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Billet de blog 4 déc. 2022

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Monsieur Denis Sassou Nguesso l'imposteur

« Lorsque la loi ne vous protège plus contre les corrompus, mais protège les corrompus contre vous, vous savez que votre nation est condamnée ! »

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Monsieur Denis Sassou Nguesso l’imposteur.  

« Lorsque la loi ne vous protège plus contre les corrompus, mais protège les corrompus contre vous, vous savez que votre nation est condamnée ! »  

Ce qui nous fait avancer, c’est la conscience d’avoir un engagement envers notre pays le Congo-Brazzaville, et envers le peuple congolais. C’est ainsi que nous ne pouvons pas abdiquer devant l’état lamentable dans lequel se trouve notre pays à cause d’un seul homme, d’une seule famille, d’une seule tribu, d’un seul clan, d’une seule caste et d’une seule cour de courtisans.  

Appeler le passé pour expliquer le présent catastrophique de notre pays est l’exercice périlleux auquel monsieur Denis Sassou Nguesso s’est livré le 28 novembre 2022 lors de son discours sur l’état de la nation ; État de la nation réduit à une seule tribu avec un bilan désastreux en termes d’efficience.  

C’est un discours d’autosatisfaction d’un prestidigitateur, un copier-coller de tous les discours depuis plus de 38 années cumulées de pouvoir tyrannique. Tout n’est que slogan, tout n’est que promesse sans réalisation concrète aucune en dehors de quelques bâtisses placées çà et là en vue de donner l’illusion des travaux ayant un impact positif sur la vie quotidienne des Congolaises et des Congolais. Tout le tissu économique congolais a été saccagé au profit des étrangers, des prête-noms, qui s’érigent maintenant en Calife au Congo-Brazzaville, le Congolais étant réduit à l’état de soumission. Le Congo-Brazzaville stagne et l’avenir est plus qu’incertain pour la jeunesse congolaise, les adultes ayant déjà mangé le pain noir de la servitude.    

Le rejet du régime dictatorial de monsieur Denis Sassou Nguesso par la population congolaise est total ; Mais les intellectuelles et les intellectuels congolais censés éclairer la lanterne font comme si l’on vivait dans le meilleur des mondes. Aucun démocrate dans le monde n’est resté tant d’années au pouvoir. S’opposer devient un droit quand le vivre ensemble est mis à mal dans notre pays.   

La défiance se traduit au niveau même de l’armée congolaise, la grande muette oubliée, sourde et aveugle. L’armée congolaise républicaine est délaissée au profit de trois corps paramilitaires qui sont la garde républicaine, la sécurité présidentielle et le service de protection des grandes personnalités comme s’il en existait au Congo-Brazzaville. Comme toujours pour mieux surveiller tout le monde, ces trois services sont en concurrence, et gérés par des soudards qui ne rendent compte directement qu’à leur bienfaiteur. La garde républicaine n’a de républicain que le nom tant la majorité de son effectif est tribale. Ainsi va le Congo-Brazzaville.  

Combien même que certains militaires congolais de sa tribu soient acquis à sa cause, monsieur Denis Sassou Nguesso, qui se comporte comme un étranger au Congo-Brazzaville, ne leur fait pas confiance. Il préfère la compagnie des militaires « Zaïrois » de l’ancienne DSP (division spéciale présidentielle) de feu maréchal Mobutu, les anciens militaires rwandais recyclés comme réfugiés, des militaires tchadiens, des militaires centrafricains et bientôt des mercenaires de la milice Wagner russe. Ces derniers dépourvus de fibre patriotique pourront tirer facilement sur la population congolaise sans arrière-pensée le moment venu. C’est le triste sort que réserve monsieur Denis Sassou Nguesso aux Congolaises et aux Congolais si ces derniers venaient à demander son départ qui est déjà acté. Nous y arriverons.  

Les contrats signés avec le Rwanda comprenant une clause Défense n’ont toujours pas été soumis au parlement congolais. Cache-t-on l’implantation des bases militaires rwandaises au Congo-Brazzaville pour la pérennisation du pouvoir ?   

N'oublions jamais que monsieur Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir par la voie des armes avec le concours bienveillant de la France et l’appui décisif de l’Angola. On comprend mieux la méfiance de la société civile et de la jeunesse congolaises vis-à-vis de la France qui veut se parer des draps blancs de la virginité en occultant son passé désastreux qui fait la misère des Congolaises et des Congolais aujourd’hui. Les générations passent mais les mentalités d’esclavagistes et de colonisateurs perdurent dans le subconscient de l’intelligentsia française comme lors du temps béni des colonies.  

La France devrait savoir que le monde a changé. Ses seuls interlocuteurs dignes de confiance dans un partenariat gagnant-gagnant sont dorénavant les acteurs de la société civile et la jeunesse en Afrique et au Congo-Brazzaville. Longtemps pillés, les Congolaises et les Congolais patriotes ne peuvent plus supporter ni tolérer la misère dans laquelle se trouve le peuple congolais qui tire le diable par la queue. Aucun éclairci n’est perçu à l’horizon tant le système de prédation mis en place par la Françafrique perdure au vu et au su de tout le monde.    

Le Congo-Brazzaville est face à deux pathologies morbides l’une comme l’autre à savoir l’obésité des apparatchiks et la malnutrition du peuple. N’étant pas fatalistes, nous savons que les maux que nous avons créés ont des solutions qui passent par une redistribution équitable de la richesse nationale entre toutes les Congolaises et tous les Congolais.   

Pour paraphraser Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, nous dirons : « Nous savons que monsieur Denis Sassou Nguesso et la France mentent. Ils savent qu’ils mentent. Ils savent que nous savons qu’ils mentent. Nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent. Et, pourtant, ils persistent à mentir ».  

Surgit des profondeurs des mers, le serpent de mer qu’est la lutte contre corruption brandie par monsieur Denis Sassou Nguesso le premier corrompu congolais, celui qui avait dit sur une chaine de télévision française être revenu au pouvoir afin de garantir les intérêts de la France. Plus aucune Congolaise, plus aucun Congolais ne croit aux incantations d’un personnage vil qui jusqu’à ce jour n’a jamais perçu la quintessence de la fonction de Président de la République.  

Dans une République, le Chef de l’État a un exercice de représentation à la suite d’une délégation de pouvoir pour un temps déterminé de la part du peuple. En aucun cas ce pouvoir ne saurait être la propriété d’une personne, d’une famille ni d’un clan. Monsieur Denis Sassou Nguesso n’a jamais reçu le Congo-Brazzaville en héritage ni en cadeau, c’est pour cela que nous combattrons toujours ses méthodes de dictateur.  

OUI, monsieur Denis Sassou Nguesso, la République, Res Publica, est la chose publique qui est un concept qui se réfère à un État gouverné en fonction du bien du peuple, par opposition à un État gouverné en fonction du bien privé des membres d’une classe ou d’une personne.  

Non content d’avoir détruit le système éducatif scolaire et universitaire au Congo-Brazzaville afin d’avoir des analphabètes à sa botte, monsieur Denis Sassou Nguesso et le général Gilbert Mokoki, ministre et la Santé et de la Population, s’acharnent à supprimer le peu de système de santé qui reste aux Congolaises et aux Congolais.  

Un fait non anodin mais d’une extrême gravité vient de se passe au Congo-Brazzaville. Il s’agit de la fermeture de l’Hôpital Évangélique Le Pionnier (HELP) d’Impfondo dans la Likouala, le meilleur hôpital de la Likouala en termes de qualité de soins. Les populations d’Impfondo et du département de la Likouala sont sans soins depuis la fermeture de l’Hôpital Évangélique Le Pionnier (HELP) d’Impfondo, abandonnées à elles-mêmes. Cette volonté macabre de toujours vouloir paupériser la population congolaise est difficile à comprendre de la part de monsieur Denis Sassou Nguesso qui voue une haine farouche à ce peuple depuis que ce dernier l’avait congédié à juste titre en 1992. Cette plaie de l’Émir d’Oyo ne cicatrisera jamais tant l’imposteur a toujours fini par être démasqué. Tel le roseau, le peuple congolais va plier mais ne va pas rompre.   

Le niveau du système de santé dans le département de la Likouala reste l’un des plus faibles de notre pays. La couverture sanitaire du département est très faible. Plusieurs structures sanitaires construites ne sont pas utilisées. Ainsi concluait l’évaluation technique des structures sanitaires du département de la Likouala du 17 au 28 mars 2020 sous l’auspice de la direction des études et de la planification du ministère de la Santé et de la Population.   

Le parcours politique de monsieur Denis Sassou Nguesso a toujours été jalonné d’épisodes douloureux à savoir les assassinats politiques des Chefs d’États et autres dignitaires, les procès politiques avec des exécutions de masse, la guerre civile du 05 juin 1997 avec 400 000 morts, les disparus du Beach, le siège du département du Pool avec des crimes contre l’humanité, l’instauration de l’autoritarisme, etc. Peut-on parler ou envisager dans ce contexte la PAIX comme « la clé de voute de notre édifice commun le plus précieux, le Congo, sur une superficie de 342 000 km², peuplé de 5 millions d’habitants » ?  

Dans une démocratie que nous appelons de tous nos vœux, il n’y aura pas de prisonnier politique, de presse muselée, de liberté d’expression bridée, des droits humains violés, d’injustice sociale, de népotisme, de corruption, de gabegie, etc. Nous devons combattre la corruption et défendre les droits humains.  

La jeunesse congolaise désœuvrée sert de variable d’ajustement à la politique clientéliste de monsieur Denis Sassou Nguesso qui pratique la politique de la carotte et du bâton.   

La réconciliation nationale passe nécessairement par un dialogue franc entre toutes les Congolaises et tous les Congolais, la libération des prisonniers politiques et le rétablissement des libertés fondamentales.  

La PAIX des armes ne doit pas être une menace d’une guerre contre le peuple congolais, agitée comme un chiffon rouge. Monsieur Denis Sassou Nguesso qui veut tant la PAIX prépare la guerre avec l’aide de ses mercenaires.  

Au Congo-Brazzaville la PAIX, c’est la PAIX des cimetières, l’exil forcé ou la servitude totale.  

Ensemble changeons le Congo, pour un Congo meilleur dans l’unité, le travail et le progrès.  

C’est Baruch Spinoza qui écrivait : « La PAIX n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice ».  

Peuple congolais réveille-toi ! 

Debout Congolais ! 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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