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Billet de blog 23 janv. 2014

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ARTICLE DE PRESSE SUR LA MORT DE MON FILS

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TOULOUSE  : trafic d'organes ? un père se bat depuis 5 ans pour connaitre la vérité sur la mort de son fils

Jean LOMBARD est un père de 4 enfants, âgé de 58 ans au moment des faits, qui vit avec son épouse en Auvergne ,au sud de Clermont-Ferrand. Le vendredi 26 septembre 2008 vers 16 h les gendarmes viennent à son domicile lui annoncer que le véhicule de son fils a été retrouvé garé sur le parking d'une écluse 25 kms au nord de Toulouse. Ils repartent puis reviennent 1/4 heure plus tard lui annoncer que son corps a été retrouvé sur la voie ferrée proche de cet endroit.

Jean-Eudes était une jeune homme de 24 ans, ingénieur en océanographie spatiale chez Mercator Océan à Ramonville, en banlieue Sud de Toulouse depuis un an. Il avait une vie sociale épanouie et pratiquait des sports comme la randonnée en montagne, le snowboard, le surf, le tennis, le tennis de table. Il vivait seul dans un studio à Ramonville proche de son lieu de travail. Il rendait visite à ses parents et à des amis Auvergnats une fois par mois environ. Ses parents l'avaient vu 2 semaines plus tôt. Il avait des relations proches avec son frère ainé et ses 2 soeurs et même une relation fusionnelle avec sa plus jeune soeur. Rien dans son comportement, y compris dans le milieu professionnel, ne laissait penser à un profil suicidaire. Il ne prenait aucun médicament, ne fumait pas et buvait peu d 'alcool lors rassemblements festifs. Les gendarmes ne se sont pas posé ces questions et ont déclaré d'emblée "suicide" alors qu'aucun conducteur de train ne l'a vu vivant sur la voie ferrée ni se jeter sous un train et surtout que le corps a été découvert le lendemain à midi, cadavre froid sans traces de sang, aux jambes découpées au niveau des genoux, gisant au milieu de la voie ferrée Toulouse-Montauban.

De plus, une dame qui habite près de l'écluse et a vue directe sur le parking, a déclaré aux gendarmes avoir vu la voiture se garer la veille le jeudi 25 septembre vers 18h30 - 19h avec certitude sur l'heure (son mari part en tournée de livraisons à 18h30 pétantes ) et un homme de 30-40 ans en descendre, il portait une veste et un pantalon gris (ce n'était pas la tenue de Jean-Eudes ce jour-là et sa seule veste était dans la penderie de son studio). "Suicide" c'est ce qu'a écrit le lendemain la Dépèche du Midi, journal du Sud-Ouest, en précisant "selon la brigade de recherche de Toulouse St Michel il s'agirait d'un suicide". Tout le monde, famille et amis, sont tombés des nues en apprenant ce "suicide" .

Depuis ce vendredi 26 septembre 2008 à 16h, Jean LOMBARD n'a de cesse de forcer gendarmerie et Justice à enquêter et au fur et à mesure des découvertes étranges et des dissimulations par les gendarmes, il est convaincu, grâce à une enquête personnelle très poussée, que son fils a été kidnappé ( il a pu se rendre à un rendez-vous en toute confiance à la sortie de son travail vers 18h ). Une personne a conduit sa voiture à 25 kms au nord de Toulouse, soit 1/2 de route environ par autoroute, à l'écluse d'embalens sur la commune de St Rustice. Ceci n'a pas semblé anormal pour la famille et les amis qu'il aille là car il était connu pour sortir de Toulouse avec sa 205 rouge et aller à la campagne après le travail par beau temps. Mais au fil du temps, suite aux auditions, puis aux mensonges des gendarmes découverts grace à la consultation du dossier d'enquête (plainte pour homicide volontaire avec constitution de partie civile) Jean LOMBARD a compris que tout était mis en oeuvre par la gendarmerie et la justice pour dissimuler la vérité à la famille et étouffer l'affaire.

Devant l'incrédulité de Jean LOMBARD et de tout l'environnement de Jean Eudes, gendarmes et Procureur ont été contraint un mois après un simulacre d'enquête baclée, à engager des investigations plus sèrieuses (en apparence) mais il s'est avéré, 2 mois plus tard, que rien n'était fait pour rassembler tous les éléments qui conduiraent à la vérité. Notamment aucune recherche ni audition des conducteurs des 140 trains passés sur les 2 voies et dans les 2 sens, entre 19h et midi  (dont ces 40 trains le matin entre 7h et midi) durant ces 17 heures de zone d'ombre pas élucidées. Cette enquête préliminaire destinée à enterrer l'affaire a duré 10 mois pour rien. C'est à ce moment-là, en août 2009, que la décision a été prise par la famille de Jean-Eudes de porter plainte contre X pour homicide volontaire auprès du doyen des juges d'instruction du TGI de Toulouse. C'est alors qu'une 1ère mesure de dissuasion par l'argent allait être prise : demande de 4000 euros de consignation avant 10 jours faute de quoi la plainte ne serait pas validée et ceci en plein mois d'août, alors qu'avocat et magistrats sont en vacances !

Les 4000 euros ont été versés sans savoir avec certitude si cette somme serait remboursée. Quoiqu'il en soit elle a été percue comme une dissuasion par l'avocat et d'autres personnes habitués des sommes demandées en consignation. A partir ce là, un nouvel éclairage est arrivé avec l'accés au dossier sur CD-ROM en septembre 2009, un an après les faits. Jean LOMBARD a alors compris que procureur et gendarmes lui avaient beaucoup menti.

Que découvre-t'il dans le dossier ? Tous les témoignages des témoins, de la famille, des amis des Jean Eudes. Tout converge : son comportment en privé, au travail montre un jeune épanoui et avec des projets. Il s'est séparé de sa compagne il y après de 2 ans, mais a tourné la page depuis longtemps. Jean LOMBARD s'attend alors à trouver des réponses à ses questions sur les buletins de service des conduteurs de trains : il y a seulement ceux de Toulouse entre 7h et midi mais aucun des 6 trains passés entre 11h et midi, les plus proches de la découverte du corps et aucune audition de conducteurs. Par contre il est écrit : "les conducteurs ne sont pas vigilants"... mais qui peut croire à une fable pareille ? aurait dit un certain Président de la République. Concernant la téléphonie, la messagerie internet et les accès a des sites web (sur son lieu de travail n'ayant pas de connection à son studio) : RIEN. Seule la carte SIM de son téléphone a été analysée, mais on sait qu'un accés permet de supprimer des appels sur cette carte SIM ... Dans le dossier sont présentes les réquisitions pour le bornage du téléphone (détection par les relais) et les appels entrants et sortants qui ont bien été demandés à Bouygues Telecom, mais pas les réponses à ces réquisitions ! Celà parait anormal à Jean LOMBARD qui le signalera à la juge d'instruction en charge du dossier. Elle apportera une réponse évasive et ces réponses à réquisition ne seront jamais versées au dossier car elle sera déssaisie de ce dossier 6 mois plus tard et le juge suivnat, le doyen, qui reprendra le dossier 6 mois plus tard ne fera aucun acte durant plus de 2 ans ....

Avec le recul Jean LOMBARD comprend pourquoi ces réponses étaient génantes : l'une prouvait que le téléphone n'était pas près de la voie ferrée à St Rustice le 25 septembre 2008 vers 19h (donc ce n'était pas Jean Eudes qui conduisait sa voiture) et qu'un ou plusieurs appels avaient été effectués à Jean-Eudes dans la journée du 25 sept 2008, le conviant à un rendez-vous, c'est la meilleure explication qui a été trouvée à cette volonté de dissimulation par gendarmes et justice. La confiance aux autorités déjà entamée durant l'enquête préliminaire était devenue très faible. Mais Jean LOMBARD n'avait pas l'intention de baisser les bras devant de tels dysfonctionnements. ....

suite à venir ........

Pour en savoir plus, aller dans mon blog

http://blog-jean-eudes-lombard.blogspot.fr/2012/12/avertissement.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/311212/enquete-sur-la-mort-de-mon-fils

voir aussi :  http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/200114/les-preuves-et-les-photos

                    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/200114/photos-du-corps-et-des-vetements

                    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/160114/la-preuve-que-cest-verrouille-toulouse

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