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Billet de blog 19 mars 2016

Vivre ensemble, responsabiliser et dénoncer, trois niveaux de droits humains

Il n'y a de fatalités que celles que nous laissons faire, s'établir et durer. Conscients que les décisions ne sont jamais qu'une question de POUVOIR (de volonté politique), il s'agit donc moins de prendre le “pouvoir” politicien que d'utiliser nos recours dans l'immédiat, je parle là de NOUS, habitants, citoyens, consommateurs, usagers, contribuables, travailleurs, militants, non actifs...

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Trois niveaux d'interventions vis-à-vis des « migrants » (sic) opèrent simultanément : il ne tient qu'aux intéressés de faire en sorte que ces tois niveaux interagissent complémentairement, chacun par rapport aux deux autres, avec solidarité, en ne soutenant que les droits humains avant tout et l'égalité de tous au-delà des frontières.

inclusion

Trois niveaux ?

VIVRE ENSEMBLE. L'aide immédiate, d'urgence, en relation étroite avec les personnes concernées qui expriment leurs besoins et leurs intentions (hébergement, alimentaire, hygiène, soin, communication, culture, musique, danse, détente...), aide individuelle et anonyme, sans étiquette ni logo, au service des demandes directement exprimées sans aucun filtre politique, technique ou religieux. Le caritatif et le charitable, le paternalisme et le chantage à l'acceptation des plus faibles aux plus forts, ce ne sont pas du vivre ensemble (le mot « aide » est un mot latin qui veut dire : « avec », « à côté de – », il implique l'égalité horizontale et non pas la hiérachie verticale).

RESPONSABILISER.  Interpeller nominalement les responsables préfectoraux dans chaque département, et interpeller par pétitions et délégations le ministère de l'Intérieur : qui signe quoi ? quand  et comment ?... cesser une fois pour toutes ces dépenses faramineuses pour la répression et la persécution et transférer ces fonds de manière fléchée pour affecter sur place des personnels compétents à la traduction, à l'alphabétisation, à l'insertion scolaire des enfants, aux soins psychiques et physiques, à un hébergement de qualité, à l'achat des denrées et à leur cuisine par les personnes elles-mêmes, à la communication avec leurs familiers... Personne ne peut savoir son réel intérêt face à d'obscures « mesures administratives » dont on ignore les conséquences : par exemple, prendre les empreintes digitales, est-ce que c'est positif pour une demande de droit d'asile ?... est-ce que ce n'est pas le risque de se trouver renvoyé vers le premier pays traversé ?...

– DÉNONCER. Porter plainte par le recours judiciaire devant la Cour Internationale de Justice au nom des grandes organisations (Amnesty International, La Ligue des Droits de l'Homme, la Cimade, Médecins sans frontières...) pour atteintes graves aux droits humains (qu'on en juge par les intentions des pouvoirs en place vis-à-vis de la seule Turquie, par exemple ici).

Ces trois niveaux ne sont pas concurrentiels, bien au contraire.

Se limiter à un seul niveau, c'est se restreindre à des possiblités minimales, intenables, impossibles à tenir seul(s) ou sur le long terme. Bref, il est impératif que des passerelles se créent, et surtout pas des prés carrés de « services rendus » (sic) dont les rivalités et les divisions ne favoriseraient jamais que les pouvoirs en place dont on a vu à ce jour les dégâts qu'ils ont provoqués en notre nom et avec notre argent.

Que ces trois niveaux se concertent et se soutiennent, et qu'ils refusent de cautionner l'évidente mauvaise foi de nos autorités qui ne sont pas à un reniement près de leurs promesses au détriment des populations toujours plus déhumanisées, humiliées, repoussées, évacuées, expulsées, et menacées de main d'œuvre bon marché en Turquie sous peine de mort (plus ou moins) lente.

je-suis-ici-pour-t-apporter-la-democratie

Jean-Jacques M’µ

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