En juin 2012, après 20 mois de lutte et sa victoire au Tribunal Administratif, le Collectif Mounier organisait une manifestation « pacifique » sur le parvis du rectorat de Grenoble pour demander au recteur de se conformer aux décisions du Tribunal Administratif en accordant à toutes les familles qui le demandaient le droit d’inscrire leurs enfants au lycée Mounier. Lors de cette manifestation un grand cœur avait été peint au sol reprenant les mots « Jeunesse », « Justice » et « Exemplarité » prononcés peu de temps avant par le président Hollande à Tulle.
Pour ces faits, le recteur attaquait en justice deux parents du Collectif Mounier suspectés d’être les auteurs des inscriptions. Après avoir été entendus à l’hôtel de police fin Août 2012 ils comparaissaient début Février 2013 devant le Tribunal Correctionnel de Grenoble qui leur signifiait en Mars la relaxe pour l’un (faute de preuves) et une condamnation à payer les frais de remise en état du parvis (1300 €) mais aussi à 800€ d’amendes avec sursis et inscription au casier judiciaire pour l’autre.
Le Collectif Mounier a fait appel de cette condamnation au motif que les « inscriptions », qui avaient été rapidement effacées au karsher, ne constituaient pas une « dégradation ou détérioration d’un bien appartenant à une personne publique » .
Dans son délibéré rendu ce jour le tribunal donne raison au collectif et requalifie les faits : il s’agit bien du « fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les voies publiques … lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger. ». La cour prononce donc la remise de peine et précise dans son délibéré que ces faits ne sont pas sujets à inscription au casier judiciaire.
Le Collectif Mounier est soulagé mais reste vigilant sur l’avancée réelle des études et travaux du nouveau lycée Mounier. Le Conseil Régional doit en effet approuver le choix de l’architecte en commission permanente le 23 Octobre et signer officiellement le contrat d’étude fin Novembre.
Quelle mouche a piqué l’ancien recteur au point d’encombrer la justice avec ce dossier ?
Qu’est-ce qui motivait réellement la fermeture du lycée Mounier ? L’avenir le dira peut-être !...
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