Monsieur Sassou Nguesso prépare encore une guerre civile au Congo-Brazzaville

Des informations alarmantes nous parviennent sur l’achat de tonnes d’armes de guerre par Sassou Nguesso... Le paradoxe, c’est que depuis son indépendance, le Congo-Brazzaville n’a jamais été en conflit avec ses voisins. M. Sassou Nguesso, Général d’armée de son état, achèterait des armes pour son plaisir personnel, c’est noël avant l’heure dans le clan présidentiel...

Monsieur Sassou Nguesso prépare encore une guerre civile au Congo-Brazzaville.   

Des vents tempétueux, des pluies diluviennes annoncent des mauvais temps d’un cyclone qui va se transformer en ouragan emportant tout sur son passage.  

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Que la communauté internationale ne s’étonne pas des violences à venir au Congo-Brazzaville avant et après l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Ainsi qu’elle ne nous demande pas d’aller régler le contentieux électoral devant la Cour constitutionnelle au service de monsieur Sassou Nguesso. Quelle farce et hypocrisie de la part de ces partenaires au développement ! Nous ne sommes pas dupes au sujet des magouilles de ces Occidentaux, des fourbes, qui nous font des leçons sur la démocratie alors qu’ils entretiennent des relations incestueuses avec la dictature du Congo-Brazzaville.     

Des informations alarmantes nous parviennent sur l’achat de tonnes d’armes de guerre que les Occidentaux ne peuvent pas ignorer. Le paradoxe c’est que depuis son indépendance le Congo-Brazzaville n’a jamais été en conflit avec ses voisins. Monsieur Sassou Nguesso, Général d’armée de son état, achèterait des armes pour son plaisir personnel, c’est noël avant l’heure dans le clan présidentiel.    

 « L’Empereur s’est fait voler 150 millions d’Euros par un marchand d’armes Turc pour l’achat de 8 hélicoptères de guerre russe Mi-M35 estimé à 16 millions l‘unité. Il aurait été victime d’une autre arnaque de trois autres marchands d’armes avec un préjudice financier de 368 millions d’Euros. »    

Avec 518 millions d’Euros appartenant au Congo-Brazzaville, nous aurions faits des choses utiles pour nos concitoyens. Il est incapable de payer régulièrement les fonctionnaires, la bourse des étudiants de l’intérieur comme ceux de l’extérieur et les retraités sont maltraités. Maintenant nous comprenons pourquoi il passe son temps à payer des armes qui vont tuer des Congolais pour qu'il se maintienne au pouvoir.    

Incapable de construire ne fusse qu’un dispensaire, Sassou Nguesso qui prône tous les jours la PAIX a la malice dans son cœur car il prépare une autre guerre civile afin de se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir. Étant déjà Empereur à quoi lui servirait une élection présidentielle ? Quel paradoxe !     

Le peuple congolais crie famine, meurt à petit feu et s’interroge sur son existence au Congo-Brazzaville qui est devenu pire qu’un enfer. Espérant que les Congolais du Congo-Brazzaville aillent au paradis tant l’expérimentation de l’enfer sur terre décidée par l’Empereur est rude. Mêmes les Pasteurs-Cadres, la confusion des genres dans l’administration, n’arrivent pas à apaiser le courroux de l’Empereur suite à son limogeage de 1992, après une élection démocratique, libre et transparente, qu’il avait vécu comme un déshonneur. Le personnage est rancunier. 

En cette période d’élection présidentiel, le peuple congolais tenaillé par la faim et sans travail va devoir se contenter des tee-shirts à l’effigie de leur candidat et de 2000 francs CFA pour avoir acclamé ce dernier donnant l’illusion d’une foule acquise à sa cause. Une des prophéties de l’ex Président Fulbert Youlou se réalise : « Qu’un jour les Congolais aller applaudir un fou. » Nous y sommes sans nous en rendre compte. Ces meetings des promesses non tenues participent à la dégradation du discours politique. Nous avons affaire à des vendeurs de bonheur et des lendemains meilleurs, des vrais prestidigitateurs congolais. Ventre affamé n’a point d’oreilles, le peuple congolais se donne au plus offrant dont ceux-là même qui dilapident les deniers publics.     

Après avoir gagné la guerre militaire du 5 juin 1997, il fallait gagner la guerre économique en asphyxiant le peuple congolais afin que ce dernier devienne dépendant de ces seigneurs de guerre. L’un des instigateurs de cette théorie n’a pas été épargné par l’Empereur. La souffrance du peuple n’est pas un fait du hasard mais un plan machiavélique savamment pensé dans les officines diaboliques du PCT (Parti congolais du travail) redevenu comme avant l’avènement de la démocratie un Parti-État qui veut régner indéfiniment sur le Congo-Brazzaville.     

L’Empereur a commencé sa campagne électorale avant l’heure sous le fallacieux prétexte de visites de travail qui ne servent à rien depuis 37 années de dictature cumulée. En parlant de PAIX, leur crédo, principes sur lesquels ils fondent leur opinion et leur conduite, l’Empereur et ses sbires préparent la guerre civile. Car gare à celui qui va contester les résultats de la présidentielle du 21 mars 2021, il aura affaire à des tonnes d’armes de guerre allant des chars, des fusils d’assaut, aux lances roquettes, aux AK 47 (Kalachnikov), etc.      

Nous rentrons dans une période d’instabilité politique et sociale. Ils se servent de la COVID-19 avec des couvres feux pour mieux contrôler les Congolais en nous privant de nos droits civiques. Ils emprisonnent à tour de bras et assassinent ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils pensent faire de la politique, mais à bien y voir c’est à une association des malfaiteurs en bande organisée à laquelle nous avons à faire. Ils préparent déjà les lionceaux qui vont dévorer les récalcitrants.  

Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré lundi 22 février 2021 que l'épidémie de la COVID-19 soit utilisée par certains pays, qu'il n'a pas cités, pour faire taire les « voix dissonantes » et les médias. « Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays (comme le Congo-Brazzaville) ont pris des mesures de sécurité sévères et des mesures d'urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales. »  

L’Empire du Congo-Brazzaville ne s’étend que d’Oyo à Édou. Les autres régions, départements, villes et villages ne sont que des vassaux à la remorque du village d’Oyo la terre des bienheureux où il fait bon vivre. Le dignitaire qui n’a pas construit sa villa à Oyo est suspect et n’est pas digne de confiance de la part de la dictature.     

Combien de temps allons-nous encore supporter ces humiliations quotidiennes ? Le peuple congolais est tétanisé car encore traumatisé par les stigmates de la guerre civile du 5 juin 1997 qui a fait environ 400 000 morts soit un dixième de la population congolaise. La démonstration de force par l’achat des tonnes d’armes de guerre amplifie la crainte des populations démunies devant ces gens sans foi ni loi. Le peuple congolais préfère malheureusement vivre dans le déshonneur que de perdre sa vie.     

Tous systèmes à une faille. Ce n’est qu’ensemble que nous mettrons fin à ce cirque politique. L’unité de l’opposition congolaise est nécessaire mais la division perdure. Nous assistons impuissants au bal des egos alors que le peuple congolais souffre. On applaudit les mêmes qui la nuit tombée se retrouvent dans des coteries comme frères et sœurs. La nuit au Congo, tous les chats sont gris.     

Monsieur Sassou Nguesso parle constamment de PAIX qui n’est pas un projet politique. Cependant le dispositif militaire qui l’entoure est significatif de la peur et la haine qu’il a des Congolais. Il veut donner l’impression d’un grand Homme d’État, mais la réalité est toute autre. C’est incompréhensif qu’un Président tant aimé des Congolaises et des Congolais ait besoin d’un bataillon armé pour le protéger de ses concitoyens. Monsieur Sassou Nguesso a toujours vécu au crochet de l’État et il y a pris goût. Il ne veut plus revivre sa traversée du désert de 1992 à 1997.     

Souvenons-nous de la dernière guerre de 2016 dans le Pool sous black-out dans laquelle monsieur Frédéric Bitsamou, alias Pasteur Ntumi,  était considéré comme un terroriste pour à la fin en faire un partenaire pour la PAIX au Congo-Brazzaville. Monsieur Sassou Nguesso qui aime le goût de sang a envoyé nos enfants du Nord faire la guerre contre leurs frères du Sud. Les images des cercueils des militaires recouverts par le drapeau congolais nous font de la peine car ils sont morts pour défendre un système et non la patrie. Ce ne sont pas les enfants des familles Sassou, Nguesso et compagnie qui vont au front, mais des Congolais lambda qui tuent d’autres Congolais dans leur pays pour pérenniser un système. L’Empereur est dépourvu d’empathie devant les familles congolaises éplorées qui ont perdu leurs enfants. L’argent ne les ramènera pas à la vie.     

L’avenir de toutes les Congolaises et tous les Congolais y compris nos parents du Nord est garanti par la constitution. Le Congo-Brazzaville est uni et indivisible.      

L’opposition congolaise a eu 5 ans pour faire l’union mais c’est la désunion qui a prévalue. Aucun projet politique cohérent n’en est sorti. À l’approche de l’élection présidentielle ceux qui avaient des agendas cachés sont sorties de leur tanière. C’est chacun pour soi et Dieux pour tous ; Qui sera le prochain Chef de l’opposition nommée et qui fera partie du prochain gouvernement d’union nationale ?  Ils sont déjà sur les starting- blocks.     

Certains partis politiques de l’opposition n’ont pas eu le droit de concourir. La dictature a choisi ses partenaires. C’est le cirque des petits copains et coquins.     

Organisons-nous mieux, parlons comme des frères et sœurs au destin lié, alors nous sortirons notre pays de ce cycle maléfique. Nous allons continuer à dénoncer ces dérives jusqu’à la victoire finale. N’ayons crainte car la digue se fissure et sera emporter par le prochain tsunami.     

Remobilisons-nous car le Chef nommé de l’opposition congolaise, monsieur Pascal Tsaty Mabiala de l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale) ne participera pas à l’élection présidentielle du 21 mars 2021, et ne donnera pas des consignes de vote à ses militants. C’est dans la nature du caméléon de Loudima de changer de couleur. Même la Présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, madame Claudine Munari  Mabondzo, a déclaré forfait pour redevenir Présidente de son parti le MUST (Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail) et participant ainsi à la concertation politique de Madingou à ce titre. 

Pendant 5 ans, madame Claudine Munari Mabondzo et monsieur Pascal Tsaty Mabiala ont berné les militants pour se dérober au dernier moment sans bilan à présenter. Le rôle de l’opposition c’est de conquérir le pouvoir par la voie des urnes et de gouverner. Triste spectacle de la politique congolaise faite de filouterie et de trahison. On n'abandonne pas ses troupes en rase campagne et sans repère. Inconsciemment nous participons au discrédit de la parole politique Et ne nous étonnons pas que le peuple congolais nous traite « de tous pourris. » Les présidents des partis politiques de l’opposition aiment qu’on les encense avec des qualificatifs de Grande dame, de Maestro, de monsieur le Ministre, alors que peuple congolais souffre de leur inaction et que le pays s’abime au jour le jour.  

Au Congo-Brazzaville la politique doit retrouver ses lettres de noblesse. Abraham Lincoln disait : « La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. »     

Le 21 mars 2021 sera un jour de deuil pour nous. Néanmoins pour ceux ou celles qui iront voter pour le changement, un vote utile est suggéré. Pour les autres qui resteront chez eux, ils méditeront afin de donner un sens à leur existence sur cette terre congolaise. Un Empereur n’organise pas d’élection présidentielle, car il se succède à lui-même, et le pouvoir transmis de génération en génération.    

« Qui veut la paix prépare la guerre » dixit Jules César. 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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