Congo : La mémoire du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas souillée après sa mort.

La politique est un débat d’idées et non un champ de bataille dans lequel le vainqueur doit à tout prix trucider l’autre. Au Congo-Brazzaville c'est la loi du plus fort qui prévaut. Cela démontre à suffisance que le Congo-Brazzaville est une dictature pétrolière et corrompu, l’un des piliers du système néocolonial de la « Françafrique »

Congo-Brazzaville : La mémoire du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas souillée après sa mort.  

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Tout homme a le droit à la rédemption.  

LE SECRET MÉDICAL est l’essence même de notre métier de médecin. Il a pour but de protéger les personnes soignées. Il est l'élément nécessaire à la confiance des patients.   

La violation du secret médical est réprimée par le code de santé publique et le code pénal.   

En lisant « Présidentielle 2021 : le coronavirus responsable de la mort de Guy-Brice Parfait Kolélas, selon la justice française. » dans un journal congolais ADIAC-CONGO, j’ai été choqué que la justice française à qui le secret médical s’impose à elle, étale les causes de la mort de Guy-Brice Parfait Kolélas. Tout mort a le droit au respect.   

« Le secret médical incarne un des piliers de l’exercice de la médecine, puisque « il n’y a pas de soins sans confidences, de confidences sans confiance, de confiance sans secret » (comme l’indique Bernard Hoerni dans son livre Ethique et déontologie médicale, 2e édition Masson, juin 2000). »   

Le secret médical s’impose à tout médecin. Véritable obligation de discrétion professionnelle, il représente un droit fondamental pour le patient. Si la violation du secret médical est condamnable, il existe toutefois des cas de dérogation et de secret médical partagé.  

Le délit de violation du secret professionnel est constitué dès lors que la révélation est effective, intentionnelle, même si son objet est de notoriété publique, qu’elle n’entraîne aucun préjudice pour celui qu’elle concerne.   

La violation du secret médical peut donner lieu à des sanctions pénales, civiles et professionnelles. Sur le plan pénal, la peine pour violation du secret peut aller jusqu’à un an d’emprisonnement (art 226-13 du code pénal). Le patient peut obtenir des dommages et intérêts pour réparer le préjudice subi. Il lui faudra cependant prouver la divulgation du secret médical, en dehors des circonstances autorisées ou permises par la loi (dérogation [voir l’article 226-14 du code pénal], partage pour assurer la continuité des soins…).   

Ainsi sont couverts par le secret professionnel médical :   

- les déclarations d’un malade,  

- les diagnostics, 

- les dossiers,  

- les conversations surprises au domicile lors d’une visite, 

- mais aussi les confidences des familles.   

Il est fort probable que monsieur le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas n’ait jamais donné son accord pour que l’on puisse divulguer les pathologies dont il souffrait à ADIAC-CONGO. Seul le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas pouvait en faire état à moins d’avoir nommé une personne de confiance pour l’accompagner dans sa prise de certaines décisions médicales.  Seul le patient peut user et abuser de son secret médical. Le médecin n’est que détenteur de ce secret médical dont il ne peut en délivrer la teneur qu’après accord du patient.  

Je suis consterné que la France avec sa justice et le Congo-Brazzaville ne puissent pas respecter le secret médical de monsieur le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas. Ce sont des comportements des États voyous.  « Guy-Brice Parfait Kolélas est mort des suites de Covid-19 tel que le stipule un communiqué du parquet de Bobigny, sur le territoire duquel est situé l'aéroport du Bourget, près de Paris en France. » Ce secret médical s’impose aussi aux Magistrats français qui ont bafoué, souillé la mémoire du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas.  

Cette manœuvre, voire connivence des liaisons incestueuses et nauséabondes, ont poussé le gouvernement français à divulguer ce bulletin de santé sous la pression du gouvernement congolais. N’oublions pas que les discussions sur la gestion du terminal pétrolier de Djeno sont toujours en cours.

Certains membres de la famille impériale sont venus se faire soigner en France pendant cette pandémie sans que leur bulletin de santé ne soit mis sur la place publique, tant mieux.  

Même mort, le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas continue de hanter le pouvoir du Congo-Brazzaville qui veut à tout prix souiller sa mémoire par la publication de son dossier médical qui aurait dû rester secret.   

Monsieur le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas est mort et nous devons respecter sa mort dans la tradition bantu. Le parquet de Bobigny, le gouvernement congolais et le peuple congolais n’avaient pas à connaitre les causes de la mort du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas. Si une mort est violente où inexpliquée, le Procureur de la République peut dans ces cas après une réquisition, avoir accès au dossier médical après retrait du dossier médical des propos de tiers.   

À monsieur Marie Alfred Ngoma et à l’AFP, vous avez trahi votre éthique, votre déontologie car l’article que vous publiez le 26 mars 2021 sur son dossier médical dans ADIAC-CONGO n’a jamais reçu l’approbation du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas. Qui a permis à ADIAC-CONGO l’accès au dossier médical du Docteur Guy-Brice Parfait ? Et cela se passe en France !  Si vous commencez à divulguer l’état de santé de nos Hommes politiques, nous aurons une presse poubelle.  

La famille Kolélas, dans certains cas, peut avoir accès au dossier médical à condition que ce dernier ne s’y soit pas opposé de son vivant.  

Il y’a des cas particuliers où le secret professionnel médical peut être délivré ; En cas de diagnostic ou de pronostic grave, la famille, les proches ou la personne de confiance peuvent recevoir les informations nécessaires pour soutenir le malade, sauf si celui-ci s’y est opposé. Seul un médecin est habilité à délivrer le secret médical ou à le faire délivrer sous sa responsabilité.  

LE SECRET MÉDICAL NE CESSE PAS APRÈS LA MORT DU PATIENT. Les informations concernant une personne décédée peuvent être délivrées à ses ayants droit dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître :  

            - les causes de la mort,  

            - de défendre la mémoire du défunt,  

            - ou de faire valoir leurs droits – SAUF SI LE PATIENT S’EST OPPOSÉ AU PARTAGE DU SECRET MÉDICAL AVANT SON DÉCÈS. 

Le serment d'Hippocrate qui est considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale nous enseigne dans un de ses paragraphes : « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. »   

La France, gendarme de l’Afrique francophone, donneuse de leçons à la terre entière ne fait même pas respecter le secret médical sur la mort du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas. La France se comporte comme un État voyou à force de les côtoyer.   

Le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas était un homme politique congolais important malgré nos divergences sur certains points. J’ose espérer que son combat lui survivra. Que cache cette stratégie de dénigrement ?   

Pourquoi subitement chercher à donner les raisons sur la mort du Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas qui n’a été ni violente ni inexpliquée. Nous ne sommes pas dupes.   

Que Total et la France veuillent continuer le pillage du Congo Brazzaville, mais de grâce qu’ils respectent nos morts. Le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas qui s’est battu pour que le Congo-Brazzaville devienne une démocratie. Nul n’est parfait mais Parfait il l’a été par son prénom. Il laisse un vide pour son parti UDH-Yuki, une base électorale orpheline.   

La politique est un débat d’idées et non un champ de bataille dans lequel le vainqueur doit à tout prix trucider l’autre. Au Congo-Brazzaville c'est la loi du plus fort qui prévaut. Cela démontre à suffisance que le Congo-Brazzaville est une dictature pétrolière et corrompu, l’un des piliers du système néocolonial de la « Françafrique » 

Nelson Mandela disait : « Quand tu t’es battu si dur pour te remettre debout, ne retourne jamais vers ceux qui ton mis à terre. »  

C’est de la grâce de rester calme et la tête haute dans des situations cruelles. Le roseau plie mais ne rompt pas.   

Mais une chose est sûre c'est que : 

C'est toujours le même peuple, 

C'est toujours la même région 

et c'est toujours le même département.  

Le Docteur Guy-Brice Parfait Kolélas a le droit de se reposer en paix et nous devons apprendre à respecter nos morts.   

C’est Franklin Boukaka qui chantait : « Un vieux que je considère toujours jeune m’a dit un jour, mon petit tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification. »  

AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE.   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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