Si quelqu'un vous disait:

Les politicien-nes, joueur-euses de Bonneteau font rêver le Medef en pillant les richesses communes de "ceux qui ne sont rien".

Si quelqu’un vous disait :

-les pauvres et les salarié-es sont des ignares toujours mécontents de leur sort qui ne comprennent pas que sans la générosité exemplaire des riches, des puissants, des financiers et des actionnaires, ils n’auraient pas de travail, pas de ressources, vous réagiriez au mieux par un éclat de rire (nerveux) en proposant d’arrêter de sniffer de la coke ou au pire… (pas d’incitation à la violence gratuite, note de l’avocat-e) ;

Si quelqu’un vous disait :

-demain j’augmenterais tes ressources, mais en attendant tu me files quelque dizaines d’euros par mois cela me permettra de te faire un cadeau, plus tard, vous proposeriez séance tenante cette fâcheuses personne d’aller vendre ses promesses ailleurs. Si elle en rajoute en proposant qu’en fait pour réaliser sa promesse il fallait lui filer les clefs de ta baraque, c’est surement un coup de pied au…

Si quelqu’un vous disait :

-tes droits font peur aux gentils investisseurs qui s’en sentent brimés et n’osent pas te proposer du travail, pour les rassurer il faudrait que tu acceptes un statut d’esclave rémunéré, vous jugeriez, à juste titre qu’un petit séjour en maison de repos lui ferait du bien.

C’est pourtant ce genre de refrain qui a bercé la population pendant tout l’été. Car on vous le serine à longueur d’antenne avec expert-es à l’appui.

En supprimant les cotisations sociales pour les transformer en CSG, c’est du salaire que l’on vous pique en prenant en même temps le contrôle sur la Sécurité sociale qui vous appartient. Même si de réformes en réformes, de lois en ordonnances (celle de Juppé en 96, de Jeanneney en 67) la gestion de la Sécu échappe aux salariè-es, c’est bien à elles et eux qu’elle appartient. Ce que les gouvernant-es et les patron-nes appellent charges sociales et qui sont en fait des cotisations, c’est une part du salaire mise dans un pot commun qui est restitué de façon solidaire par les différentes prestations de la Sécu.

En augmentant la CSG, le gouvernement vous file une taxe supplémentaire tout de suite contre la promesse de vous augmenter, plus tard, en vous rétrocédant en salaire ce qui est déjà du salaire. C’est un tour de passe-passe, certes le chiffre en bas de votre feuille de paye va augmenter, peut-être ?, mais après avoir préalablement diminué, et vous faire oublier pour un temps vos revendications salariales, mais dans un même temps l’état sera devenu propriétaire de la sécu dont elle avait arraché le bail en 96... et vous serez perdant en qualité et accès aux soins : austérité oblige, comme il disent !

Ce n’est qu’un exemple de ce que ces politicien-nes, joueurs de Bonneteau sont en train de mettre en place comme entourloupe. De même après avoir décentralisé la gestion de biens publics aux communes, agglomérations département et régions, ils en coupent les ressources et les subventions.

A la sortie, ces cadeaux vont vous coûter chers, l’offre de service public va diminuer au prix de prestations privées onéreuses. Des services accessibles à toutes et tous qui étaient financés par la solidarité où l’impôt, vont devenir de plus en plus inaccessibles au plus grand nombre.

A la sortie avec la loi travail XXL vous serez esclaves de votre emploi, sinon vous perdrez non seulement vos ressources mais aussi la complémentaire santé qui va avec (merci l’Accord National Interprofessionnel) et vous vous retrouverez avec une couverture sociale peau de chagrin et sans la protection que représentaient les Comités d’Hygiène et Sécurité et Conditions de travail.

A la sortie, réjouissez-vous les dividendes et autres revenus des riches, des puissants, des financiers et des actionnaires va continuer de croître et elles et ils pourront à coup sûr être encore plus généreux et bienveillant avec la populace. .. si vous  croyez encore  au père Noël?

Les politicien-nes qui nous gouvernent ne sont que des lobbyistes du grand capital et ne servent que celles et ceux qui le détiennent. Les autres ne  sont rien, comme le dit le Président. Nous devons les chasser des postes qu’ils occupent pour usurpation de fonction politique.

La politique est l’art d’organiser la société pour permettre à la population de vivre ensemble au mieux dans l’idée d’un progrès social partagé.

La politique moderne doit être celle du développement de biens communs, de la solidarité et du partage dans un cadre de croissance soucieux de l’écologie et de la préservation des ressources. La santé, l’éducation, l’habitat, l’eau, l’énergie, les transports, les communications, … doivent être accessibles à tous et toutes.

C’est de cela qu’il va être question dans les jours, les semaines les mois à venir. Dans la rue, par la grève et les manifestations, la paralysie de l’économie au besoin. Sinon, le jour où la majorité de la population n’aura plus rien à perdre ce ne sont pas les millions d’€ investis en gaz lacrymogènes qui arrêteront sa colère légitime.

Au fait, en parlant de croissance et d’écologie, nos expert-es et autres politicien-nes serviles du  capital oublient une question essentielle, le travail tels qu’ils et elles nous le font miroiter comme une denrée essentielle à la vie, il sert à quoi ? à part nous aliéner dans la fuite en avant de la société de consommation.

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