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Billet de blog 20 mars 2021

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Le Congo-Brazzaville ouvre la nouvelle série de scrutins de pacotille...

Ce dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville, le dictateur-candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1979 [1], se présente à une élection présidentielle qui semble jouée d’avance. La campagne électorale a été une nouvelle fois rythmée par les arrestations d’opposants et de défenseurs des droits de l’homme. Dernier en date, jeudi 11 mars dernier, Alexandre Ibacka Dzabana...

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Pays / Congo Brazzaville

Le Congo-Brazzaville ouvre la nouvelle série de scrutins de pacotille organisés par des dictatures soutenues par la France

Alors que la diplomatie française ne se remet toujours pas de l’explosion du sentiment « anti-français » qui a embrasé le Sénégal il y a quelques jours, Paris s’apprête-t-elle à avaliser des élections fantoches organisées par certains des régimes les plus caricaturaux de son ancien pré carré ? Tout l’indique pour les scrutins en préparation au Tchad et à Djibouti en avril, et dès ce dimanche au Congo Brazzaville. Survie rappelle que le soutien de l’État français à ces dictatures alimente le sentiment « anti-français » sur le continent africain.

Ce dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville, le dictateur-candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1979 [1], se présente à une élection présidentielle qui semble jouée d’avance. La campagne électorale a été une nouvelle fois rythmée par les arrestations d’opposants et de défenseurs des droits de l’homme. Dernier en date, jeudi 11 mars dernier, Alexandre Ibacka Dzabana, coordonnateur de la Plateforme congolaise des ONG des droits humains et de la démocratie, membre de la coalition Tournons La Page Congo, qui a été arrêté à son domicile, à Brazzaville [2]. Poil à gratter du régime congolais, cette coalition d’ONG milite pour la transparence du scrutin en sensibilisant les citoyens sur les enjeux du vote et en formant des observateurs électoraux. Si la diplomatie française demeure discrète sur ce contexte électoral, c’est que le régime de Denis Sassou Nguesso peut compter sur le soutien sans faille de Paris.

Celui-ci se matérialise notamment par une étroite coopération militaire, maintenue malgré la grossière modification de la constitution permettant depuis 2015 à Sassou Nguesso de rester au pouvoir sans limitation de mandats, et la répression sanglante des manifestations populaires s’opposant à ce projet. En 2017, la France se targuait par exemple de disposer d’un « conseiller spécial » auprès du ministre de la Défense [3]. Pas plus tard que le mois dernier, les autorités françaises indiquaient fournir un « appui au commandement et à l’organisation interarmées, en fournissant conseil et ingénierie de formation aux plus hauts niveaux de l’état-major général (CEMG) » congolais, et de former « plusieurs dizaines d’hommes et de femmes de la Force publique congolaise » [4].

LIRE LA SUITE : 

https://survie.org/pays/congo-brazzaville/article/le-congo-brazzaville-ouvre-la-nouvelle-serie-de-scrutins-de-pacotille-organises

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