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Billet de blog 27 janv. 2014

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SUITE DE L'ARTICLE DE PRESSE

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ceci est la fin de l'article déjà écrit :  http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/230114/article-de-presse-sur-la-mort-de-mon-fils

Cette partie viendra s'accoler derrière cette 1ère partie pour le samedi 1er février ( voir billet de Mohamed Sangare ).

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La plainte pour homicide déposée par la famille de Jean-Eudes allait déclencher un série d'actes ordonnée par la juge d'instruction à partir d'octobre 2009 :

- audition des 2 derniers conducteurs de trains passés juste avant la découverte du corps qui vont confirmer l'absence de corps sur la voie et de personne marchant sur la voie ferrée juste avant midi.

- contre-analyse d'un échantillon de "sang" (prétendu) qui avait indiqué la présence de lexomil alors que Jean Eudes ne prenait pas un tel médicament. Cette contre-analyse ne trouvera pas de lexomil.

- audition des 2 agents des pompes funèbres ayant évacué le corps sur la voie ferrée confirmant l'état de cadavre sec et froid sans trace de sang, donc mort depuis la nuit.

- audition du gendarme TIC qui affirmera que Jean Eudes marchait sur la voie ferrée ( ce qui est impossible : tous les conducteurs voient une personne se jeter sous leur locomotive et celà fait un gros bruit ). D'autre part il affirmera que le corps était très froid au toucher et qu'il n'avait jamais senti celà en 20 ans de carrière, donc que la mort remontait au moins à 6h et plutôt à la nuit.

D'autres commissions rogatoires ne seront jamais réalisées :

- passage sur la voie ferrée à l'endroit du corps par une locomotive de jour et de nuit aprés avoir déposé un mannequin entre les rails.

La liste n'est pas exhaustive.

6 mois plus tard la juge était déssaisie du dossier alors que ses commissions rogatoires n'étaient pas toutes réalisées et que de nouvelles demandes allaient être faites.

Les gendarmes enquêteurs de la BR allaient alors conclure (PV de Synthèse) que Jean Eudes s'est jeté vers 11h45, entre 2 wagons, sous le dernier train, qui montait de Toulouse ( le TEOZ 3630 Cerbere-Limoges-Paris). Ceci est impossible ne serait-ce qu'étant donné l'état du corps froid découvert à midi 10, 1/2h plus tard, attesté par le gendarme TIC lui-même. Ils se sont donc contredits.

Suite à cette conclusion étonnante et au départ imprévu de la juge, aucun autre juge n'allait revenir sur ces affirmations incroyables.

C'est le Doyen des juges d'instruction qui allait reprendre le dossier en octobre 2010 et ne plus réaliser aucun acte alors qu'un nouvelle liste lui avait été donnée par l'avocat de Jean LOMBARD.

Aucune recherche de ce qu'a fait Jean Eudes entre 19h, heure de l'arrivée de sa voiture à l'écluse d'embalen, et midi le lendemain, n'a été faite. La zone d'ombre de 17 heures reste inexplorée....

Ce que demande la famille de Jean Eudes :

1 - Réouverture du dossier clos sur non-lieu confirmé en appel et en cassation;

2 - Obtention des réponses à réquisition chez Bouygues Telecom. Celà concerne les appels entrants-sortants sur le téléphone portable de Jean Eudes ainsi que le bornage (déclenchement des antennes relais). Ceci permettrait de savoir s'il a reçu un appel qui a été caché par les enquêteurs et si son téléphone a déclenché le relais proche de l'écluse d'embalens sur la commune de St Rustice (31) vers 19h le 25 septembre 2008.

3 - Recherches de traces ADN sur le volant et le levier de vitesse de la 205. Ceci permettrait de trouver quelles traces ADN ont été déposées (Jean Eudes ne prêtait pas sa voiture. Seul son père l'utiilsait lors d'entretiens mécaniques. Depuis d'autres personnes ont touché le volant).

4 - Exhumation du corps pour autopsie et confirmation que c'est bien le corps de Jean Eudes (anomalies dans l'examen de corps : les photos montrent un torse velu brun très fourni décrit ainsi par le médecin légiste alors que Jean Eudes était chatain et peu poilu).

5 - Audition du chef de district SNCF présent sur la voie ferrée et qui a fait le rapport, qui a demandé à témoigner à 3 reprises et qui confirme que ce cadavre n'a pas pu rester toute une matinée au milieu des rails sans être vu, validé par ses collègues conducteurs de train à Toulouse. De plus le gendarme TIC lui a dit que le dessous des ongles était noir ce qui n'a pas été signalé par le médecin légiste. Très important : il peut y avoir de l'ADN de son agresseur. A vérifier lors de l'exhumation.

6 - Explications à donner par les gendarmes concernant la polaire verte et les vieilles chaussures qui se retrouvent en photo alors qu'elles n'étaient pas sur la voie ferrée mais dans la voiture. Pourquoi cette manipulation des gendarmes ? quel but ?

7 - Explications à demander au médecin légiste concernant les descriptions incohérentes avec le corps : torse velu noir, "le thorax, l'abdomen et les membres complétement broyés" ce qui est faux : le bras droit entier est en photo sur la VF et il porte des traces de liens au poignet ainis que le dessous des ongles noirs .... liste non exhaustive.

8 - Vérifier les incohérences dans les déclarations de la famille de retraités SNCF (parents et fils de 40 ans) habitant la maison garde-barrière désaffectée dont le jardin est situé là où le corps a été découvert. Par exemple le fils déclare n'avoir rien vu, rien entendu mais il parle d'un jeune homme découvert par les conducteurs de trains. Or Jean Eudes était méconnaissable, seule la calotte crânienne gisait au bord de la voie mais le crâne était écrasé et méconnaissable. Liste non exhaustive des incohérences.

Liste non exhaustive.

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