Vrai ou faux grand débat?

La parole se libère sur tous les sujets. La réhumanisation de la société, la reconstruction du lien social font recette. Citoyens et salariés refusent un cadre contraint et veulent mener un vrai débat. Oui à un vrai débat dans chaque entreprise et dans chaque cité qui n’hésite pas à bousculer les cadres pour imprimer de vrais changements et déjouer les tentatives permanentes de division des 99%.

 

Vrai ou faux grand débat ?

 

Vie quotidienne au travail ou dans la cité, locale ou nationale, avenir de la planète, répartition et manière de créer les richesses, moyens de la démocratie…La parole se libère sur tous les sujets.  Les exigences d’augmentation du pouvoir d’achat via les salaires et les pensions de retraite dominent. La réhumanisation de la société, la reconstruction du lien social font recette.

Sur les ronds-points comme dans les entreprises, c’est une vraie demande de dialogue qui émerge. Pas le dialogue social habituel et perverti qui n’est qu’un monologue gouvernemental ou patronal que médias et DRH mis aux ordres sont chaque jour dans l’obligation de rabâcher. C’est un vrai dialogue qui est à l’ordre du jour.

Obligé de concéder son grand débat pour ne pas se mettre hors-jeu dans cette dynamique de libération de la parole, Emmanuel Macron cherche à afficher des mesures qui « changent pour que rien ne change »

Sauf que personne n’est dupe des tentatives de dévoiement. Les citoyens et salariés refusent un cadre contraint et veulent mener un vrai débat.

Pour le syndicalisme, l’enjeu est de cultiver cette dynamique de débat et d’action, visant l’augmentation du rapport de forces et la traduction en négociations en lieu et place des concertations fictives qui sont devenues la règle, pour obtenir des conquêtes sociales effectives. Les adeptes des pratiques politiciennes procédant par le haut en seront pour leurs frais.

Pour la politique, le défi est de se régénérer par un débat de masse permanent mettant en cause la logique de profit à tous les niveaux.

Les défis climatiques, écologiques, sociaux et économiques actuels supposent d’en finir avec une Europe qui brade les souverainetés au service du capital au lieu là-encore de promouvoir un dialogue fécond entre et au service des peuples.

 Alors oui à un vrai débat dans chaque entreprise et dans chaque cité.  Oui à un vrai débat qui n’hésite pas à bousculer ou à sortir des cadres pour imprimer de vrais changements.

C’est en substance un mode de vie de nature révolutionnaire qui pointe, fondée sur le débat et l’action permanents pour gagner en cohésion des 99 %. C’est aussi l’outil adapté pour déjouer les tentatives permanentes de division cherchant à déshabiller Pierre pour habiller Paul et évitant de toucher au capital et à ses pouvoirs exorbitants.

 

Billet 6 du 8 février 2019

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