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Billet de blog 28 nov. 2021

(Congo) Justin Lekoundzou dans le silence éternel

Il n’en reste désormais que trois : Denis Sassou Nguesso, Louis Sylvain Goma et Florent Ntsiba. La vérité pourra-t-elle sortir de la bouche de Louis Sylvain Goma, ambassadeur du Congo-Brazzaville au Brésil et un moment pressenti au poste de Premier Ministre ou de Florent Ntsiba, actuel directeur de cabinet de Sassou Nguesso ? Rien n’est sûr.

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JUSTIN LEKOUNDZOU DANS LE SILENCE ETERNEL

Silence de mort 

Il n’en reste désormais que trois : Denis Sassou Nguesso, Louis Sylvain Goma et Florent Ntsiba. La vérité pourra-t-elle sortir de la bouche de Louis Sylvain Goma, ambassadeur du Congo-Brazzaville au Brésil et un moment pressenti au poste de Premier Ministre ou de Florent Ntsiba, actuel directeur de cabinet de Sassou Nguesso ? Rien n’est sûr.

Quant au khalife d’Oyo, les populations du Congo-Brazzaville ne se bercent pas d’illusions au point de penser que Denis Sassou Nguesso pourra se faire hara kiri. Les protagonistes de l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi, de l’ancien Président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda en 1977 disparaissent l’un après l’autre, comme peau de chagrin.  

Crime avec ou sans châtiment ? 

A défaut de passer aux aveux, les témoins trépassent emportant dans la tombe des pans entiers de la saga des évènement tragiques de mars 1977. Le dernier qui a passé l’arme à gauche et à avoir fait faux bond à la vérité est Justin Lekoundzou qui a jusqu’au bout respecté le pacte de silence après avoir décrit par le menu à la conférence nationale souveraine l’ambiance à l’hôtel « Le Mistral » le 18 mars 1997 d’où la carotide du Commandant Marien Ngouabi avait été sectionnée. « J’ai regardé le camarade Sassou , il m’a regardé. Le camarade Sassou a pleuré, moi aussi j’ai pleuré ».

En délicatesse avec Denis Sassou Nguesso depuis plusieurs années, les populations du Congo-Brazzaville croyaient naïvement que l’ancien ministre des finances , Justin Lekoundzou allait cracher le morceau en signe de représailles. Que le moment Lekoundzou était arrivé. Justin Lekoundzou n’avait plus rien à perdre à observer le silence et beaucoup plus à gagner en brisant le pacte de silence et grapiller quelques points en terme de crédibilité. Rien n’y fît.

Le pacte de sang qui liait les deux hommes suivant la rigueur napolitaine était tellement fort que l’ancien ministre de la défense après le coup d’Etat de 1997 a clos son bec. Justin Lekoundzou a perdu et la vie et l’honneur. De quoi ragaillardir Denis Sassou Nguesso qui n’a plus rien à craindre de la part de Louis Sylvain Goma et Florent Ntsiba quant à la manifestation de la vérité sur la mort de Marien Ngouabi, Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda. 

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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