Jérôme Daquin
Journaliste en liberté, animateur d'ateliers d'écriture, écrivain public
Abonné·e de Mediapart

93 Billets

0 Édition

Billet de blog 3 avr. 2012

Débat à 10 candidats : une exigence citoyenne

Jérôme Daquin
Journaliste en liberté, animateur d'ateliers d'écriture, écrivain public
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je ne sais pas encore, comme beaucoup de mes concitoyens, pour qui je voterai le 22 avril. Mais il est un point sur lequel François Bayrou a eu raison lundi soir à Dijon : exiger de France 2 qu'elle organise le 16 avril l'émission politique "Mots croisés" entre les dix candidats en lice à la présidentielle en début de soirée, estimant qu'il n'existait "aucune excuse d'aucune sorte pour la télévision publique de ne pas se rendre à ses obligations". "Il est en train de se passer dans le paysage médiatique français une chose dont, je l'avoue, je n'aurais jamais eu l'idée", a-t-il lancé. "On a entendu dire ce matin que la plus grande chaîne de télévision publique en France avait l'intention de renoncer à organiser un débat avec les candidats pour installer une espèce de table ronde dans l'émission 'Mots croisés' en deuxième partie de soirée avec les représentants des candidats qui accepteraient de venir", a-t-il expliqué. "Eh bien, je dis au nom de tous les citoyens français à cette grande chaîne publique : vous n'avez pas le droit de faire cela. Vous avez organisé un débat en première partie de soirée pendant plus de deux heures pour les primaires du PS. Même si cela ne plaît pas à Monsieur Sarkozy et à Monsieur Hollande, le premier tour officiel de l'élection présidentielle française, c'est plus important que les primaires socialistes", a-t-il affirmé.

"Il n'existe aucune excuse d'aucune sorte pour la télévision publique de ne pas se rendre à ses obligations", a-t-il martelé. "Je sais bien que Monsieur Sarkozy et Monsieur Hollande n'en ont pas envie, mais je dis à cette chaîne : organisez le débat et s'ils ne viennent pas tant pis pour eux. On verra qui sont ceux qui se dérobent à s'exprimer devant les Français sur ce qui est la vie et l'avenir du pays", a-t-il expliqué. "Nous sommes un peuple de citoyens qui a le droit de voir clair. Les chaînes publiques délégataires du service public de la nation ont le devoir d'éclairer les Français", a-t-il fait valoir, "Cela fait des mois et des mois qu'on nous ballade en nous présentant un deuxième tour tout fait. Nous sommes le peuple français. Nous avons besoin de retrouver le premier tour de l'élection présidentielle pour qu'elle prenne tout son sens... vienne qui veut, vienne qui peut, mais nous allons débattre de l'avenir du pays", a-t-il défendu.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin
Journal
Franquisme : des historiens démontent les thèses révisionnistes relayées par « Le Figaro »
La publication dans un hors-série du « Figaro » d’un entretien-fleuve avec l’essayiste d’extrême droite Pío Moa, pour qui les gauches sont entièrement responsables du déclenchement de la guerre civile en Espagne en 1936, suscite l’indignation de nombreux historiens. Retour sur une entreprise de « falsification ».
par Ludovic Lamant
Journal — Amérique Latine
Au Chili, la menace d’un refus plane sur la nouvelle Constitution
Face aux crispations sur certains points de la nouvelle Constitution, le gouvernement chilien prévoit déjà des réformes au texte en cas d’adoption par référendum le 4 septembre. Une position défensive qui témoigne de l’étroitesse du chemin vers la victoire du « oui ». 
par Mathieu Dejean
Journal — Amériques
Le jeu dangereux du Parti des travailleurs avec les militaires
Créé par Lula en pleine dictature, le PT, une fois au pouvoir, a malgré tout entretenu des relations cordiales avec l’armée brésilienne. Puis des tensions sont apparues, jusqu’à faire revenir officiers et généraux dans l’arène politique, en faveur de Jair Bolsonaro.
par Jean-Mathieu Albertini

La sélection du Club

Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·e·s, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com