Guadeloupe. Ils ont laissé les guadeloupéens sans soins : Yo kriminèl

Le gouvernement colonial, incapable de gérer, dans l’intérêt de la Population, n’a rien trouvé d’autre que d’attaquer les malades : si vous êtes en réanimation, c’est de votre faute parce que vous n’êtes pas vaccinés… S’ajoutent les propos racistes, méprisants, ségrégationnistes nourris du mépris de la discrimination nous présentant comme des illettrés,

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Pointe-à-Pitre. Lundi 16 août 2021. Déclaration du LKP "Lyannaj Kont Pwofitasyon

 Alors que le Covid frappe de nouveau le Peuple de Guadeloupe, nos pensées vont d’abord vers ceux qui nous ont quitté et à leurs familles. Nous pensons aussi à tous ceux qui luttent pour la vie dans les hôpitaux, n’ayant pu avoir accès aux soins en temps et en heure. L’incompétence, la méchanceté et la volonté des services de l’État, ainsi que les provocations de ses valets, nous imposent de réagir. Oui, le bilan est catastrophique en Guadeloupe. Oui mais la faute à qui ? Du côté du gouvernement et de ses affidés, tout est simple : c’est la faute des Guadeloupéens qui ne se sont pas fait vacciner. Un discours insupportable pour les patients et les familles. Car, dans tous les pays civilisés, on n’a jamais vu un gouvernement culpabiliser les malades. Mais dans les colonies, l’Etat se permet tout. C’est la même chose depuis 1635 !

Demain, il attaquera un fumeur qui souffre d’un cancer, une personne en surpoids. Tu es malade : c’est de ta faute ! Alors que le tabac est devenu un produit de consommation de masse à cause de la rapacité d’une entreprise capitaliste.
Ça suffit !!! Ce sont les services de l’Etat, le gouvernement, les autorités politiques et sanitaires de Guadeloupe qui sont en faute ! Jugez-en :

1/ Les virus arrivent par le port et l’aéroport.
C’est bien l’afflux de visiteurs non contrôlés qui amène les virus et autres variants.
Contrairement aux discours de l’ARS et du Préfet parlant de contamination autochtone avec un virus domestique, le variant delta comme tous les autres virus vient d’ailleurs. 

Apa viris isi.
Nous avons tous les chiffres et la chronologie est claire. A l’arrivée massive des visiteurs, succède quelques semaines plus tard une explosion des contaminations et une augmentation des décès. Ce fut le cas en septembre, octobre et novembre 2020 après les arrivées de juin et juillet 2020. C’était le cas en mars, avril, mai 2021 après le déferlement de décembre 2020, alors que les stations de ski étaient fermées en France.
Et c’est le cas aujourd’hui, après les arrivées de juin 2021. Chaque semaine, ce ne sont pas moins de 53 gros porteurs qui atterrissent sur le tarmac de Pôle Caraïbes.
L’Etat affirme qu’il contrôle les entrées en Guadeloupe, dans les faits, il n’en est rien : aucun suivi de l’isolement des voyageurs, aucun suivi des test PCR au bout des 7 jours, aucune obligation d’isolement des vaccinés alors qu’ils peuvent être porteurs du virus et le transmettre. Est-ce que le variant Delta a trouvé son origine en Guadeloupe ? Restons sérieux.
Aussi, à chaque période de « vacances », les avions déversent leurs flots de visiteurs et quelques semaines plus tard, c’est l’explosion des chiffres ; la contamination frappe la population et ……les touristes sont « rapatriés » en urgence.
Et ARS, Préfet, Elus y vont de leur discours moralisateur et accusateur en direction de la population qui se serait laisser aller. En un mot, si la Guadeloupe et les guadeloupéens sont contaminés, c’est de notre faute.

2/ Le CHU est débordé. Oui, car rien de sérieux n’a été prévu. Aucune gestion prévisionnelle, aucune anticipation malgré l’expérience acquise depuis mars 2020.
Le service de réanimation du CHU est débordé c’est vrai, … Mais comment peut-il ne pas être débordé alors qu’il ne répond même pas au standard minimum d’un hôpital de France dans une région ayant sensiblement le même nombre d’habitants.
Pourquoi sommes-nous dans cette situation de pénurie ? A quoi a pu servir l’expérience acquise des dysfonctionnements passés ? Visiblement à rien. C’est du bricolage !
En effet, au regard des standards hospitaliers en France, au vu de la population de nos iles, tenant compte de notre caractère insulaire et archipélagique, tenant compte des risques naturels auxquels nous devons faire face, mais aussi en incluant l’afflux massif des visiteurs pendant les périodes de vacances, tenant compte de l’état de santé général de la population, vu l’impossibilité d’évacuer les malades, le nombre de lits devrait être au minimum de 70. Or, nous atteignons péniblement 30, bien en deçà des standards minimum appliqués en France.
En Guadeloupe, il n’y a donc jamais eu le minimum requis, de telle sorte que la moindre augmentation du nombre de malades devient un problème.

Cette situation relève d’une discrimination qui constitue une violation grave de « l’égalité dans la République »….du moins pour ceux qui y croient encore.
Dès lors, comment oser parler de débordement quand les équipements, le personnel, les moyens sont notoirement insuffisants. Et ce n’est pas une nouveauté. C’est un fait connu et reconnu.
Alors, ce ne sont pas les larmes de crocodile, ni la culpabilisation de la population, ni la visite en campagne électorale de M. LECORNU qui vont effacer ce qui semble être de l’incompétence, une incapacité d’anticipation, du « m’enfoutisme » de l’Etat, des autorités politiques et sanitaires en Guadeloupe, alors même qu’il s’agit du fondement de la politique coloniale.
Au-delà de questions de contingences, ces contraintes, il semble qu’il y aurait aussi un problème de compétences.
Car, dans les colonnes de la nouvelle république.fr, nous avons lu les propos du chef du service des maladies infectieuses du CHRU de Tours, le professeur Louis Bernard, venu en renfort en Guadeloupe : “La première mission à laquelle je me suis attelé, explique-t-il, c’est de réorganiser les urgences. L’hôpital de Pointe-à-Pitre n’était pas organisé pour faire face à cet afflux massif. Il y a une désorganisation complète. D’entrée, il a fallu mettre en place un tri des patients, à partir des urgences. Cela veut dire qu’on doit faire en sorte de privilégier le retour à domicile avec de l’oxygène quand c’est possible »…. Rien que cela !
C’est vrai que le responsable « local » des urgences n’avait pas trop le temps d’organiser ce service car trop occupé par les plateaux télé et la propagande vaccinale.

3/ L’état de santé général de la population.
Les chiffres font peur et sont connus : 100.000 guadeloupéens (1/4 de la population guadeloupéenne) ont une forte prévalence en matière d’hypertension artérielle, d’obésité, de diabète et de maladie cardio vasculaire, etc… ;
95% de la population empoisonnés au chlordécone ;
Record mondial de cancers de la prostate avec les Martiniquais

Tel est le résultat de près de 4 siècles de colonisation : aucune politique sanitaire spécifique, aucun accompagnement médical, aucune mesure préventive en faveur de ces personnes à risques.
Fruits de la dislocation de la société traditionnelle guadeloupéenne au nom de la modernisation coloniale, toutes ces personnes sont abandonnées par l’Etat français, les autorités politiques et sanitaires en Guadeloupe. C’est de leur faute !
Et quelle aubaine pour les vendeurs de vaccin !

4/ Les patients arrivent en réanimation car il n’y a aucune prise en charge précoce dès l’apparition des premiers symptômes.
Oui, les patients arrivent à l’hôpital dans un très mauvais état justifiant la réanimation et des soins intensifs. Mais pour quelles raisons ? Parce qu’ils ne sont pas vaccinés ?
Non ! Ils arrivent en réanimation car il n’y a aucune prise en charge primaire pour les patients atteints du COVID.
En Guadeloupe, la santé publique est restée à ce qu’était la première consigne en France en mars 2020 : restez chez vous, prenez du Doliprane, et lorsque vous avez des troubles respiratoires graves, faîtes le 15…
Tous les jours, nous recevons des témoignages de familles en désarroi, avec une personne atteinte par le COVID alors qu’elle présente des déficits de santé et qui ne se voit proposer aucune réponse sanitaire, aucune réponse médicale ! Rien d’autre que : restez chez vous et attendez. L’État n’intervient que pour la réanimation : c’est l’aberration la plus totale.

5/ ILS ONT LAISSÉ MOURIR DES GENS POUR SATISFAIRE LEUR POLITIQUE VACCINALE avec des « piq » non homologués. La voilà la vérité.
Les Guadeloupéens n’ont pas accès aux soins précoces alors qu’ils existent. C’est criminel.
Le jeudi 12 août, lors de sa visite au CHU de Fort-de-France, le Ministre de la Santé, Olivier VERAN annonce qu’un traitement contre le Covid-19 serait mis à disposition en Guadeloupe et en Martinique. Il s’agit de bithérapies d’anticorps monoclonaux.
Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, ce dimanche 15 Août 2021, nous apprenons dans le journal de 19h30, que ce traitement est disponible en Guadeloupe depuis plus de deux mois.

Et pourtant jusque-là, le seul discours des autorités : il n’y a pas de traitement ; empêchant dans le temps les médecins de prescrire et les pharmaciens de délivrer de l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine tout en continuant à inviter les personnes malades à rester chez elles …. à attendre.
Pourquoi cette information a-t-elle été gardée secrète ?
Comment les malades ont-ils été sélectionnés ? Avec quels médecins ?
Pourquoi a-t-on continué à renvoyer des dizaines de personnes chez elles sans soins, à attendre la détresse respiratoire, à attendre la mort quand 100.000 personnes sont atteintes de comorbidités en Guadeloupe ?

Les 21 personnes décédées au mois de Mars 2021, les 47 personnes décédées au mois d’Avril 2021, les 38 personnes décédées aumois de Mai 2021, les 25 personnes décédées au mois de Juin 2021, les 20 personnes décédées au mois de Juillet 2021 et les 48 personnes décédées depuis le mois d’Août 2021, n’auront pas bénéficier de ce traitement.
Et comme par miracle, le médecin du CHU annonce dans la foulée l’ouverture d’une demi-douzaine de centres, dès ce lundi 16 août, sur le territoire de la Guadeloupe pour administrer ce traitement aux malades.
Nous demandons à l’Etat, à l’ARS et au CHU de répondre sans tarder à toutes ces questions.

NOU ANRAJÉ !
L’État doit rendre des comptes.
Les autorités politiques et sanitaires doivent rendre des comptes. Tous ceux qui ont baigné dans ce complot doivent rendre des comptes.
Aussi, nous demandons à l’État, à l’ARS et au CHU de justifier de ce qu’ils ont fait pour les prises en charge précoces, dès l’apparition des premiers symptômes, et de produire des bilans qu’ils sont obligés d’établir.
Nous demandons aussi à l’Etat et à l’ARS de nous fournir les chiffres relatifs aux effets indésirables et aux décès liés à la vaccination covid en Guadeloupe.
Nous n’acceptons pas que les Guadeloupéens malades soient abandonnés par le service public, alors qu’un quart de la population est déclaré vulnérable.
Nous demandons également aux grossistes en médicaments, à l’ordre des médecins et à l’ordre des pharmaciens de nous expliquer l’indisponibilité mais aussi le refus fait aux patients concernant la prescription et la délivrance de certains médicaments.

Les Guadeloupéens veulent savoir et s’organisent.
Ainsi, très prochainement, nous lancerons un appel à toutes les victimes et parents de victimes n’ayant pu accéder aux soins dès les premiers symptômes et qui ont fini inéluctablement en réanimation.
Il s’agit de réunir toutes les personnes concernées afin de conduire des actions politiques et juridiques, décrypter les mensonges de l’État et demander des comptes.
Pourquoi a-t-on laissé des personnes vulnérables sans soins ? A-t-on voulu punir les Guadeloupéens au nom de la propagande vaccinale ?

Nous demandons une enquête de l’ONU.
Alors que l’ONU organise une importante rencontre en septembre 2021 à New York pour lutter contre les sociétés marquées par le racisme, Emmanuel Macron vient d’affirmer que la France boycottera cette conférence pour protester contre la dénonciation de la politique d’Israël vis à vis des Palestiniens lors de la conférence de Durban en 2001 !
Après la commémoration solennelle de l’anniversaire du négrier esclavagiste Napoléon, après l’injure du 10 mai dernier, une fois de plus, le gouvernement français se défile ne voulant pas entendre parler du racisme qui gangrène la société française.

Pour Paris, un kalina-afro-descendant restera toujours un nègre inculte, à civiliser qui « n’est jamais rentré dans l’histoire ». De qui se moque-t-on ! Le gouvernement veut éviter l’ONU…
Par contre, l’Etat colonial dépêche en urgence en Guadeloupe plusieurs dizaines de policiers, certainement pour mieux soigner les illettrés, les alcooliques, et autres adeptes de pratiques magico-religieuses, récalcitrants à la vaccination obligatoire. Ces forces de répression arrivent d’ailleurs avant les matériels attendus….

Alors nous déposerons plainte contre les autorités politiques et sanitaires.
Alors nous déposerons plainte contre la France devant l’ONU !
Dans une résolution du 9 juillet 2021 (A/HCR/47), le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a créé un mécanisme d’enquête sur les survivances du racisme et du colonialisme dans la société.
Nos avocats sont en train de préparer une plainte argumentée visant à décrire la responsabilité de l’État français,

qui a empoisonné la population au chlordécone?
qui maintient un système de santé publique délabré?
qui n’offre aucun accompagnement sanitaire aux 100.000 guadeloupéens atteints de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension artérielle, de diabète, d’obésité, etc…?
qui n’offre aucune prise en charge primaire aux patients atteints du COVID?
Et qui les accuse quand ils se présentent en réanimation?
Nous demanderons aux enquêteurs de l’ONU de venir en Guadeloupe pour vérifier, sur place, les réalités sur le terrain, loin des beaux discours de Paris,

Nous poursuivons le combat :

–  NON A L’OBLIGATION VACCINALE !

–  NON AU PASS SANITAIRE !

–  NON AU RACISME !

–  NON AUX DISCRIMINATIONS !

–  OUI A LA DEFENSE DES DROITS ET DES LIBERTES !

–  OUI AUX MEDECINS QUI SOIGNENT !

–  OUI AUX SOINS !

–  OUI AU RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTE !

–  NON A LA SUPPRESSION DES SALAIRES !

–  NON AUX MENACES !

–  OUI A LA VIE !!!

ILS ONT LAISSÉ LES GUADELOUPÉENS SANS SOINS YO KRIMINÈL GWADLOUP SÉ TAN NOU !!

LKP, Lapwent

16.08.21

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