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Billet de blog 1 févr. 2016

MIGRATION : PRENDRE LE PROBLEME A L'ENDROIT, REGARDER LA VERITE EN FACE.

Des centaines d'articles dénoncent les violences parmi les migrants, et pas seulement à COLOGNE... certains y voient une spécificité de cette émigration là... Or... dans chaque transhumance humaine les scènes décrites ont lieu. Ayons le courage de regarder en face la question des migrants. Non on n'émigre pas par plaisir et aucune culture ne conduit à ces violences. Le néo libéralisme lui, si !

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L'article fait redécouvrir ce que sont les grandes migrations forcées et leur lot d'inhumanité. 

D'abord il rappelle qu'on ne migre pas pour des prestations sociales, ou pour des biens matérielles, qu'on le fait en toute connaissance des dangers encourrus, des périls à braver, parce qu'on a plus le choix. C'est souvent cela ou la mort. 

Ce fut le cas pour les migrations en Amérique depuis l'Irlande, l'Allemagne, l'Italie... Encore le cas depuis l'Est vers l'Allemagne à la fin de la guerre. Ce fut le cas dans les grandes migrations vers les bidonvilles français dans les années d'après guerre jusque dans les 70 depuis l'Afrique. C'est encore évidemment le cas dans les migrations asiatiques, dans les migrations aussi depuis le moyen orient, l'Afrique et l'Afrique du nord. 

Cet article décrit somme toute les conséquences de politiques menées dans les pays touchées. 

Il soulève qu'en matière d'accueil l'Europe, et la France ne font pas mieux (pas même en Allemagne malgré la propagande)... que ce que font avec leurs faibles moyens les pays du maghreb depuis des années de migrations vers leurs frontières, le Mexique, le Bangladesh et ses voisins, l'Inde, le Pakistan, le Liban et tous ceux qui gèrent l'abjecte volonté de ne pas voir des Etats européens, US, principalement, mais aussi l'Australie, la Nouvelle Zélande, qui se "protègent" à l'aune de législations "filtrantes", renvoyant ceux qui ne conviennent pas aux messieurs dames des opinions publiques chauffées à blanc par les médias inféodés aux banques, aux industries ou simplement aux pouvoirs. 

C'est cela l'idéologie d' "on ne peut pas recevoir toute la misère du monde", qui double la mise en concurrence (évidemment libre et non faussée) érigée en loi du marché, puis l'intervention pour garder solidement le leadership du marché, partout où quelques ressources pourraient être partagées, et qui sont disputées armes à la main, dans des boucheries sans nom, que les médias ne montrent pas. 

Ces femmes sont avant tout les victimes de ce système d'engrenages là... sans parler comme Alceste le fait justement, des milliers d'enfants portés disparus sur les routes de la honte... Honte non pas pour les violeurs effectifs.... criminels à poursuivre qu'on ne poursuit pas... mais pour tous ceux qui génèrent ces migrations à force de guerres, de destructions et de cupidité marchande. 

Cela ne suffit plus de décrire ce qui somme toute est le lot de tous les exodes massifs. Il faut dénoncer aussi ec et ceux qui les provoquent. Il faut dénoncer entre autre ceux qui entendent se servir de ce genre d'article pour dénoncer la "barbarie" des victimes, sans distinction de sexe. Ce faisant ils entendent nous faire gober qu'on émigre par profit, qu'on viole parce que d'une culture différente, que ces migrants d'aujourd'hui seraient différents de ceux qui ont traverser l'histoire. 

Aujourd'hui on attend de médias comme médiapart avec ces témoignages poignants, qu'une analyse politique ait lieu. 

Il convient de ne pas laisser peu à peu les vrais monstres coalisés (les réactionnaires de tous poils, les profiteurs du système et les pouvoirs qui leur servent le couvert), déshumaniser et anonymiser ces gens qui arrivent vers nous prêts à tout subir, y compris le pire, le plus humiliant et le plus dégradant, pour enfin pouvoir accéder au droit de nous ressembler. 

La mixité... on la rejette quand il s'agit de nos toilettes !!!! On la leur refuse dans leurs tentes. Au nom de quoi sinon, au nom qu'on en est déjà à contester à ces femmes, ces enfants et ces hommes, non seulement leur droit à l'hospitalité, au secours, mais aussi à leur qualité d'humains tout simplement !

Aujourd'hui prenons le problème par le bon bout ! Ces réfugiés n'émigrent pas pour le plaisir ou pour un confort. Les scènes décrites ne se déroulent elles pas dans les camps roms ? Ne se dérouleront t'elles pas demain avec nos enfants pour victimes ou nous mêmes si le système que nous vivons continue avec ses conséquences sur l'emploi, sur le social, sur le sociétal, sur le climat ? 

Si des "Mayflower", des "Exodus" ou des "blanchiers" se substituent aux "négriers" d'hier, résultent des politiques bancaires et industrielles européennes, et US imposées aujourd'hui sans considération de l'intérêt général humain, hélas, des journalistes d'ailleurs, décriront des scènes semblables dont les victimes ne seront autres que nous mêmes ou nos descendances. 

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