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Billet de blog 7 nov. 2010

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12. Expressions et minorités : l’écrire, sinon j’étouffe !

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Ce week-end du 6-7 novembre (2010), à l’heure des manifestations de résistances aux lois anti-sociales et des accords nucléaires mondiaux, la BnF ouvre sa salle Belvédère à l’édition numérique : on espérait des expressions nouvelles, audacieuses et différentes, en correspondance avec notre époque... Hélas !... Si le 21e siècle continue sur cette lancée, les générations futures resteront encore plus cloîtrées dans leurs solitudes que celles de nos anciens qui, avec moins de moyens que nous, avaient su obtenir d'authentiques et très honorables lois sociales.

Retour de manif sous la pluie.

Impuissance chronique de nos dirigeants syndicaux et politiques de gôche à donner un véritable et définitif coup de butoir aux attaques des pouvoirs financiers contre les lois sociales issues de la Libération. Inquiétude devant le peu de mobilisation populaire contre les risques du nucléaire dont les déchets radioactifs se refilent d'un pays voisin à l’autre (au nom du développement durable, je vous demande un peu).

Grande fatigue morale plus que physique.

Besoin d’une énergie dynamisante

Je me lance donc, comme dans un dernier recours, vers la grande Bibliothèque nationale de France, dans l’espoir d’y trouver des paroles vigilantes, énervées, capables de secouer le joug de nos asservissements.

Las !... La Tour Est n’est pas la Tour Est indiquée : au fond d’une plateforme pharaonnique entourée de murs d’acier sur un plancher de bois glissant à haut risque, après deux séries de vigiles qui vous ont fait débaler une à une les pièces de vos poches (même le vieux stylo oublié, qu’on tenait pour perdu, et qui avait en réalité, quelque temps plus tôt, subrepticement glissé à travers le trou de la poche intérieure de votre manteau : il vous faut à présent le faire sortir de la doublure pour avoir le droit de passer les bornes, sous l’œil à peine impassible et bien peu amène de ceux qui, avec une patience de mule prête à l’assaut, voudraient autant que vous pouvoir entrer aussi !)...

Plus disponible que le personnel accaparé, sinon assailli, par la masse de gabardines, impers, cabats, parapluies, sacs et autres effets dits personnels, une personne de l’accueil se croira inspirée à dire que « des incidents signalétiques n’ont pas permis d’indiquer où se tient le premier SIEL » (en attendant le septième, ce premier Salon indépendant des écrivains et libraires ne se présente en effet pas sous son meilleur augure). Et elle pense même, la fonctionnaire (sans doute de bonne foi), qu’elle ne serait pas écoutée quand elle donne, pour indiquer le chemin :

Il suffit de remonter, tourner, aller au fond, tout droit, c'est indiqué, Tour Est...

Mais nous sommes Tour Est, tout bêtement, – justement, – précisément !... – Passons !...

« Complètement à l'ouest, la Tramontane perd le nord »

Quelques remontées diluviennes plus tard, une glissade évitée au passage, deux bousculades dépassées sans mot dire ni maudire, plus trois gromelots persifleurs dont on ne perçoit ni l'humour ni l’efficacité, on devrait être à même d’assister enfin à la conférence de l’enfant terrible de l’édition numérique : Gwen Cattalà lui-même ?... Eh bien non !... C’était là croire en une organisation qui n’a d'efficace que de repousser ceux qui ont cru en la vocation d’accueil et de convivialité de la manifestation annoncée.

Azimutés, ayant atteint leur seuil d'incompétence, d’obstinés et néammoins souriants agents de sécurité s’efforcent à valider à la fois les principes de Peter et les théories d’Ivan Illitch sur la haute technicisation des administrations : « parvenir aux résultats absolument inverses de ceux qui sont visés ». Assignés à l’exact contraire de la vocation de l'établissement, ces cerbères endimanchés affichent sans honte ni aucun état d’âme un sacré goût du paradoxe (ou un don immodéré pour la hiérarchie qui ravirait les émules des expériences de Milgram) à sous-traiter ainsi, avec un tel aplomb, l’art de décourager et diviser chacun, chacune, afin de les renvoyer au diable, quand, après tout, on n'est jamais venu exprès, dans notre grande ingénuité littéraire, que pour répondre aux sollicitations de leurs commanditaires, injoignables de leur côté, il faut le noter. Notre naïveté aura été de s'être cru invités, à travers nos réseaux de la Toile, non tant pour faire nombre, ce qui pourrait se concevoir à la rigueur, mais pour ce qui en est à l’opposé : à savoir, faire nombre des refusés des Indépendants. CQFD !...

Courbet, Cézanne, réveillez-vous, ils sont devenus fous !...

Nous voulions seulement suivre le programme affiché.

Bon.

Sous-traitance des services publics : rupture des relations avec le public

Donc : une centaine de personnes protestant de leur bonne foi veulent monter au 18ème, où se situe la fameuse salle Belvédère, consacrée aux événements culturels liés au livre. Impossible : « le Salon est victime de son succès », déclare la responsable qui nous interdit derechef l’accès. La conférence se tiendra donc sans nous. Ceux qui voudraient connaître un peu de l’expérience de ce pionnier de l’édition littéraire numérique devront alors recourir à leur moteur de recherche favori pour se faire une idée ô combien approximative et, somme toute, très réduite :

« Lasciatte ogni speranza, voi che entrate ! »

Quand on arrive au Salon, un immense désarroi saisit le visiteur : par dizaines et par dizaines des files de petites tables interminablement alignées en rangs d’oignons où s’amoncèlent, bien entendu, des livres, ce qui pourrait presque paraître “normal”, sinon que, derrière ces petites tables (parfois des guéridons), apparaissent, pressés comme des sardines dans un bac d’anchois, sans guère de mouvement et pas davantage d’issues, assis ou debout, dossier de chaise contre dossier de chaise, des vingtaines et des vingtaines d’auteurs et libraires tout uniment et interminablement alignés à leur tour en rangs d’oignons ; lesquels, lorsqu’ils l’osent, vont jusqu’à interpeller les passants, pour entretenir la non moins existentielle impression de savoir au minimum la raison d’être de leur présence ici (sinon, à quoi bon ?...) ; et les passants, eux, ont autant de mal à passer qu’à s’arrêter, car l’affluence est aussi dense qu’inversement proportionnelle à la largeur des allées (des travées, traversées en l’occurrence à la va-comme-je-te-pousse).

La poésie, vous aimez ?

me lance l’un. Je serai presque tenté de lui citer Yves Bonnefoy et ses distinctions d’avec les poèmes, mais la masse, derrière, me pousse irrépressiblement ailleurs, et, – d’ailleurs, – je crois entendre le même auteur s’adresser, en variant à peine le ton, à un autre passant : « La poésie, vous aimez ? »

Est-ce à moi que ce discours s'adresse ?...

Le porte-monnaie. Le chéquier. Les cartes de visite. Numéros de table. Du chiffre. Voilà à qui s’adresse cette manifestation. Ici on est dans le quantitatif. Écrasé par le nombre. Sans aspérité, sans rien où l’attention pourrait s’attarder, s’amuser, s’intéresser vraiment.

Les douces salonnardes

Quelques maisons d’éditions aux noms mythiques, mythifiants, ou mystificateurs, pourraient à la rigueur donner à rêver un peu, sans doute, mais leurs titres, leurs quatrièmes de couvertures nous dissuadent vite. Retour aux réalités : ils révèlent presque immanquablement des genres proches de l’ésotérisme facile et d’une auto-fiction de paccotille sans promettre grand chose d’un quelconque talent d’écriture. Fantasmagories, héroïcs-fantasy, prédications, fornications, un monde glauque défile sous nos yeux depuis les dessous du lit dans la chambre à coucher jusqu’aux constellations intergalactiques les plus éloignées de notre si petit monde.. L'ensemble aux couleurs camaïeu qui sentent l’amateur tombé dans un vague ersatz de la maïeutique de Platon : s’offrir à soi-même l'illusion du bonheur d’être quelqu'un d’écouté... L'avertissement d'Umberto Eco, dans le Pendule de Foucaut n’a pas été entendu : une grande partie de la production relèverait ici du divertissement au sens pascalien le plus tristement terne du terme, une sortie par le déni des réalités qui nous occupent.

Au passage, demandez à des exposants comment a commencé l’aventure pour eux, et ils vous répondront, fixant un horizon qui n’est pas à notre simple hauteur : “passion”, ils vous répondront “réseau”, ils vous répondront “visionnaires”... en évoquant toujours en appui les noms claquant comme des fesses de bouc de grands systèmes de la communication électronique.

À demeure, plus tard, sur le site du Siel dont plusieurs pages ne fonctionnent pas, la réponse vient. Plus prosaïque :

100 euros seront demandés aux écrivains et 150 euros aux éditeurs et libraires. (Chaises et tables seront fournies par nos soins).

Sur place, 750 exposants

À ce tarif, la tristesse, et même à vrai dire un peu de dégoût physique, envahit et déborde l’ensemble.

Tout ici transpire l’inutilité : la chaleur, le manque d’eau, le caractère si étriqué des quelques lieux où l’on pourrait à la rigueur se poser, mais où l’on se fait pourtant bousculer, engoncés comme on est de nos manteaux, nos tricots, nos sacs et ces quelques effets personnels que novembre oblige à traîner avec soi (j’ai compté, puisque les chiffres comptent plus que le sens d’une manifestation, aujourd'hui, j’ai donc compté l'humanité en difficulté de déplacement dans les murs : quatre poussettes enfants, six paires de béquilles, une chaise roulante, une quinzaine de foetus in-utero...).

Imaginerait-on un champ de bataille, la communication s’y trouverait moins directement authentique, moins efficace, moins vitale encore, car il n’y a dans ces 800 mètres carrés aucun espace où pouvoir sérieusement s’arrêter feuilleter, échanger, discuter véritablement hors de la rumeur, de ces accolades obligées de pure forme, ou de simple circonstance, des reconnaissances de quelques familiers, des saluts lointains, et même (si, si !...) quelques amours proches et lointaines également : ce sont là des vérités plus significatives que les fictions romanesques, ces croisements de leur regard fuyant. Si fugace soit-elle, l’expérience révèle rétrospectivement des tromperies à son corps défendant, et que, partant, d’instinct, on aura su éventer, d'une part, et auxquelles on aura ainsi pu échapper, d'autre part !...

... et toujours ces mêmes sourires attendus ou prévisibles, ces clichés contre les clichés, ces poignées de mains, ces embrassades, ces ostentatoires “Joyeux anniversaire !”, une floppée de sourires à en vomir, encore et toujours, entre des rouspétances au moins aussi pathétiques, tant et tant de paroles inutiles, creusant dans la hauteur des exclamatives le vide si vite convenable des convenances sociales.

La bienséance, dit-on. Bah !...

Au salon, où l'on cause, on ne dit rien.

Aucune aspérité. Rien où se tenir, rien à quoi pouvoir s'accrocher.

L'exception des Syrtes

Ah, si !... Pendant que la responsable demandait à ceux qui n’étaient pas invités de quitter l’exposition aussitôt après le défilé (pas moins !) défilé de robes en forme de livres (le livre se porte bien !!..), mes yeux, mes mains, mon intellect se sont enfin arrêtés (ouf !...) sur de véritables livres, pas de simples objets, mais d'authentiques messages signifiants, et d’une facture telle qu’elle peut réconcilier de facto l’éthique et l’esthétique :

aux éditions des Syrtes.

Un catalogue sensible.

Sensibilisé aux révoltes autour du monde russophone des décennies passées. Ça inspire, ça réconcilie, comme les grandes œuvres de Mozart ou de Cervantes peuvent réconcilier chacun, chacune de nous face aux basses œuvres d’une humanité servile.

Et je me demande alors quand et comment faire au moins l’équivalent, mais dans notre présent, d'actualité, historique, nécessairement historique, où la presse, dans notre pays, appartient aux trafiquants d'armes (Dassault, Lagardère...)... Je me demande comment écrire dans les domaines de nos propres existences, contemporaines : l’exil actuel des populations migrantes, la grandeur et les misères de leurs parcours à travers le monde, l’occupation des territoires, la prévarication contre la répartition des richesses, la justice sociale, la révolte des générations...

Salon des Indépendants... indépendants à quoi ? à qui ?..

Il faudrait encore pouvoir sortir d’une tutelle, pour obtenir l’indépendance.

Avant de s’auto-proclamer indépendant, encore faudrait-il auparavant avoir fait l’expérience de la sortie de cette extrême dépendance, volontaire, qui s’exhibe lamentablement sous nos yeux... Encore faudrait-il avoir su broser les linéaments de ce qui fait SA propre place au milieu des autres. Encore aurait-il fallu différencier l’autonomie des individus, et la part qui appartient à nos constitutions : la libre autodétermination des peuples.

Pour exemple, sait-on seulement ce qui vient de se passer au Kossovo, ces jours derniers ?.. ou, dans ces mêmes moments, la terrible répression qui s’abat contre les Saharaouis ?.. Allons donc ! des écrivains vraiment indépendants, est-ce que ça n’écrirait pas en dehors des systèmes officiels, en dissidence, pour rendre leur voix à ceux qui sont étouffés, opprimés, exclus, réprimés, martyrisés ?... On ne voudrait pas perdre ses avantages dans les clubs et hôtels privilégiés de nos ex-colonies.

J’attends la réponse dans le milieu éditorial : elle se fait de moins en moins courageuse, de plus en plus frileuse.

Certes, en France, le pouvoir est menaçant (intimidant, plutôt) par son caractère procédurier, on le voit à travers les affaires autour de l’information. Cependant, à se laisser intimider et à s'auto-censurer, nous lui donnons davantage encore de légitimité : nous l’entretenons à travers nos silences mêmes, à travers nos lâches évitements, nos piteuses et pitoyables dérives.

L’indépendance telle qu’en songent... ceux qui s’en (af)fichent

Quand on est auteur, on a autorité sur sa propre parole, étymologiquement, au moins.

Où sont donc les auteurs, ici ?.. Ceux qui auraient le courage de la parole face au pouvoir ?... Et dire que nous ne risquons pas la mort, nous !... Que serait-ce si nous étions de ceux qui osent tenir tête aux autorités ? Mandela il y a dix ans encore, la Birmane Aung San Suu Kyi recluse, malade et privée d'éligibilité aujourd'hui, et l'actuel prix Nobel chinois, ils ont, tous, toutes, dans l’ombre ou en plein jour, l’équivalent de René Char ou de Soljenitsine en littérature, partout dans le monde, y compris le leur, emmurés qu'ils sont par les peurs et la délation. Et nous, nous, du monde dit “libre”, quelle est donc notre part de solidarité avec ces mots d'indépendance dont nous nous gargarisons tant ?.. Quand nous pourrions – sans aucun risque ! – soutenir et relayer d’ici, leur parole, sans rien perdre. Sans rien perdre, sinon quelques contrats juteux au profit d’un nucléaire qui menace notre système écologique lui-même (alors que nos instances médiatiques et dirigeantes nous chantent l’air du développement durable et des chartes du principe de précaution !...).

Anna Politkovskaïa, non rééducable, Natalia Estemirova et tant d’autres journalistes, hommes et femmes Courage, voilà qu’ici, en notre si petit monde, nous ignorons et vos noms et vos œuvres et les exécutions expéditives de vos personnes si dérangeantes parce que vos envies de vivre et vos colères s’élevaient clairement contre les dictatures qui ressemblent à celles que dénoncent les bonnes âmes défendant la désormais célébre et non moins victime Sakineh qui prie, cependant, le même dieu que ses bourreaux invoquent en statuant en son nom.

« Détendez-vous, tout va bien se passer » (La Borne)

Que croit-on gagner, nous, en s’autocensurant ici, et en écrivant ces proses insipides et ces lignes auto-nombriliques complaisantes ?...

Que vaudraient nos grandes envolées, nos sentiments éternels, nos beaux principes devant de simples protestations diffusées autour de nous dans ce pays ?.. à nos représentants, nos dirigeants, nos gouvernants ?... nous qui n’osons pas nous donner les moyens ni la mesure de braver par la dissidence le si petit pouvoir en place !... Nous qui ne sommes pourtant ni en Afghanistan, ni en Iran, ni en Russie, ni en Chine, ni en Lybie, ni au Maroc, ni dans les régimes corrompus des pays trafiquants de drogue, d’uranium et de diamant qui ont pu défiler martialement le jour de la fête nationale sous l’Arc de triomphe au lendemain du refus gouvernemental d’entendre les protestations contre les lois discrininatives sur le plan social des retraites !...

Avons-nous à ce point perdu ce peu de courage qui consiste à dire ce qui se sait des dirigeants qui dominent nos sociétés, sociétés de plus en plus inféodées, puisque, avant même que d’être asservis, nous nous montrons déjà à ce point serviles ?...

Ou est donc l’indépendance ?..

Quelle réponse aujourd'hui ?

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