Attentats multiples à Beyrouth et Paris : doubles peines

Le deuil national que le Liban et la France lancent chacun de leur côté à la suite des attentats meurtriers contre des cibles civiles s'accompagne de mesures liberticides qui ne peuvent en réalité qu'affecter les populations sans jamais nuire aux puissances belliqueuses des armes et des groupes financiers.

Le deuil national que le Liban et la France lancent chacun de leur côté à la suite des attentats meurtriers contre des cibles civiles s'accompagne de mesures liberticides qui ne peuvent en réalité qu'affecter les populations sans jamais nuire aux puissances belliqueuses des armes et des groupes financiers.

Gardes militaires pour plan vigipirate à la préfecture de Nice, février 2015 © Reuters/Éric Gaillard Gardes militaires pour plan vigipirate à la préfecture de Nice, février 2015 © Reuters/Éric Gaillard


DOUBLE PEINE
Ce gouvernement incapable de protéger ses citoyens va les persécuter davantage, ce gouvernement qui signe des contrats d'armes avec toutes les dictatures de la planète et qui a laissé passer tranquillement des terroristes dans ses valises diplomatiques, ce gouvernement veut nous imposer un état de siège qui va laisser les pleins pouvoirs militaires à la police. Et il y en a qui veulent des gouvernements « forts » et « virils » ! alors qu'ils ne sont jamais que l'aveu de leurs irresponsabilités.

Voilà ce que ça veut dire en clair, leur « état de siège » si complaisamment transmis par tous les organes de presse (Dassault et Lagardère, pour le dire en deux mots : à la fois marchands d'armes et maîtres des plus grands groupes de presse, autant dire de la propagande et de la fabrication de l'opinion du plus grand nombre se laissant affoler par le défilé des discours et des images chocs.

Jean-Jacques M’µ

Voilà les instructions gouvernementales :

Les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté.

  Les préfets peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics.

  Le ministre de l'intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics.

  Le ministre de l'intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu’« ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories.

  Par disposition expresse, le ministre de l'intérieur et les préfets peuvent ordonner des perquisitions à domicile « de jour et de nuit », prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio ». Les perquisitions peuvent être faites sans le contrôle d'un juge.

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