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Billet de blog 9 avr. 2008

Dissident au sein de la presse chinoise :

Nanfang dushi bao= CNN en version chinoise ? Shen Yuzhe(éditorialiste)Chang Ping est traître, Nanfang dushi bao(quotidien métropolitain du sud) pour lequel bosse-t-il est éventuellement CNN en version chinoise (après la révélation de la diffusion des fausses infos sur « la répression » au Tibet, CNN devient pour les Chinois le symbole des médias anti-chinois, lire aussi « La face cachée des média occidentaux» ). De quoi et de qui on parle ? Le 3 avril, Chang Ping, vice- rédacteur en chef de Nanfang dushi bao, a écrit un papier intitulé « Tibet : la vérité et l’émotion nationaliste » sur le site local de FT. Il a appelé dans cet article au gouvernement central à assurer le libre accès des infos en abandonnant la censure pour qu’on puisse écraser la contre-propagande unanimement anti-chinois menée par les médias occidentaux.

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Nanfang dushi bao= CNN en version chinoise ?

Shen Yuzhe(éditorialiste)

Chang Ping est traître, Nanfang dushi bao(quotidien métropolitain du sud) pour lequel bosse-t-il est éventuellement CNN en version chinoise (après la révélation de la diffusion des fausses infos sur « la répression » au Tibet, CNN devient pour les Chinois le symbole des médias anti-chinois, lire aussi « La face cachée des média occidentaux» ). De quoi et de qui on parle ? Le 3 avril, Chang Ping, vice- rédacteur en chef de Nanfang dushi bao, a écrit un papier intitulé « Tibet : la vérité et l’émotion nationaliste » sur le site local de FT. Il a appelé dans cet article au gouvernement central à assurer le libre accès des infos en abandonnant la censure pour qu’on puisse écraser la contre-propagande unanimement anti-chinois menée par les médias occidentaux. Très vite, le propos transféré dans plusieurs forums, a rendu l’ancien journaliste de Nanfang zhoumo(hebdo « le week-end du sud », sa réputation basée sur ses enquêtes approfondies et ses révélations des scandales sociales) cible des insultes. Certains gens lui ont reproché, en employant le terme « traître » ou « laquais » qu’on entendait souvent dans les années bouleversées, certains d’autres ont même proposé de « sanctionner son journal », en préconisant de punir tous les médias locaux pro-occidentaux, entre guillemets, bien sûr. Ironiquement, du coup, cela me rappelle la révolution culturelle, une époque où tout le monde s’attachait avec folie à ce qu’a dit Mao.

Effectivement, après ce qui s’est passé le 14 mars au Tibet, l’opinion public en Chine se divisent en deux parties : les uns ont furieusement critiqué les indépendantistes tibétains, les autres sont rendus malades par la répression de Pékin. Mais tout a changé à l’issue de la chasse des journalistes étrangers du Tibet. Les affaires intérieures de notre pays commence à inquiéter la communauté internationale. La presse occidentale a l’intention en permanence de faire crouler le dernier géant communiste. En profitant des JO, elle a bien multiplié la visibilité du problème du Tibet, malheureusement, la plupart des reportages sont basés sur les sources d’un seul côté : du dalaï lama.

Je ne suis pas sûr si quelqu’un pourrait se souvenir de la phrase que Qin Gang, porte-parole du ministère des affaires étrangères du gouvernement chinois, a dit tandis qu’il a été interrogé par un journaliste de DPAà propos du Tibet : « par exemple, une personne a faim, en plus il n’a pas d’argent pour acheter de quoi manger. Mais croyez-vous que ça puisse devenir une raison pour laquelle elle vole ou cambriole, voire même attaque une banque ? Bien sûr que non. » Sa réponse a été largement applaudi, pourtant personne ne pensant à ramener la question posée par le journaliste de DPA dans le contexte : « Je viens de DPA, pour l’instant, nous n’avons que des sources venant des Tibétains exilés, nous n’avons pas envie de réagir de cette manière-là (écrire du mal de Pékin), mais nous n’avons pas de choix. Parce qu’il est impossible de récupérer des infos auprès du gouvernement chinois. En fait, nous avons très envie de faire des reportages objectifs si nous arrivons à vérifier les infos auprès du gouvernement local. La censure l’a rendu difficile. » Alors jusque là, j’ai rendu compte que ce porte-parole était absurde, il n’exprime pas le moindre excuse pour la censure qui a causé l’infidélité des reportages à la vérité, et à l’inverse, il a reproché aux médias étrangers de négliger la version proposé par les organes officiels tel que CCTV, quotidien du peuple, ou encore Agence Chine Nouvelle, en risquant de « voler », ça veut dire de déformer les faits.

Chang ping a écrit dans son article « La vidéo (de la révélation des faux reportages des médias occidentaux, lire aussi) sur Youtube a attiré énormément d’attention. Mais la sanction à l’encontre de ce genre de plate-forme a rendu la révélation de moins en moins efficace. » ça veut dire que les internautes chinois doivent enlever deux obstacles pour arriver à leur but : le premier, contourner la censure imposé par leur propre gouvernement ; le second, critiquer les diffamations de la presse occidentale, qui ne respecte plus la déontologie de ce métier. A chaque fois qu’un incident imprévu arrive, les autorités de Pékin prend l’habitude de censurer les infos, c’est dans cette logique, Youtube était le premier victime. Mise en cause par les occidentaux, la censure reste contestable, alors qu’elle pourrait cacher quelque chose. Mais cette fois-ci, l’ensemble opinion public chinois se met au côté du gouvernement central en pardonnant l’opération (censure) de ce dernier, puisque tenir une même voix devant l’attaque des occidentaux est le seul moyen de retrouver la fierté nationale.

Bien évidemment, journalisme sans frontières est un simple slogan faible. « Tous les médias ont leur nationalité derrière», et c’est absolument l’origine de la confrontation entre les médias chinois et ceux étrangers. Faute de connaissance, la communauté occidentale porte profond préjugé envers la Chine communiste(entre guillemets), surtout envers le PCC. Par contre, la plupart des Chinois ne sont pas non plus conscients de l’écroulement de la confiance publique au niveau des organes officiels. Une fameuse expression était parlé de toute bouche, « il ne faut surtout pas réagir comme CCTV » . Le boycott à la presse institutionnelle a vraiment eu lieu à la suite de la révélation d’une série de faux reportages diffusés par la chaîne d’Etat. malheureusement, ce boycott n’a pas duré très longtemps, et en plus il ne fait pas penser que la censure de la presse risque de diaboliser notre pays.

Un débat sur l’orientation du « quotidien du peuple »( ce journal serait au service de la propagande du parti ou de l’expression du peuple) entre Hu Jiwei(l’ancien chef du journal) et Hu Qiaomu(l’ancien chef de l’Agence Chine Nouvelle et de l'administration de la presse) a conclut à la cohérence inhérente de l’organe avec son parti, après que ce premier avait fini son mandat. Egalement le fait que aucun média chinois défendant les droits de l’homme ne pourrait aboutir à une bonne fin permet à tous les journalistes étrangers de croire que l’ensemble presse chinoise rendent volontairement leur service aux autorités. Obligés de quitter le Tibet,ces confrères étrangers qui se méfient de la propagande gouvernementale ne pourraient que faire des reportages qui manquent des infos. Bien sûr que cela ne représente pas un prétexte sous duquel les médias occidentaux auraient le droit de déformer les faits, mais ce que je voudrais dire c’est que le gouvernement chinois et certains nationalistes ont aussi tort, le pire c’est qu’ils n’ont jamais pensé s’excuser de leur faute.

Il y a des semaines, Du Daozheng (chef de « Yanhuang Chunqiu », périodique de l’analyse politique du PCC) a essayé de transmettre un tout nouveau message lors d’une interview avec journaliste de « Yazhou Zhoukan » (hebdo de l’Asie, média hongkongais) : « Au début de la session annuelle du PCC, les autorités de Pékin ont contrôlé très fort les médias étrangers en Chine de crainte qu’ils ne disent du mal. Un peu plus après le gouvernement a enlevé certains limites, et cela a apporté un très bon effet. Donc la tête du ministère de la communication et de la propagation a conclut en disant : « On devrait continuer à assurer la liberté de la presse. C’est assez impressionnant que les médias étrangers traitent ce sujet d’une manière tellement objective et notamment cela a causé de bonnes réactions auxquelles nos propres reportages n’ont pas pu aboutir. » Cependant, la chasse des médias occidentaux après les émeutes au Tibet ne correspond pas du tout à la conclusion issue de ces propos. Ce n’est pas la peine de reculer, puisque les dirigeant les plus conservés au sein du gouvernement ont cru que la presse étrangère pouvait respecter la vérité lors de leurs reportages.

On revient sur le papier de Chang Ping, il n’a que proposé en tant journaliste chinois, d’écouter différents opinions devant une crise publique autant grave que ça afin de résoudre le problème en paix. On doit tout se met d’accord sur cette proposition, et il faut qu’on soit prudent devant une espèce de l’émotion nationaliste préconisant la haine contre les occidentaux.

Sur le fond du problème du Tibet, il mélange tout, l’histoire, la religion, la culture plus la politique. Faisant face au problème, personne n’arrive à trouver son origine. Quant aux nationalistes soutenant farouchement les autorités, parmi eux, combien connaissent vraiment la société tibétaine et les détails sur ce qui s’est passé entre le dalaï lama et Pékin. Pour l’instant, ce qu’on doit faire, c’est de bien réfléchir à la politique des ethnies minoritaires arrivée en vigueur il y a 20 ans. Chang Ping a appelé à la fin de son article au gourvernement : « A part la version officielle sur ce qui s’est passé au Tibet, est-ce possible de laisser les médias mener librement de leur côté des enquêtes pour révéler la vérité ? » Eventuellement, ce sera la seule façon de calmer en exclusivité les chaos.

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