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Billet de blog 16 févr. 2019

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A Singapour, Christel Sassou Nguesso utiliserait les mêmes combines qu'à Hong Kong

En novembre 2009, le FMI avait ordonné la fermeture de la COTRADE, celle de Brazzaville et surtout celle de la COTRADE Asia située à Hong Kong. Ce fut la seule action autoritaire à mettre au crédit de l’institution internationale dans la procédure d’effacement de milliards de dollars de dette accumulés par le pouvoir irresponsable de Denis Sassou Nguesso.

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A Singapour, Christel Sassou Nguesso utiliserait les mêmes combines dont il avait usé à Hong Kong

Par Rigobert OSSEBI

En novembre 2009,  le FMI avait ordonné la fermeture de la COTRADE, celle de Brazzaville et surtout celle de la COTRADE Asia située à Hong Kong. Ce fut la seule action autoritaire à mettre au crédit de l’institution internationale dans la procédure d’effacement de milliards de dollars de dette accumulés par le pouvoir irresponsable de Denis Sassou Nguesso.

Tout cela se fit très discrètement, bien sûr, car il ne fallait pas entacher la réputation de la très vertueuse et pauvre République du Congo dont les efforts de transparence et de bonne gouvernance ont été unanimement reconnus par les responsables du FMI, DSK en tête.  Le Point d’Achèvement salutaire avait été accordé honteusement peu de temps après, en Janvier 2010.

La structure  asiatique était un doublon criminel qui appartenait en propre à Denis Christel Sassou Nguesso et qui permettait de capter, au profit de ce dernier, les recettes des cargaisons affectées à la COTRADE Congo ; une filiale de la SNPC qui lui avait été confiée, comme un pot de miel que l’on pourrait mettre  entre les pattes d’un ours. Officiellement le fiston s’était retrouvé au chômage à la fin 2009, mais il continua toujours à tirer les ficelles du négoce pétrolier jusqu’à maintenant.

Dans les actions de recouvrement de sa créance, le célèbre fonds vautour Kensington, appartenant à Elliott, avait saisi les comptes de cette structure de Hong Kong et avait alerté le FMI qui a toujours eu le plus grand respect pour les créanciers contentieux anglo-saxons. Rapidement Kensington, et les autres fonds vautours, obtinrent le règlement de leurs créances, avec une pseudo décote, dans les conditions que l’on peut toujours retrouver dans nos archives et sur le blog d’un, maintenant vieux, créancier du Congo :  http://sergeberrebi.over-blog.com/article-cotrade-asia-ltd-ou-la-transparence-du-necoge-petrolier-a-la-congolaise-68014447.html

Quelques années plus tard, en 2015, Denis Christel Sassou Nguesso, ayant récupéré le complet contrôle de la SNPC, aurait mis en place un même système de détournement pour cette dernière avec une SNPC Asia domiciliée à Singapour. La combine est fort simple, et identique à celle qui prévalait avec les COTRADE : c’est la société SNPC Congo qui exporte mais c’est la SNPC Asia qui encaisserait. Et ce ne sont pas des sacs de billes, chaque cargaison avant la chute du prix du baril, c’était au dessus de 100 millions de dollars. Aujourd’hui c’est encore 60 millions de dollars à se mettre dans la poche… Sans compter les préfinancements qui auraient pu aisément être encaissés à Singapour !

Comme peu de gens l’ignorent, aussi bien pour la Cotrade Asia (Hong Kong), qu’à ses débuts pour la SNPC Asia (Singapour) c’était Calixte Ganongo alors DGA de la SNPC qui orchestrait les détournements pour son bienfaiteur Denis Christel Sassou Nguesso avant qu’il ne soit nommé Ministre des Finances. Il est maintenant l’interlocuteur principal du FMI pour son emblématique « plan de sauvetage ». C’est Cedric Okiorina, qui est à la tête de cette structure « bis » de la SNPC et il est tout aussi dévoué  au grand prédateur,  Denis Christel Sassou Nguesso.

Singapour ne plaisante pas particulièrement avec la corruption. Le FMI aura du mal à se montrer complaisant avec cette SNPC Asia dès lors qu’il y aura un peu de remous autour d’elle ; les autorités du micro-Etat asiatique ne le comprendraient sûrement pas…

Il n’y a de jour sans qu’un nouveau scandale congolais n’éclate. L’ONG Global Witness vient de publier un nouveau rapport qui concerne Marine XI. A n’en pas douter, elle ne tardera pas à mettre à l’aise Denis Christel Sassou Nguesso avec ses affaires obscures en Malaisie, ou tout juste à côté…

Pour le plus grand bonheur du FMI et de ses très complaisants experts.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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