Clown activiste : c’est un métier, ça ?...

Si vous ne le cherchez pas, vous allez le trouver... Il ou elle est (il ou elle a ?) une activité socio-professionnelle tout azimut... Des yeux aussi grands que le nez, et le nez que son bec, alouette, alouette !...

Mon clown s'appelle Chabotte Tripouille, tu n'as qu'à l'interviewer, si elle te laisse en placer une :
- Alors, Chabotte Tripouille, vous êtes clown activiste?
- Ben oui, je m'active, je m'active, il y a beaucoup de choses à faire, changer, déplacer, transformer, moi je suis la spécialiste du changement.

 

Un nom de scène sans scène, c’est donc ça l’activisme ?...

Marie-France : Non, elle n’est pas clown activiste encore. Elle n’appartient à aucune brigade. Elle est clown d’intervention...

Chabote Tripouille : Oui, c’est ça, je fais des interventions, comme les pompiers.. quand y a le feu.. quand on m'appelle... Bon ça n'est pas une brigade, mais quand même, on est 4, Mr Schlémil, Melle Couette, Epaf!

MF : Mon clown est né à 40 ans, avec Daniel Gostain. Après une grande pratique de théâtre-forum, de jeu dramatique, des expériences de théâtre... et le clown est venu...

Ch.Tr. : C’est comme si j’avais toujours existé.

MF : Depuis, je travaille dans une compagnie de clowns : “Tape l’Incruste!”.

Ch.Tr. : ... Et on intervient dans des congrès, après des conférences, avec des associations...

MF : J’ai fait toute ma formation au Bataclown, ce sont des gens formidables avec qui je partage les mêmes valeurs fondamentales sur l'humanité, le clown, l'artiste dans le social, dans la vie..
Et, cet été, avec ma compagnie de théâtre de l’opprimé, NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'espoir), on a travaillé avec Xavier Renou. Il est le fondateur des Désobéïssants civils...

Ch.Tr. : Et alors, là, je te dis que ça !...

 

Et la formation, alors ?

Au vu de la demande des activistes non violents, un premier grrrrrand Week-end de Clown activiste est prévu sur Paris...

Quand ?... les 19 et 20 mars 2011.

On se demande tout de même, tout de m’aime...

Comment le clown par sa naïveté, par son regard qui décale et qui dévoile, fait sortir l'humanité des personnes et leur rire ?

C'est notre projet.

Une brigade de clowns éprouve un amour démesuré pour les personnes qu’elle a en face d'elle ; elle doit faire craquer les personnes représentant l’institution, créer de la confusion et, ainsi, ouvrir des brèches pour que leur carapace se fendille.

Pour participer à ce stage, pas besoin de compétence théâtrale, juste l’envie de jouer, de découvrir son clown et, enfoui caché quelque part en soi, un besoin impérieux de remettre en cause l’ordre établi, de désobéïr...


Ça coûte...

Le prix pour ce We est de 50 euros, ceux qui n'ont pas les moyens participent à leur niveau. Chacun apporte de quoi partager à manger pour le samedi midi et le dimanche midi. Ça se passe dans le 20e arrondissement de Paris de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche. On peut s'arranger pour des hébergements.
Pour plus d'info, aller sur le site des désobéïssants ou écrivez-moi : marie-france.duflot@laposte.net

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