Racisme et violences policières

Les images de George Floyd, assassiné méticuleusement par la police américaine sous l’œil des caméras, ont fait le tour du monde. L’émotion a envahi le champ médiatique et la condamnation du racisme et des violences policières est tombée. Les forces de l’ordre sont-elles par nature racistes ou leur violence a-t-elle d’autres causes ?

Dans le discours dominant des médias bien-pensants, il est de bon ton aujourd’hui de parler avec bienveillance des difficultés particulières de la police pour maintenir l’ordre, et notamment de réfuter en toute mauvaise foi les accusations de racisme et de violence qui ont fait récemment monter au créneau des syndicats excessivement corporatistes au point de leur permettre « d’avoir la peau » de leur ancien ministre, Christophe Castaner. A l’autre bout de l’échiquier politique, le message est complètement opposé et pousse même quelquefois à des surenchères rhétoriques, voire à des dérives caricaturales. C’est une guerre idéologique qui prend parfois des allures de guerre civile, et conduit comme dans tout moment de pressions sociales extrêmes à réécrire l’Histoire… Les violences policières et les bavures racistes sont devenues de plus en plus courantes avec l’exacerbation des tensions liées aux mouvement sociaux qui se sont succédé depuis quelques années (loi El Khomri, gilets jaunes, grèves contre les diverses réformes Macron, etc.). La nouvelle du meurtre ignoble de George Floyd par la police aux USA a fait franchir un degré supplémentaire dans la détestation des « forces de l’ordre », que certains se sont laissé aller à ériger en protestation fondamentale contre un corps jugé par nature raciste.

 

Il s’agit de mécanismes d’ordre psychologique classiques où la vigueur de l’expression cherche à exprimer la force de l’engagement, en jouant essentiellement sur les sentiments et la morale, mais qui ne se fondent pas nécessairement sur un raisonnement rationnel. L’indignation est saine et naturelle, mais doit mener à une réflexion sur les causes et les conséquences des actes incriminés, et non pas se limiter à une simple condamnation morale de l’acte lui-même sans en comprendre les tenants et les aboutissants. La colère est souvent mauvaise conseillère et peut mener à n’importe quoi si on ne contrôle pas son expression. L’Histoire est pleine d’exemples de déchaînements de colère aveugles, et de jugements hâtifs à commencer par les lynchages et les exécutions sommaires de gens que l’on accuse a priori de tous les maux. Le racisme est malheureusement un de ces sujets qui suscitent des sentiments forts et font naviguer entre victimisation et culpabilisation.

 

Le racisme est, me semble-t-il, un phénomène plus complexe que la présentation courante qui en est souvent faite. Il y a au moins autant de représentations de celui-ci que de conceptions de la nature et de la société, depuis l’approche morale qui met l’accent sur la psychologie individuelle et tente de définir le profil-type du « raciste » (comme si l’on naissait raciste ou criminel… !), voire de l’acte considéré comme raciste par excellence, jusqu’au racisme officiel, celui des structures politiques racialistes d’Etats qui se sont bâtis sur la séparation entre des « races » supposées pures et d’autres impures (des régimes fascistes classiques à l’apartheid sud-africain, en passant par la ségrégation nord-américaine du XXème siècle). On est toujours le « raciste » de quelqu’un tant que, dans l’Histoire d’un peuple ou de tout groupe social qui en opprime un autre, on aura besoin pour ce faire de justifier sa domination par l’affirmation d’une infériorité « naturelle » chez le dominé. A mon sens, c’est un phénomène consubstantiel à toute société humaine où se développent des inégalités économiques et sociales que l’on cherche à essentialiser ou institutionnaliser sous une forme pseudo-rationnelle. J’ai pu le vérifier par moi-même dans de nombreuses situations, et dans plusieurs pays du monde, où les « victimes » elles-mêmes se comportaient sans état d’âme, et en toute inconscience, comme des êtres supérieurs et méprisaient d’autres groupes voisins jugés naturellement inférieurs parce qu’apparemment moins bien dotés en termes de richesse ou de savoir. Nul ne peut se dire à l’abri de ce fléau…

 

Un facteur en particulier semble avoir fortement alimenté le débat, à savoir l’influence de la culture américaine à travers les médias, qui explique dans une certaine mesure le parallèle qui est fait entre le racisme et la violence policière des deux côtés de l’Atlantique. En effet, si notre culture globalisée est effectivement très marquée par le modèle de société nord-américain, et s’y fond dans une certaine mesure, elle ne fait pas qu’importer des modes de vie et des comportements stéréotypés par la grâce des médias. Nos sociétés européennes sont elles aussi touchées par les mêmes maux et les mêmes difficultés, bien qu’avec des caractères spécifiques qui sont liés à leur propre histoire et à des façons différentes de combattre leurs propres démons. Je me suis efforcé de suivre les discussions soulevées notamment par les critiques des militants anti-racistes, mais quelques-unes d’entre elles me semblent bien trop tranchées et sans aucune nuance, et de manière générale fondamentalement fausses. Le monde n’est pas noir ou blanc, ce serait trop facile. Il y aurait alors d’un côté les « bons » et de l’autre les « méchants » ! La réalité est malheureusement bien plus complexe, et je ne crois pas à la « nature » raciste des policiers, pas plus que pour n’importe qui d’autre… Ce sont les conditions extérieures qui déterminent les actes et non l’inverse. On se trompe de cible en l’occurrence, car la police est d’abord un instrument aux mains du Prince, et c’est lui qui décide des conditions de son emploi, et c’est donc lui qu’il faut remettre en cause et non ses serviteurs, quels que soient leurs défauts. A Auschwitz, et dans tous les camps d’extermination, la barbarie n’est pas née du sadisme éventuel de quelques gardes zélés mais bien de la réalité d’un système intrinsèquement pervers ainsi que de la passivité des gens qui l’ont laissé se développer. Hannah Arendt a eu raison de parler de la « banalité » du mal.

 

La situation aux États-Unis n’est pas nouvelle, mais elle a pris une dimension particulière avec l’assassinat de George Floyd qui est parfaitement odieux. La société et la culture américaine se basent sur une histoire terriblement violente, où la mémoire de l’esclavage et du quasi-apartheid généralisé, qui a traumatisé cette société pendant plus d’un siècle après la Guerre Civile, ont laissé de profondes traces dans un inconscient collectif assez différent du nôtre. La police y a par ailleurs une autre histoire, et elle est profondément éclatée selon les états, les villes, etc. Elle a toujours été instrumentalisée par les grands propriétaires fonciers, qui l’ont utilisé pour la chasse aux esclaves évadés, puis par les grands industriels du début du XXème siècle pour lutter contre les syndicats et les mouvements sociaux (voir les Pinkerton ou l’origine du 1er mai). C’est un enjeu en soi, et la corruption traditionnelle des chefs locaux de la police dans certains Etats du Sud a laissé des traumatismes profonds (cf. par exemple le célèbre film de Norman Jewison « Dans la chaleur de la nuit »). La répression sociale, raciale et politique est consubstantielle à l’histoire de la société américaine. Enfin, dans les circonstances particulières d’aujourd’hui, l’actuel climat anti-Trump d’une bonne partie de la population américaine a dû nécessairement jouer, en même temps que l’on découvrait un accroissement massif et brutal du chômage (au moins 20 millions d’emplois ont été détruits en un mois et le taux de chômage a atteint 14,7 % en avril), ce qui est inédit depuis 1929 et a précarisé nombre de gens à court terme... Il faut donc me semble-t-il reconnaître que la violence particulière de la situation actuelle aux USA résulte de la confluence de deux grands mouvements historiques. Le premier, plus ancien et profond découle des conséquences psychologiques de l’accumulation depuis des siècles de nombreuses strates de frustrations et d’amertume qui se sont consolidées sur le terreau esclavagiste qui a perverti toutes les relations humaines depuis l’Indépendance, et que la Guerre de Sécession, pas plus que les Sixties, n’ont réussi à entamer sérieusement. Le second, plus récent et plus politique, mais marqué surtout par un creusement massif des inégalités sociales dont sont victimes comme toujours les Noirs, mais aussi les Latinos et les autres minorités, s’est cristallisé autour de la personnalité - oh combien clivante - du président Trump, au point que même les classes moyennes traditionnellement démocrates des grands zones urbaines des deux côtes Est et Ouest sont dans un état d’agitation permanente. L’ensemble a créé un fossé énorme entre au moins deux Amériques qui sont toutes deux inquiètes et angoissées, et jamais le risque d’un retour à une nouvelle forme de guerre civile n’a été aussi fort. A travers la violence verbale qui s’exprime sur les réseaux sociaux américains, transparaît une coupure fondamentale qui divise profondément la société américaine et peut conduire à des antagonismes radicaux qui risquent de conduire à un niveau de violence inégalée. C’est le contrecoup que l’on ressent ici. Je renvoie à un article récent de Serge Halimi[1] dans Le Monde Diplomatique, qui montre l’hypocrisie de la classe politique américaine et de ses élites sur toutes ces questions, ainsi que les effets de la logique du « politiquement correct » qui nie la réalité sociale.

 

En Europe, et en France en particulier, on a une toute autre histoire, même si les méfaits de la répression syndicale et des conséquences du colonialisme ont eu eux-aussi leur importance. Pour en rester à la seule question du racisme, qui est je le souligne un phénomène complexe qu’on ne peut résumer en une seule formule, il y a certes des points communs avec les USA, mais aussi des différences profondes qu’il faut analyser avant de se lancer dans de grandes condamnations morales sur lesquelles tout le monde peut être d’accord. Tout d’abord, la question raciale dans notre pays depuis 1945 a longtemps porté principalement sur les seuls Maghrébins (si l’on met à part les Juifs) et s’est enflammée dans le contexte de la guerre d’Algérie. Il faut relire le très stimulant « Art français de la guerre » par Alexis Jenni qui lui valut le prix Goncourt il y a quelques années. Comme toutes les métropoles européennes qui ont bénéficié d’un empire mondial, la France a connu depuis la seconde guerre mondiale (et la décolonisation) de fortes vagues d’immigration issues de ses anciennes colonies. C’est la constitution de ces zones particulières de pauvreté périurbaine qui est la source principale du phénomène actuel de racisme ordinaire, celui des petites gens, qui s’est conjugué avec celui hérité des institutions coloniales, le tout sous la protection plus ou moins bienveillante de gouvernements cyniques, intéressés ou inconscients. Les Noirs, qui sont souvent venus des Antilles où régnait une économie de plantation, ont longtemps formé une minorité, qui s’est progressivement accrue et concentrée sur certains points, généralement des zones urbaines du territoire métropolitain. Mais on ne peut me semble-t-il assimiler raisonnablement le problème noir des USA à celui des indigènes de nos colonies, qui ont une tout autre histoire, même si la traite a enrichi nombre de nos ports de l’Ouest. Leur culture s’est construite différemment, comme le montrent les très belles pages écrites par Aimé Césaire et d’autres sur la négritude…

 

Les éléments les plus radicaux des mouvements actuels contre le racisme et les violences policières se trompent souvent de cible en « racialisant » le débat, comme le montre la très intéressante tribune dans Le Monde d’une militante noire, secrétaire nationale du PS, sur le soi-disant « privilège blanc », texte avec lequel je suis en plein accord et que je conseille[2]. Corinne Narassiguin y rappelle notamment que c’est un non-sens historique que de vouloir plaquer l’histoire des Etats-Unis sur celle de la France, puisque le « White privilege » est un terme issu de la lutte anti-raciste aux USA, qui désigne le privilège institutionnel représentatif du racisme d’Etat dans ce pays et qui a été utilisé contre la ségrégation raciale, alors que l’héritage de la Révolution française conçoit la lutte contre les privilèges comme une lutte contre des inégalités économiques et sociales. Mais elle voit surtout dans son utilisation actuelle un énorme cadeau à l’extrême-droite et à ceux qui agitent la peur du « grand remplacement ». Par ailleurs, sur le thème voisin de la mémoire de la traite et de l’esclavage qui a conduit en Grande-Bretagne à déboulonner des statues, je me rappelle le cas parmi d’autres du général Richepanse, parfait exemple d’ascension sociale fulgurante sous la Révolution et véritable héros des guerres révolutionnaires (qui eut son nom gravé sur l’Arc de triomphe), mais nommé ensuite par le premier Consul au poste de Général en chef de l’armée expéditionnaire de la Guadeloupe, où il fut chargé par Bonaparte de rétablir illégalement l’esclavage ! Je fus étonné du contraste entre les deux versants si différents de la vie de cet homme, considéré par les historiens comme l’un des plus braves généraux de la République, mais en même temps honni en Guadeloupe pour son rôle foncièrement négatif. Cela lui valut de voir débaptiser en 2001 la rue qui portait son nom près de la Madeleine, sous la pression d’associations antillaises… Cette anecdote illustre une question réapparue à nouveau avec les débats sur le racisme à l’occasion du meurtre de George Floyd, celle des statues et des autres formes de commémoration des personnages historiques qui ont joué un rôle dans la « traite négrière », comme il y en eut beaucoup à Nantes et dans l’Ouest. On rappelle également à cette occasion le fameux « Code noir » de Colbert, qui est pourtant considéré par certains historiens comme une forme de progrès à l’époque dans la mesure où pour la première fois on réglementait la traite. Au-delà des enjeux politiques et moraux du présent, cela pose un problème essentiel de nature plus générale pour tous les historiens : peut-on juger des évènements du passé avec les critères et les valeurs d’aujourd’hui ? A cette aune, aucun des « grands hommes » de l’Histoire n’échapperait à un procès… Quelle est notre légitimité à notre époque pour le faire ? D’un autre côté, il faut bien rétablir les faits historiques si cela s’avère nécessaire. Entre anachronisme, règlement de comptes post mortem et réécriture de l’Histoire, au profit peut-être d’un groupe social particulier dont la revendication actuelle pourrait éventuellement être complètement remise en cause demain si les conditions s’y prêtaient, quelle est la Vérité ?

 

Quant à la police, ce serait naïf de croire, pour s’en tenir à nos sociétés contemporaines, qu’elle serait naturellement « républicaine ». C’est une institution qui a le monopole de la « violence légitime » et qui est par définition au service du pouvoir, en dépit de tous les efforts de réforme sociale. Sous la Vème République, la concentration des pouvoirs dans un système monarchique qui s’est considérablement accru avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, a produit une violence singulière qui s’est exprimée en particulier contre les Gilets Jaunes. C’est d’autant plus vrai que notre pouvoir politique se sent fragilisé du fait de sa base sociale assez étroite et est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Même s’il préfère naturellement la manipulation médiatique, qui est plus indolore, il n’hésite pas à user de la force s’il se sent le dos au mur. Dans ces conditions, on ne doit pas être étonné que des pans entiers d’une police par tradition assez prétorienne, qui a su sous Vichy faire le sale boulot que même les Nazis ne voulaient pas faire (rafle du Vel d’Hiv) ou pendant nos guerres coloniales ratonner à Alger ou Paris (les « noyés » de la Seine, Charonne, etc.), conserve les traces de ces errements du passé. Le contrôle « au faciès » qui est systématique dans nos banlieues ne peut pas ne pas jouer aujourd’hui. Cela explique en partie la réaction des jeunes et de nos populations dans cette affaire. Toutefois, quelle que soit la légitimité des protestations contre les crimes racistes, il ne faudrait pas à mon avis se limiter à des manifestations essentiellement morales et symboliques ou qui prennent pour cible une institution comme la police en l’isolant de son contexte économique, social et politique. On ne peut simplement la « purifier » car on ne touche pas au fondement réel du racisme, qui ne peut être réduit à une question d’opinion ou de comportement… On peut également se référer à un autre article récent du Monde Diplomatique, celui de Laurent Bonelli[3] qui fait une étude détaillée et serrée du rôle de la police au sein de notre réalité sociale, et constate l’émergence d’un cercle vicieux où degré d’obéissance sociale et perception de la légitimité s’opposent de plus en plus, et conduisent à un sentiment d’étouffement de toute la société. C’est une analyse un peu différente de celle parue il y a quelques jours dans le Club de Médiapart[4] (qui met notamment l’accent sur les particularités de la formation, ou de l’absence de formation, des policiers), mais toutes deux s’accordent en quelque sorte pour dire que les fonctions de maintien de l’ordre dans nos sociétés produisent des structures psychologiques qui sont propices à une dérive fascisante…

 

Enfin, comme la plupart des régimes prétoriens, le gouvernement actuel de la France n’a pas récompensé comme il se doit ses défenseurs, et ceux-ci sont laissés à l’abandon… Le rôle ultra-corporatiste des syndicats policiers et la tendance nettement fascisante d’une partie d’entre eux n’est pas due au hasard. Cela crée une situation explosive, et là-encore il ne faut pas se tromper de cible. Si dans les banlieues l’opposition police-jeunes (plus ou moins délinquants) provoque une situation de guerre tribale ou communautariste (les flics contre les jeunes beurs par exemple), c’est en grande partie une illusion, car les commanditaires de la police, ceux qui leur donnent des ordres et en font des instruments de répression, ceux-là sont les grands responsables du désordre social. Le terreau est d’abord économique et social. Le chômage, la misère, l’apartheid culturel croissant, que renforcent les tendances islamisantes, et l’abandon de pans entiers de la société et de la jeunesse sont les grandes menaces. Que vaudrait notre société et sa cohésion le jour où il n’y aura plus que la police pour endiguer les forces qui font éclater le pays ? Condamner la police du seul chef de racisme et de ses brutalités inévitables dans un tel contexte ne peut à mon avis que mettre de l’huile sur le feu. Il faudrait au contraire renforcer ce qui peut l’être, pousser à la fraternisation (révolutionnaire ou non), détacher les jeunes prolétaires qui composent la majeure partie de la police et de ses forces supplétives de leur tutelle administrative et politique, et leur montrer leur véritable intérêt, plutôt que de contribuer à renforcer les divisions en insistant sur le caractère communautaire des affrontements entre ces forces armées et les citoyens, et en n’en faisant pas de nouvelles victimes de plus… Il n’est pas sûr que la majorité des Français, déjà apeurés par le confinement, soigneusement conditionnés par des médias qui propagent l’angoisse du lendemain, profondément inquiets pour leur emploi, leur retraite et l’avenir de leurs enfants, ne viennent à se réfugier dans le giron d’un parti de l’Ordre qui les rassure tout en les infantilisant et n’en vienne finalement à supprimer ce qui reste de nos libertés fondamentales…

 

 

[1] « Vous avez dit « systémique ? » de Serge Halimi - Le Monde Diplomatique de Juillet 2020.

[2] Cf. la Tribune du Monde du 9 juin 2020 de Corinne Narassiguin, réunionnaise, enseignante au University College de Londres, députée des Français de l’étranger et Secrétaire nationale à la coordination du Parti Socialiste.

[3] « Les forces de l’ordre social » de Laurent Bonelli, en première page du Monde Diplomatique de Juillet 2020.

[4] « Violences, mensonges et maintien de l’ordre » par Gabas, 5 juillet 2020 –

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