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Billet de blog 1 févr. 2022

La primaire ni populaire... ni primaire !

En fait de "primaire populaire" la social démocratie tente après avoir éliminé les classes populaire, celle du monde du travail, de ses préoccupations élective, tente l'élimination de la frange collectiviste de la gauche. Cette farce entend sonner le ralliement du "label de gauche" à la logique marchande du régime en place.

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Sans surprise, à la proclamation des "résultats" de la dîtes Primaire Populaire, qui ressemblait à une ouverture de plis d'un appel d'offre en Province, voire, à un "palmarès d'une école privée de campagne" avec ses mentions. 

Cette farce avait un objectif clair : la social démocratie après s'être appliquée à exclure les classes du travail d'expression politique, et du corps qui vote (au sein du corps électoral), les avoir rendu suspectes, avec en point d'orgue, la séquence des Gilets Jaunes, avait à poursuivre la purge de la gauche de toute incarnation de la frange collectiviste même, la plus inoffensive. 

La Gauche est dans l'impasse où le régime la fourre, et parce qu'elle accepte cette situation. 

Son acceptation, "sa servitude volontaire" vient de sa rupture avec un "monde du travail" (pour reprendre l'expression équivoque de Martinez, CGT) parce qu'elle a, tout en se "moulant" dans les cadres imposés par le régime, renoncé à la démocratisation dans les lieux de boulot entreprises et services, qui avec la maîtrise de la problématique salariale, de la qualification, est l'angle "de confrontation" avec un capital qui dans les CA est tout puissant, sans aucune opposition, tout en étant de plus en plus éloigné des réalités de la production, intéressé seulement par le "15%" de profit minimum. 

Ce 15% de profit, lui sert via des fonds de pension, d'investissement etc etc à financer des retraites, principe qui en soi, lutte contre la collectivisation de la gestion sociale. 

Ce que Taubira accepte de servir n'a rien à voir avec quoi que ce soit de populaire ! Elle est au contraire, l'émanation "douce" de cette lutte contre cette collectivisation de la gestion sociale, de la "Res Publica" aussi. 

Qu'est ce donc que la forme même adopté par cette primaire populaire que ce type de votation par notation sinon, qu'une sorte "d'appel d'offre" privative (les 400 000) avec en fin d'exercice une ouverture de pli ... 

La petite escouade qui a monté cette affaire, sort des mêmes moules que l'engeance qui entoure Macron, et consciemment ou non (car il est possible que ce procédé ait été pondu par des "inconscients") elle se moque du monde, celui qu'elle qualifie comme "d'en bas". 

L'effet, c'est d'entériner l'exclusion de la gauche qui conteste l'absolutisme marchand. Et cette exclusion vient à la suite du bannissement des classes qui luttent dans ce "dit" monde du travail, qui se verront refuser d'aller voter aux présidentielles prochaines, conscientes de la nocivité structurelle et du régime et de tout pouvoir qui en prendrait la tête. 

Inconsciemment, la manoeuvre dont Taubira a pris la tête, désigne ceux qui sont réputés "dignes" d'affronter Macron, considérés comme "gagnants d'office" de la farce en cours, et les distinguent d'une nouvelle strate "d'indignes" désignés, que sont tout ce qui se situe dans la mouvance critique du capitalisme et dans le camp "collectiviste". 

Cette manoeuvre n'est pas que "diviseuse". Elle est discriminante, excluante, et avalise le fait que le futur pouvoir continuera à flatter le privé et le capital contre le travail, contre les salaires, contre toute gestion sociale collective. 

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