Martine L., une habitante de la proche banlieue de Toulouse, est une mère rencontrée sur les forums de la dépèche du midi et qui a vécu les mêmes tracasseries que moi avec la justice Toulousaine.

Au vu de nos messages respectifs sur la dépéche du midi allant dans le même sens nous sommes entrés en contact en 2010 ou 2011.

Bizarrement c'est le même vice-procureur FB qui semble être là pour étouffer certaines affaires criminelles et les classer sans suite, ce qui m'a incité à porter plainte contre X pour homicide, qui l'a incité elle aussi à porter plainte et à nous porter partie civile pour avoir accès au dossier.

La plainte de Martine L. déposée en décembre 2009 : Homicide involontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner contre  l'institution (centre pour épileptiques).

Son fils de 28 ans, Wilfried, était dans un centre pour épileptiques près de Toulouse. Elle envisageait de le changer de centre prochainement pour des raisons liées au comportement de certains éducateurs encadrants.

Martine, à ma demande, a accepté que je raconte ce qui lui est arrivé.

Elle a écrit ce texte :

Mercredi 8/07/2009

Je téléphone vers 10h30 au centre le Château St Jean (31 à Lux géré par l'ASEI) où est placé mon fils pour les informer que dans 15jours il quitte ce centre en effet il a été admis dans un centre plus proche de la maison et il pourrait y être externe, mon fils souhaite depuis plusieurs mois quitter le Château St Jean, canton de Villefranche de Lauragais (fief du Président du Conseil Général, Conseil Général dont dépend les MDPH).

Je suis sur Toulouse, j'appelle de mon bureau et là on me dit que Wilfried a disparu « volatilisé » depuis le matin environ 9h et que la gendarmerie est présente au centre et le cherche….1 heure après j'arrive avec une collègue, pas de gendarme présent, le centre tel un théâtre : la directrice adjointe hystérique, balisant notre parcours, dans une pièce une éducatrice de mon fils attend (il m'est proposé de discuter avec elle je ne le veux pas) « tout sonne faux ! Je vais à l'infirmerie « l'infirmière est sous le choc !

Elle regarde l'armoire à pharmacie et me dit « il n'a même pas prit son traitement » et me remet le pilulier, elle voulait me parler m'a dit ma collègue mais la directrice adjointe est arrivée et l'en a dissuadée je lui ai dis « vous avez intérêt à le retrouver vivant » alors elle me répond « vous pouvez porter plainte sur 50 familles il n'y a que 5 familles en désaccord avec le centre alors !!! » elle rajoute « on a regardé partout : sous son lit dans les placards : mon fils faisait 1m78 et pesait environ 80kgs, les meubles de sa chambre (du studio!) sont de type ikéa (ma collègue est choquée, on se moque de nous) la sous directrice nous repousse vers l'extérieur en nous disant « vous allez le trouver sur la route il doit être partit chez vous en stop » çà sonne faux « mon fils était un grand et bon communiquant il aurait appeler…. »

Sur le chemin de la maison avec ma collègue je joins par tél ses amis qui l'ont transporté lorsqu'il était plus jeune (sté d'ambulance) je laisse des messages pour leur dire que Wilfried a disparu.

Nous arrivons à la maison, rien pas de signe de contact de mon fils rien « c pas normal ».

Ma collègue repart sur Toulouse, je tél à plusieurs personnes et prends contact avec une société privée qui localise son tél je reste en contact régulier avec cette personne jusqu'à très tard dans la nuit. Son téléphone circule……

Le soir je me rends au centre...je m'arrête à Villefranche de Lauragais et bip les gendarmes pour avoir des infos, une estafette arrive et me fait le reproche de les avoir appelé car cela leur prend du temps sur les recherches…….j'arrive au centre la nuit tombe, je croise un véhicule frigorifique qui roule à vive allure et qui manœuvre au bout du chemin du centre pour ne pas me croiser, je vois l'arrière du véhicule très carré avec des hachures de travaux publics (je sens en moi un malaise) mais nous cherchons mon fils vivant.

Dans le centre tout éteint il n'y a que le directeur : Wilfried a fugué « non dis je il n'était pas fugueur » discussion stérile, je reviens à la maison après avoir dit au directeur « avez vous vu son éducateur, Wilfried le 7/07 s'en ai plaint au tél : alors le directeur me dit : si vous commencez à penser à des choses comme celles là vous devriez vous poser la question pourquoi votre fils ne vous a pas téléphoné » et moi de lui répondre « c exactement la question que je me pose, s'il ne m'a pas appelé c qu'il ne peut pas ! ». Bien évidemment j'ai laissé des messages et des messages sur le portable de mon fils.

Le jeudi 9/07

Les gendarmes me disent qu'il a été vu hier am en train de faire du stop, puis circulant à pied, puis il aurait dormi avec des sdf dans une ferme puis.. « je ne crois rien ».

Dans la matinée son gilet sans manche, son tél et ses baskets sont trouvés par un propriétaire faisant comme chaque jour de la marche à pied (même circuit depuis des années) là arrive un hélicoptère de la gendarmerie qui survole les bois et le champ limitrophe, une estafette de la gendarmerie arrive (mais les gendarmes ne cherchent pas vraiment dixit le témoignage du propriétaire), le meilleur chien St Hubert de France arrive en hélicoptère mais ne remonte aucune trace (pourtant il n'a pas plu, il fait sec : le gendarme en chef me dit que le flair du chien n'est pas une science exact ….) je ne crois toujours rien (chez moi, des chasseurs et des connaisseurs de chiens : le chien aurait du au moins remonter la piste par laquelle mon fils serait arrivé à pied du centre au bois il ne l'a pas fait) je suis toujours chez moi tenu informée par le gendarme en chef, je suis mise à distance des recherches, moi sa mère et sa curatrice.

Le soir nous partons sur les aires d'autoroute limitrophes de Lux pour essayer de retrouver Wilfried et là vers 23h un coup de fil : le directeur du centre me dit nous avons retrouvé Wilfried et moi je crie « vivant » et la réponse est « crise cardiaque » et moi « vous me l'avez tué » et là il me dit arrêtez de dire cela sinon je raccroche……

Nous nous retrouvons donc à la morgue à Rangueil pour attendre son corps, nos proches nous ont rejoins ? On attend, je demande au légiste de ne pas toucher son corps (ses organes quoi) Wilfried a eu une vie de souffrance avec sa maladie qu'est l'épilepsie…...nous attendons puis on nous dit de partir que le corps est prévu pour une autopsie et donc nous ne le verrons pas….

Le vendredi 10/07  

La gendarmerie ne fait que me dire que le corps est prévu pour l'autopsie que je ne le verrais pas puis puis puis…...on me dit de prévoir ses obsèques, je veux voir son corps alors je demande à une personne d'intervenir auprès des pompes funèbres pour que je puisse le voir une dernière fois.

Vendredi soir nous choisissons le cercueil, je demande que l'on lui fasse des soins mais le monsieur des pompes funèbres me demande de ne pas venir voir mon fils le samedi (journée chargée en chaleur et en circulation) je ne le verrais que le dimanche matin (je vois des hématomes sur son bras gauche mais par respect je ne soulève pas son tee shirt)…….

Il sera enterré le lundi am, j'ai adressé un mail au centre pour dire que certaines personnes sont interdites d'obsèques. Seul le directeur est venu, arrivé en retard, partit de suite, j'ai voulu qu'il voit que mon fils n'était pas incinéré. Deux bus avec des copains du centre sont venus.

A ce jour aucun courrier de la part de la direction générale de l'asei me présentant des condoléances mais par contre 8 jours après son enterrement j'ai reçu la facture du juin 2009 et début août la facture des premiers 8 jours de juillet 2009 : ces factures ont été adressées à mon avocat.

Puis je me suis mise à écrire à écrire tout les détails pour déposer une plainte…...le lendemain ou le surlendemain de ses obsèques je suis convoquée à la gendarmerie de Villefranche de Lauragais où me sont remises (dans une poche de supermarché) ses affaires, il m'en manque (je ne les aurais jamais notamment le sweet qu'il devait avoir sur lui)), je le signale et là on me remet son acte de décès et donc je découvre où son corps a été retrouvé « en pleine campagne, à 2kms du centre et puis pas d'autopsie : un examen du corps ». Je suis furieuse !

Je demande à la gendarmerie de proximité de transférer ma plainte et les suivantes chez eux et je ne veux plus rien avoir à faire sur Villefranche de Lauragais - tout sonne faux, le responsable de la gendarmerie, Chef de la Communauté je crois, accepte que je vienne chez eux et là il me dit de tout dire y comprit le véhicule que j'ai croisé.

Puis je prends contact avec celui qui deviendra mon avocat et ses associés.

Une plainte est déposée en 12/2009 :  Homicide involontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner contre l'institution.

fin Janvier 2010

Je rencontre le Vice-Procureur B. (un samedi vers 10h30 suite à un message qu'il me laisse sur mon répondeur fixant un rdv) au TGI de Toulouse. Et là très aimable mais je lui demande une autopsie, il refuse, je lui dis que l'on pourrait ainsi voir si mon fils a bien prit son café le matin du 8/07 comme les témoignages le disent (moi je crois que mon fils est mort le 7/07 au soir car il aurait du communiquer avec d'autre personnes de la famille comme il le faisait à chaque fois que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises : c'était un rituel et là, la nouvelle était bonne puisqu'il changeait de centre mais il n'a pas communiqué) refus, (il a eu un examen du corps par le légiste le Dc D. : nulle part sont notifiés les hématomes que j'ai vu sur son bras) il me demande qui m'a annoncé le décès de mon fils, je lui réponds le directeur du centre en plus il m'a dit « crise cardiaque » et donc le Vice-procureur s'excuse en me disant « d'habitude c'est moi qui annonce un décès aux familles mais là je n'étais pas sur Toulouse….. » j'ai parlé parlé lui, il me semble minimisait car pour lui « c'est une fugue point barre » il m'a même dit « occupez vous des vivants les morts avec les morts...etc…. » je suis restée dans son bureau environ 1h 1/2 puis il m'a dit « vous pouvez vous rapprocher d'un conseil » alors moi « je l'ai fait (et puis je me suis dit il le sait puisque la plainte a été déposé le mois dernier) » lorsque je lui ai nommé mon avocat il m'a dit « mais pourquoi vous n'allez pas voir un avocat toulousain, allez prendre un autre avis, prendre un avocat controversé va vous desservir…..si vous répétez mes paroles à votre avocat je le saurais et s'il y a procès vous le comprendrez car je ne vous dirais pas bonjour…... » bien évidemment mon avocat est informé de ses paroles.

Puis vers 12h10 le Procureur est entré dans le bureau en me disant si je connaissais d'autres personnes qu'eux qui travaillaient le samedi alors j'ai répondu « oui je travaille dans le service public alors des services comme l'état civil et les pompes funèbres travaillent aussi…. » puis il s'est tourné vers le Vice-procureur et lui a dit « elle a prit un conseil ? » et le Vice-procureur a répondu oui puis pas un mot, départ du procureur et puis je suis partit du bureau du Vice-Procureur.

En descendant les marches du métro j'ai eu la peur dessus car ses paroles ont fait de moi une coupable ! Cela n'a pas duré longtemps…...car je ne suis coupable de rien mon fils était sous la responsabilité de l'asei. Le Vice-procureur B. m'a dit aussi d'écrire d'écrire tout mon ressenti et de brûler mes écrits ! (je ne l'ai pas fait) ???? cela aurait du m'apaiser…..

Juin 2010 : Un juge d'instruction est nommée Madame I. bon le contact est moyen car pour elle c'est une fugue et donc pourquoi chercher plus loin (surtout je ne peux pas trop m'exprimer). Elle fait quant même analyser son portable.

Juin 2011, elle adresse un avis d'information.

Octobre 2012 : mon avocat me dit qu'il serait souhaitable de prendre connaissance du dossier pénal.

Décembre 2012 : Accès au dossier pénal (mon fils disparaît pour être nommé « cadavre »).

Mars/avril 2013 : Contre analyse du dossier pénal aidée par des amis (1 copie est adressé à mon avocat et une autre au nouveau juge d'instruction).

Juillet 2013 :

Le juge veut me rencontrer. Je demande la parole, il m'écoute je lui présente des photos de mon fils vivant « il dit : on dirait pas qu'il était handicapé » je lui parle de ses rituels toujours et toujours avec ses affaires (des photos en preuve, ses affaires toujours avec lui, ou dans un sac sur lui…) (alors que lors de sa disparition toutes ses affaires sont restées dans sa chambre : son porte feuille, sa carte bancaire, ses jumelles, son mp3, etc.) il m'écoute et me dit « je croyais que vous ne vouliez pas d'autopsie ! » et aussi « je vais faire ressaisir l'opérateur de téléphonie quant je lui dis au vu des relevés téléphonique de la sté privée que j'avais contacté que mon fils aurait fait 35kms à pied, température extérieure 35°, en ayant convulsé le matin, sans prendre sa médication, sans eau alors que ce n'est pas un grand marcheur, fatigable pas sa maladie et pas vaillant en 1heure 1/2 ! je lui ai demandé de me le prouver car ce n'était pas possible... » Des réauditions sont programmées notamment son éducateur référant (qui dans le pv dit qu'il n'a jamais été l'éducateur de mon fils, alors que le témoignage d'autres personnes salariés du centre le nomme comme étant l'éduc de Wilfried!), ainsi que d'autres salariées du centre.

Je dirais que ce juge est à l'écoute et semble sensible à ce drame qui me touche.

CENSURE de La Dépèche du Midi ( Jean-Michel Baylet ) :

Pas un mot de toute cette affaire dans la presse : LA DEPECHE DU MIDI dont le Président est JM Baylet.

 

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Tous les commentaires

Rémi Fraisse est parti rejoindre Jean-eudes et Wilfried au paradis des victimes de la Justice Française et pas des "morts pour la France".

Certains magistrats Toulousains, dont le vice-procureur Francis Boyer (bien connu pour étouffer les crimes en suicide ou fugue et en culpabilisant les mères de ces jeunes sans histoire ) et le procureur Michel Valet qui a fait verrouiller toutes ces enquêtes depuis 2008 jusqu'à fin dseptembnre 2014 (départ en retraite), sont COUPABLES DE CRIME car la non-dénonciation de crimes de sang lorsqu'on est magistrat et de plus, Procureur de la République en chef d'un TGI d"une ville comme Toulouse, est un CRIME.