Pour l'inclusion de tous dans nos communes

Les habitants et les citoyens de la ville ont montré durant ce mois de mars leur volonté d’accueillir les migrants et les soutenir. La mairie et les pouvoirs publics ont maintenant à choisir quelle sera de fait la poursuite des actions pour les semaines et les mois à venir.

Personne n'est illégal Personne n'est illégal

Inclure ou exclure, il nous faut choisir

 

Il nous faut mettre en balance les frais engagés jusqu’ici par les pouvoirs publics. Combien, d’une part, ont coûté jusqu’à ce jour les opérations d’exclusion ?... (contrôles, établissement de dossiers de demandes d’asile, achat de munitions lacrymo et flasball, traductions de dossiers, permanences policières, barrages, évacuations, rétentions, armement des forces de l’ordre, réquisitions de logements, transports des personnes interpellées, etc.). Coût en personnel, en matériel et en locaux : des centaines de milliers d’euros !

Et, en face :

Quelles finances publiques peuvent être accordées pour l’inclusion (à un coût dix fois moindre) ?

Il est possible d’avoir recours aux fond de l’UE pour l’asile et débloquer rapidement  des fonds spéciaux sur les budgets municipal, départemental et régional

– pour les assurances scolaires des enfants (10 € annuel/enfants) ;

– pour défrayer une alphabétisation régulière (Quelques centaines d’euros par mois) ;

a)      Remboursement des frais de déplacement et de bouche de la formatrice FLI, français langue d’inclusion (Quelques centaines d’euros par mois) ;

b)      Achat de matériel d’apprentissage, papier, stylos, marqueurs, tableaux, jeux et exercices avec les lettres et les sons...(Quelques centaines d’euros par mois) ;

 – pour l’extension des interventions PASS/AME (aide médicalisée d’État) avec traducteurs, sur l’hôpital de Gourdon (150 € /personne/mois minimum, en moyenne) ;

 – pour leur affréter de la nourriture quotidienne, viande hallal et légumes frais locaux (environ 5 à 10 € personne/repas, coût des ingrédients compris, huiles, épices, condiments, graisses, gaz, électricité...) ;

– pour de nouvelles pièces d’hébergement à solliciter auprès de Lot-Habitat (pas question de faire s’entasser des gens à plus de 2 personnes par chambre et 5 personnes par cuisine, ce serait indigne) Réquisition d’office du ministère de l’Intérieur à Lot Habitat ;

– pour leur ouvrir l’eau et l’électricité et subventionner la moitié de leur consommation (à hauteur de 100 €) ;

– pour l’achat de mobilier domestique d’occasion, tables, chaises, vaisselles, instruments de cuisine, étagères de rangement, matelas, couvertures, duvets... (investissement entre 500 € et mille euros selon l’appartement)

– pour les licences sportives à subventionner à moitié à chaque jeune arrivant qui reste volontaire... à condition d’avoir lui-même un pécule pour pouvoir participer (foot, rugby, tennis, volley ou handbal, c’est autour de 100 € au total, et... ce n’est que 27 € pour la marche autour de Gourdon) (subvention plafonnée à 50 € /personne / an)

– pour des manuels de conversation et des dictionnaires (un jeu pour un groupe de cinq personnes http://www.bibliomonde.com/livre/manuel-persan-dari-parle-afghanistan-3532.html&texte_aff=infocomp) (50 € par groupe de 5 personnes)

– pour élargir les moments de rencontres et de communication devant internet, en communications téléphoniques et avec Skype, à la cyberbase, à la bibliothèque, à la maison du Sénéchal, au cinéma L’Atalante, l'Office de tourisme... (Services gratuits et volontaires)

Coût total pour les pouvoirs publics : Quelques milliers d’euros par mois !

... un coût qu’aucun habitant ne peut supporter, du moins longtemps, alors que la simple évidence et le bon sens révèlent le moindre coût moral et financier d’une politique d’État pour une insertion progressive.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » (Sénèque, 4 av. JC)

En conséquence, nous demandons aux instances locales, départementales, préfectorales...

  1. - de bien vouloir nous aider à aider sur la durée les migrants reçus,
  • intercéder auprès des échelons supérieurs de l’administration pour obtenir ces quelques moyens, notamment par l’ouverture d’un CADA dans la commune ou le département ;
  • accomplir le nécessaire travail pédagogique d’information et de sensibilisation auprès des habitants, des familles, des élèves (un toit c’est un droit pour tous) ;
  • favorisr concrètement au vivre ensemble selon les termes de la déclaration universelle des droits humains (articles 9 à 22 sur la liberté de circulation et d’installation des personnes et des idées) que notre pays a signée en 1948 et intégrée dans sa Constitution.
  • 2. - la plus grande fermeté contre tous ceux qui voudraient porter atteinte aux personnes, aux biens et aux droits des demandeurs d’asile, des bénévoles et de leurs soutiens : le racisme et la xénophobie, les appels à la haine et les menaces contre l’intégrité des individus et contre les principes constitutionnels, les étrangers et l’asile sont passibles de recours en justice.


Arguments pour un budget public de solidarité avec les demandeurs d’asile :

        Ateliers de préparation aux récits de vie sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne http://www.trendhunter.com/trends/school-for-refugees ;

        Recours municipal, départemental, régional et préfectoral en direction du fond européen ASILE MIGRANT (voté ce 9 janvier 2016  à 3 milliards d’euros selon la presse) : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20151120IPR03610/Migrations-et-emploi-le-Parlement-adopte-le-budget-de-l'UE-de-l'ann%C3%A9e-prochaine

        Échanges de services locaux sur le modèle lyonnais : http://sel.lyon.rivegauche.free.fr/

 

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