Sassou et la fin des 40 années de la malédiction du Congo par Youlou

Pendant 60 ans, nous avons vécu dans l’antagonisme Nord-Sud. Nombreux sont les Congolais qui sont convaincus de l’inexistence du tribalisme. A les entendre, les discriminations que nous observons parfois au sein de notre société ne seraient qu’une manipulation politicienne qui disparaîtra avec la liquidation physique ou la neutralisation de leurs instigateurs...

Sassou et la fin des 40 années de la malédiction du Congo par Youlou

Les fossoyeurs du Congo-Brazzaville

Par Pascal MALANDA

Un demi-siècle perdu

Dans 7 mois, en mars 2019, nous commémorerons les tristement célèbres journées qui ont ensanglanté et endeuillé le Congo en jetant les bases d’une construction nationale biaisée. Un édifice bancal basé sur la tribu et la négation de l’autre. Ce drame fondateur de mars 1959 qui a coupé le Congo en Nord et Sud nous poursuit jusqu’à ce jour. Loin d’en tirer les conséquences et d’en sortir une bonne fois pour toutes, nous avons au contraire sombré dans une terrible fuite en avant qui nous a tous conduits à des guerres civiles itératives. Aujourd’hui, le tissu social est en lambeaux et l’économie nationale est un véritable champ de ruines. Plus grave encore, nous sommes à la veille d’un grand chambardement. Les procès qui se sont déroulés ces derniers jours à Brazzaville sont la preuve d’une grande fébrilité au sein du pouvoir. Le prétexte d’atteinte à la sûreté de l’Etat cache très mal l’anxiété d’un régime qui touche inexorablement à sa fin. Une page est sur le point d’être tournée. Le sera-t-elle dans la paix comme en 1991-1992 ou au contraire céderons-nous aux démons de la guerre comme en 1997 ?

Pendant 60 ans, nous avons vécu dans l’antagonisme Nord-Sud. Nombreux sont les Congolais qui sont convaincus de l’inexistence du tribalisme. A les entendre, les discriminations que nous observons parfois au sein de notre société ne seraient qu’une manipulation politicienne qui disparaîtra avec la liquidation physique ou la neutralisation de leurs instigateurs. C’est ignorer qu’au fond de chacun d’entre nous somnole un puissant rejet de l’autre qui n’attend que la moindre occasion pour s’exprimer. Qui aurait cru qu’au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, ‘’Niboleks’’ et ‘’Tcheks’’ allaient se livrer une guerre aussi fratricide pendant laquelle on affirme que des bébés ont été pilés ? Oh, bien sûr que c’était la faute de Sassou qui avait su manipuler les uns et les autres ! L’affirmer c’est pourtant oublier malhonnêtement qu’on ne peut manipuler que ceux qui s’y prêtent avec une certaine joie morbide. Et ces derniers sont porteurs d’une profonde haine de l’autre. Si l’on n’y prend garde, même après Sassou, nous risquons de perpétuer ces travers. Il n’y a qu’à voir la composition du haut commandement de l’armée, les directions des grands corps d’Etat et les recrutements dans la fonction publique pour se rendre compte des dégâts causés à la cohésion sociale. Du régionalisme qui discriminait les « Sudistes » au profit des « Nordistes », on est passé progressivement et sournoisement au clanisme qui privilégie les membres d’un petit groupe sur la seule base de l’ethnie. Pour faire bonne mesure, on essaie de recruter quelques lampions serviables dans les autres groupes ethniques, lampions sacrifiés sans vergogne à la moindre occasion sur l’autel de la conservation du pouvoir.

Si l’antagonisme tribal coupait le Congo en Nord et Sud, les procès auxquels nous venons d’assister sont en train d’ouvrir sous nos yeux un nouveau chapitre lourd de conséquences pour l’avenir : les antagonismes au sein du grand Nord. Quand Sassou le Mbochi d’Oyo emprisonne Mokoko de Makoua ou Okombi de Lékana, c’est la mythique unité du Grand Nord qui est mise à mal. Nombreux sont ceux qui au Sud du pays se réjouissent de ce déchirement potentiellement fratricide en disant : « Laissez-les s’entretuer, cela permettra de les affaiblir et de reconstruire une vraie démocratie dont les sudistes sont les vrais et uniques porteurs. » Naturellement, aux yeux des patriotes et républicains que nous sommes (très nombreux, au Nord comme au Sud), il s’agit là d’une erreur gravissime. D’où ce cri de cœur pour dire « Arrêtons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Ayons le courage de nous asseoir ensemble pour conjurer nos démons une bonne fois pour toutes.» Car le vote massif en faveur de Mokoko à la présidentielle de mars 2016 a montré que les Congolais sont capables de sursaut patriotique. Même si ce sursaut s’est arrêté à mi-chemin quand la foule qui a plébiscité Mokoko ne s’est pas levée pour le défendre. Au contraire, l’abandonnant à son triste sort de prisonnier, la foule a replongé dans sa division habituelle. On a alors entendu toutes sortes d’élucubrations du genre : « Les Sudistes ont voté Mokoko pour chasser Sassou et récupérer le pouvoir des mains de Mokoko trop républicain et affaibli par le soutien des sudistes pour leur résister. » ou encore « Nous les Sudistes, nous nous sommes battus en octobre 2015 pour défendre la constitution pendant que Brazza-Nord se terrait. Maintenant, ils n’ont qu’à chasser leur monstre, on verra le reste après. » Peut-on construire une nation avec un peuple si profondément divisé ? Pourquoi quand Kinshasa se lève pour ses droits, on n’entend pas parler de Kinshasa-Nord et Kinshasa-Sud ?

Youlou est-il le saint qu’on nous a souvent présenté ?

Le mal du Congo n’est ni au Nord ni au Sud, il est tapi au fond de chacun de nous. Les politiciens ont le loisir de se servir des montagnes de haine que nous leur offrons. Le dire ne signifie aucunement jouer à l’équilibrisme. Loin de moi aussi l’intention de faire l’amalgame ou encore d’absoudre tout le monde. J’ai beaucoup de respect pour le premier président congolais, mais j’aimerais bien aborder un sujet le concernant qui a très souvent été occulté et galvaudé. L’histoire du Congo nous apprend que Jacques Opangault du MSA ayant gagné d’une courte voix les élections à la première assemblée territoriale du moyen Congo, aurait dû être élu premier président du congo. C’est grâce à l’achat de la voix d’un député du Niari, que Youlou « vole » la victoire d’Opangault. Il devient président de la république et transfert la capitale du Congo de Pointe-Noire à Brazza. Le mal était fait.

Deux leçons à tirer de ce triste épisode.

  1. l’achat des consciences s’est certes amplifié au fil des années, mais il a bien commencé en 1959.

  2. Les Congolais ont d’énormes difficultés à accepter le verdict des urnes.

40 ans de malédiction et d’errements ?

La bible nous dit dans Nombres 14 :

« 26 L’Eternel dit à Moïse et à Aaron: 27 «Jusqu’à quand laisserai-je cette méchante assemblée murmurer contre moi? J’ai entendu les plaintes des Israélites qui murmuraient contre moi. 28 Annonce-leur: ‘Aussi vrai que je suis vivant, déclare l’Eternel, je vous ferai exactement ce que je vous ai entendus dire: 29 vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement en vous comptant depuis l’âge de 20 ans et au-dessus et qui avez murmuré contre moi, 30 vous n’entrerez pas dans le pays que j’avais juré de vous faire habiter. Aucun de vous n’y entrera, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. 31 Quant à vos petits-enfants, eux dont vous avez dit qu’ils deviendraient une proie, je les y ferai entrer et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné. 32 Vos cadavres, à vous, tomberont dans le désert, 33 et VOS ENFANTS SERONT NOMADES PENDANT 40 ANS DANS LE DÉSERT. Ils supporteront les conséquences de vos infidélités jusqu’à ce que tous vos cadavres soient tombés dans le désert. 34 Vous avez mis 40 jours à explorer le pays, vous supporterez donc les conséquences de vos fautes pendant 40 ans, une année pour chaque jour. Ainsi vous saurez ce que c’est que d’être privé de ma présence.’ 35 Moi, l’Eternel, j’ai parlé et c’est ainsi que je traiterai cette méchante assemblée qui s’est réunie contre moi: ils seront détruits dans ce désert, ils y mourront.»

Youlou et les 40 ans de malédiction

« Vous serez dirigés un jour par un fou, vous serez incapables d’acheter un manioc entier, vous contentant de morceaux à la découpe, vous transporterez de lourdes charges sans nkata (coussinet amortisseur que l’on place sur la tête en portant une charge)…. Mbongo zahu, mbuka zahu (Ils ne penseront qu’à leurs postes et à leur argent)….»

Devenu président à la hussarde, Youlou le lari n’a pas fini son mandat. Harcelé de toutes parts et surtout par ses congénères Kongo de Boko, il démissionne en 1963 non sans avoir proféré (selon la rumeur) une lourde malédiction à l’encontre de son peuple ingrat. Un de ses discours (dont je cite ci-dessus un extrait en libre traduction) a circulé ces derniers temps sur les réseaux. Dans ce discours entièrement en lari (il s’adresse donc uniquement au Pool ?), il reproche à cette région de faire le jeu des adversaires qui n’ont pour objectif que des postes et l’argent. Oui, au lieu de le soutenir, ils l’ont lâché au profit du Kongo de Boko Massambat-Débat. Ce dernier démissionnera au bout de 5 ans, perdant le pouvoir au profit du nord qui le tiendra pendant de longues années. La querelle entre « Mbochis » pour la succession à Sassou semble répéter le même horrible scénario. Demain, la région de la Cuvette centrale risque de subir le même sort que le Pool aujourd’hui. Peut-on s’en réjouir, connaissant les drames qui ont suivi août 1963 ? Au cours de leur confrontation lors du procès, Dabira et Nianga-Mbouala ont parlé de leur inquiétude au sujet de ‘’l’avenir des Mbochi’’. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on assisterait probablement à la prise du pouvoir par un des clans Mbochi avant de le voir perdre ce même pouvoir au profit d’un autre groupe (au nord ou au sud ?).

L’avenir des mbochis et la mbochiphobie

Nianga-Mbouala, Dabira ou aucun autre officier supérieur congolais n’a le droit de se faire des soucis sur l’avenir des Mbochis dans le CONGO ETERNEL réconcilié avec lui-même. Dans la nation unie et prospère que nous appelons de tous nos vœux, personne n’aura le droit de s’en prendre aux Mbochis pour leur faire payer un quelconque mal commis en leur nom. Les vrais républicains sauront faire respecter la loi et s’opposer avec fermeté à toute velléité de punition collective forcément injuste par son essence.

Le Congo aurait-il été maudit ?

Revenons à Youlou. Selon une certaine rumeur, l’homme d’église aurait donc proféré une grande malédiction contre le Congo, mais surtout contre le Pool, sa région natale. Malédiction ou prophétie, Youlou a évoqué les nombreuses années de souffrance qu’a traversées et continuent de traverser le Congo en général et le Pool en particulier. En observant le destin du Pool dans le Congo et le sort que cette région a subi pendant ces dernières décennies, on peut légitimement se poser la troublante question sur la réalité de cette malédiction. Tout ce malheur sur le Congo, toute cette souffrance sur le Pool, sont-ils le fruit du hasard ? Les grandes malédictions bibliques auraient (selon la croyance populaire) une durée de 40 ans. Une malédiction étant une sentence, il faut quelqu’un pour l’exécuter. Quand la cour condamne une personne à la peine de mort, le bourreau a la désagréable mission de le décapiter. Il peut aussi s’agir d’un peloton d’exécution qui tire au même moment sur le condamné pour diluer le sentiment de culpabilité des bourreaux. Dans tous les cas, l’homme qui prend volontairement ou pas ce rôle ingrat sur lui, ne peut être poursuivi pour l’accomplissement de sa tâche. Je vois déjà la volée de bois vert se préparer à s’abattre sur moi au prétexte que je serais constant dans mon malsain désir de protéger des criminels monstrueux qui détruisent le pays.

Le PARDON christique est puissant et illimité

Loin de moi l’intention de m’opposer à la justice humaine. Encore faut-il que cette justice soit à la hauteur des enjeux colossaux auxquels sera confronté notre pays. Curieux pays que le nôtre où les églises sont de plus en plus remplies de croyants le dimanche, tandis que le PARDON est de plus en plus absent des cœurs. Que des fois n’avons-nous pas entendu ces phrases : « La cérémonie de lavement des mains a déjà eu lieu une fois en 1992. On a même construit un monument dénommé pompeusement ‘Plus jamais ça’. Cela a-t-il empêché les Congolais de s’entretuer en 1997-1999 puis en 2015-2016 ? Alors, pour une fois, appliquons la vraie justice qui nous débarrassera des crapules qui polluent notre existence. » Ces phrases sont récitées comme une litanie par ceux qui, à genoux et plongés dans une profonde prière, psalmodient chaque jour leur Pater noster sans se rendre compte du poids de leur dialogue avec Dieu : « Pardonne-nous nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous offensés. » Peut-on, en toute conscience et en pleine foi réciter sa prière quotidienne (nouveau testament dans la main), tout en niant le PARDON au prétexte qu’on l’aurait déjà accordé une fois ? Pourquoi dès lors, en tant que chrétien, s’acharner sur ceux qui violent et piétinent la constitution sur laquelle ils jurent de servir le pays tout en ignorant soi-même religieusement les profondes lois du Christ :

« Alors Pierre s’approcha et lui dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » Matthieu 18.21-22

La puissance du PARDON accordé en toute foi christique à celui qui pèche contre le peuple est de désarmer ce dernier sur le plan spirituel. Le PARDON sincère est une intercession qui détruit l’agressivité du pécheur et ouvre les cœurs à la réconciliation.

Je me suis donc demandé si dans l’histoire récente du Congo, quelqu’un ou un groupe de personnes, aurait volontairement ou involontairement pris la désagréable mission de faire souffrir les Congolais dans l’ensemble et le Pool en particulier pendant 40 ans.

Février 1979 – Février 2019 : 40 ans d’un long règne trouble

Dans près de 6 mois, cela fera 40 ans qu’un homme et son parti dirigent le Congo d’une main de fer. J’ai déjà mentionné à plusieurs reprises que cet homme avait tout pour faire du Congo sinon une petite Suisse, au moins un grand Singapour. Ce ne sont pas les moyens qui lui ont manqué. Sous son règne, deux grands booms pétroliers ont déversé des milliards de dollars sur le pays. Et curieusement, les deux booms se sont soldés chaque fois par un surendettement hallucinant tandis que les réalisations étaient en demi-teinte pour ne pas dire plus. Peut-on parler de malédiction ? A la surprise générale, ceux qui avaient chassé le premier président du Congo du pouvoir au cri de « Youlou a tout volé » faisaient et continuent de faire profil bas et raser les murs face à la débâcle financière du pays et à l’enrichissement scandaleux d’une infime nomenclature. Ceux qui se sont acharnés sur Lissouba ne sont nullement gênés par leur silence assourdissant actuel. Ceux qui ont chassé Youlou au prétexte qu’il s’était acheté un lit en or, se sont murés dans un assourdissant silence même quand les 14.000 milliards de CFA du Fonds pour les générations futures ont disparu sans laisser la moindre trace. Combien de lits en or peut-on acheter avec ces milliards ?

Pendant ce long règne, deux présidents seront assassinés, un président exilé, un président emprisonné pendant 11 ans, un cardinal assassiné, des dizaines d’officiers de haut rang fusillés ou empoisonnés, des milliers de Congolais innocents trouveront la mort dans d’interminables conflits ou disparaîtront dans des conditions troublantes. Sous cet interminable règne, le Pool sera à plusieurs reprises complètement dévasté. Plus troublant encore, ce règne avait connu une interruption après 13 ans. Qui œuvra à son rétablissement ? Le Pool, bien sûr, qui mena la vie dur au premier président démocratiquement élu après des années de monopartisme, comme si la peine prononcée par Youlou n’étant pas épuisée, il fallait rappeler l’exécuteur testamentaire pour qu’il achève son dur travail de 40 ans. Même chose en 2016, un nouveau mandat sera accordé dans le sang et les larmes et comme toujours dès le 4 avril 2016 le Pool fut la victime désignée.

La fin d’un grand cycle

Tant sur le plan spirituel que sur le plan humain et politique, tous les signes montrent que nous sommes à la fin d’un grand cycle. La fin du cycle actuel coïncide avec la fin d’une grande malédiction. La fin de 2018 et le début de 2019 devraient ouvrir une nouvelle page dans la vie du Congo. Comment aborderons-nous cette nouvelle phase de notre histoire ? Tout le monde sent que nous sommes à la croisée des chemins. D’un côté le sang, les larmes et les pleurs ; de l’autre le pardon, la justice et le rassemblement. D’un côté, la haine, la vengeance et les destructions accumulées depuis des décennies ; de l’autre la violence, les injustices, la méchanceté semées pendant les mêmes décennies. D’un côté la crainte d’un monde qui craque de tout côté, menace de s’effondrer et ouvre la voie à des lendemains incertains, de l’autre l’espoir d’un nouveau paradis dont seront chassés les pécheurs. Un seul homme cristallise toutes ces craintes et ces espoirs : Denis Sassou Nguesso. Certains appellent à le chasser par les armes ou à le destituer et à le juger, d’autres s’accrochent à lui comme à une bouée de sauvetage dans une mer livrée à un ouragan dévastateur. Paraphrasant Socrate, on peut dire : Tout homme est mortel, or Sassou est un homme, donc Sassou est mortel. Qu’on souhaite sa mort ou qu’on la redoute, une chose est sûre, Sassou quittera un jour ce monde. Quel Congo laissera-t-il à l’histoire et aux générations futures ? Un pays déchiré et ruiné ou un pays réconcilié et ayant retrouvé la voie de la prospérité ?

Si j’étais Sassou, pour les 3 ans qui me restent avant 2021, je prendrai les décisions salutaires suivantes :

  1. Je déclarerai ne pas être candidat en 2021

  2. Je libérerai tous les prisonniers politiques

  3. J’organiserai un forum de réconciliation nationale pendant 7 jours (pas plus)

  4. Je mettrai en place un gouvernement ultra compétent et de large union nationale
  5. Je veillerai à la relance de l’économie nationale avec l’aide de tous les Congolais et sans recours au FMI (le Congo est capable de sortir de crise en 18 mois)
  6. Je prendrai ma retraite en 2021 en bénéficiant du pardon du peuple

Le PARDON de Jésus à Saul sur la route de Damas a transformé le persécuteur de la jeune église du Christ en Saint-Paul, le plus fervent disciple de Jésus dont les épîtres constituent l’ossature du nouveau testament et de l’église. Sassou n’est pas Saul, mais je demeure convaincu que le fait de lui PARDONNER sincèrement ouvrira peut-être ses yeux sur le mal dont souffre notre pays depuis des décennies. L’Esprit qui a touché Saul sur le chemin de Damas peut aussi toucher Sassou avant 2021. C’est ma prière au DIVIN en chacun de nous. Cela n’empêche pas chacun dans sa faiblesse humaine de traiter Sassou en ange protecteur ou démon destructeur.

Pascal MALANDA

LE CONGO ETERNEL

(Extrait de congo-liberty.com)

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