(Congo) Mberi Martin, le dialogueur affamé

Sans conteste, l’escroquerie politique est de nouveau en mouvement au Congo. Le dictateur Sassou Denis a nommé par décret numéro 2018-306 le 9 août 2018, son clone issu de la « sinistre » JMNR, Martin Mbéri au poste de secrétaire permanent du Conseil national du dialogue, chargé de « rechercher un consensus entre les forces vives du Congo.

MARTIN MBERI, LE DIALOGUEUR AFFAMÉ

Par Olivier Mouebara

  • Le courtisan Mberi Martin et son maître Sassou Denis

Sans conteste, l’escroquerie politique est de nouveau en mouvement au Congo.

Le dictateur Sassou Denis a nommé par décret numéro 2018-306 le 9 août 2018, son clone issu de la « sinistre » JMNR, Martin Mbéri au poste de secrétaire permanent du Conseil national du dialogue, chargé de « rechercher un consensus entre les forces vives du Congo.

Né en 1940, homme lige de la politique congolaise depuis 1965, Martin Mbéri qui a trahi avec fracas le professeur Pascal Lissouba, démocratiquement élu, est-il légitime de conduire un « dialogue » téléguidé par un usurpateur, monsieur 8%, le braqueur constitutionnel?

Martin Mbéri, le traître décomplexé a accordé une interview qui n’engage que lui dans un  journal local, la Semaine Africaine, le 27 septembre 2019 intitulée: « Martin Mbéri lance le processus constitutionnel du dialogue national sans exclusive ». Son « plan » de travail se décline en quatre phases allant d’octobre 2019 à juin 2020. Plus ubuesque, son rapport sera présenté à monsieur 8% pour exploitation et décision.

Est-il encore nécessaire de rappeler à Martin Mbéri qu’aucun dialogue n’a donné des résultats concrets sous l’égide du dictateur Sassou Denis, capable de renforcer l’unité nationale ou de faire avancer notre pays? Accepter cette commande de la part d’un criminel, c’est cautionner sa stratégie de l’insécurité, de la manipulation, et de la violence dans la mesure où l’envie de tuer de Sassou Denis est plus forte que son désir de paix.

Par voie de conséquence, un dialogue sur quoi, et plus sérieusement pour quoi faire?

Notre pays n’a pas besoin d’un énième dialogue ou d’une énième confession nationale. Les complices de ce dialogue dévoyé concocté avec l’aval de certains affamés doivent être considérés par les congolais comme des traîtres, et traités comme tels. Une entourloupe de plus est inenvisageable dans la persperctive de crise économique et sociale actuelle que traverse notre pays. Les congolais ont d’autres préoccupations. ils n’ont guère envie de se coltiner d’un monologue qui sera de toute évidence éloigné de leurs préoccupations quotidiennes.

Les problèmes de notre pays sont connus de tous comme l’eau de roche. Les congolais demandent unanimenent le départ inconditionnel de monsieur 8%, la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinions, le rapatriement de l’argent volé par le clan Sassou Denis, la dissolution de toutes les institutions illégales issues du hold-up électoral de 2016, la levée de l’immunité parlementaire de Kiki et de Claudia Sassou, l’arrestation immédiate et l’incarcération de Jean-Jacques Bouya, l’élucidation sur la disparition des 14.000 milliards de FCFA, etc…

Ceci dit, l’heure n’est plus aux tergiversations inutiles. Le choix des congolais doit être clair. Nous devons nous opposer à ce pseudo-dialogue qui n’a au fond qu’un but: donner du grain à moudre à Sassou Denis, au moment où il a un genou par terre. Asphyxié économiquement, accumulant d’importants impayés de salaires, de bourses et de retraites, le dictateur sort de sa trousse de maquillage un dialogue que personne d’autre que lui ne réclame.

Dès lors, n’ayons pas peur des mots. Deux solutions s’imposent pour chasser du pays Sassou Denis et son clan: l’insurrection ou sa neutralisation. Le reste n’est que bavardage, distraction et perte de temps. Comment ce dialogue à la sauce Mbéri-Sassou peut-il prétendre régler les problèmes cruciaux actuels du Congo? Le Mal du Congo, c’est Sassou Denis. Le cancer du Congo, ce sont ses enfants et sa cour ethnique. Notre pays ne brille plus que par les scandales de corruption.

L’heure de vérité est proche. Que tous ceux qui tentent de nous manipuler par un dialogue sans lendemain sachent une fois pour toute qu’il n’y aura ni dialogue, ni élection présidentielle en 2021 au Congo.

Pour mémoire, Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT a clairement affirmé « que son parti et le dictateur Sassou Denis ne prendront pas le risque d’organiser une élection pour la perdre ».

Dès lors, pourquoi perdre notre temps en conjectures? Nous devons radicaliser notre lutte face à une dictature qui a tout fait voler en éclats.

Que l’octogénaire Mbéri Martin qui est plus attiré par ses émoluments (15 millions de FCFA par mois) que par l’avenir du Congo tire sa révérence en évitant de se tirer une balle dans le pied. Qu’il prenne sa retraite à Mouyondzi, porte ses chapeaux, et fasse ses randonnées sur le Tipoyi. Le Congo n’a pas besoin d’hommes du passé et du passif.

Olivier Mouebara

(Extrait de www.congo-liberty.com)

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