatrice quand la seconde met la politique et ses contraintes au premier plan.
par Gilles Rotillon