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Billet de blog 20 juin 2015

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TSIPRAS FACE A L'AGRESSION DE L'UE ET DU FMI

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

LE MONDE publiait un article dernièrement qui doit nous faire réfléchir.... on y trouve notamment ceci sous la plume de M LEPARMENTIER. 

Le journaliste exhorte les grecs à signer un accord avec l'UE ....

« Signé par Alexis Tsipras ou un autre, peu importe. Il existe des précédents peu reluisants. C'était en novembre 2011, au G20 de Cannes, au plus fort de la crise de l'euro : le Premier ministre grec, Georges Papandréou, et l'Italien Silvio Berlusconi avaient comparu au "tribunal de l'euro" devant Sarkozy, Merkel et… Obama. Bien sûr, ils ne furent pas renversés par un putsch comme de malheureux démocrates sud-américains victimes de la CIA. Mais, de retour dans leur pays, ils ont comme par miracle perdu leur majorité. Papandréou fut remplacé par le banquier central Loukas Papademos, et Berlusconi, par l'ex-commissaire européen Mario Monti. Imaginons donc un scénario de crise : 30 juin, constat de défaut de la Grèce ; 1er juillet, panique bancaire et instauration d'un contrôle des changes par Tsipras, contraint et forcé ; 2 juillet, mise en minorité du gouvernement Tsipras par les irréductibles de Syriza ; 3 juillet, constitution d'un gouvernement d'union nationale, avec ou sans Tsipras ; 4 juillet, retour des négociateurs à Bruxelles-Canossa. Odieusement antidémocratique ? Les Grecs jouent au poker. Pourquoi pas nous ? »

Voilà en quelque sorte, les fantasmes des libéraux qui prisonniers de leur chantage ont sous estimé la résistance d'ATHENES et de SYRIZA dont la force est à la fois d'être conforme à son mandat, mais encore, de recueillir le large soutien des grecs. 

On peut lire dans cet article le cynisme avec lequel on considère la démocratie dans une UE qui a "vendu" aux peuples un projet pacifique, de prospérité partagée, de sécurité et de progrès social. 

En réalité, la plus forte probabilité est que l'UE sortira un accord de son chapeau, à ses propres dépends, rééchelonnant la dette et ouvrant la perspective d'une restructuration tout simplement parce que les conséquences sont incalculables d'une sortie de la GRECE de la zone euro, mais encore de l'UE... Cette dernière perspective est également inquiétante aux yeux des USA qui verrait alors ATHENES se rapprocher de MOSCOU qui justement lors d'un jour d'après trouverait toute sa place dans cette histoire. Il est donc prévisible qu'un nouveau délai sera donné, contrairement aux propos tenus par LAGARDE. Des journaux américains indiquent que l'échéance du 30 JUIN est d'abord l'affaire d'une institution internationale, ne concerne pour le moment pas les banques privées... Bref, il serait possible d'accorder statutairement un délai...

Ou alors, la FRANCE et l'ALLEMAGNE choisissent la politique de la terre brûlée... Sorte la grèce le 30 juin constatant le défaut. ATHENES alors nationalise aussitôt l'annonce faîte les banques après avoir instauré un régime clair de contrôle de capitaux drastique. Le jour d'après, TSIPRAS peut s'appuyer sur le peuple ... convocant un référendum. Pour la sortie de la zone euro ou contre... Pour rester dans l'UE ou contre...

Entre temps, ATHENES se déclare en défaut. Panique boursière et bancaire... les banques ne peuvent alors plus espérer de remboursement. 

Alors que le désordre s'installe de nouveau sur les marchés, les taux montent à partir de la seconde semaine de juillet... Les RUSSES sûrs que leur prêt ne finira pas dans les caisses de l'UE ni du FMI financent ATHENES pour une transition de l'EURO à la DRACHME. En même temps, elle attaque dans les marchés l'euro ainsi que certaines valeurs phares. La CHINE en fait de même possédant 25 % de ses réserves en EUROS et ne pouvant accepter de conserver une monnaie dont la géométrie devient variable.... On fait aussi  pression notamment sur l'ITALIE et l'ESPAGNE.... effet domino l'euro entre dans une crise où clairement la solvabilité des banques se pose à court terme. Par ricochet, les banques américaines et la banque fédérale sont impactées... les BRICS dénoncent alors l'insolvabilité en or des USA. La crise en quelques jours devient alors planétaire. 

Durant ce temps effectivement, les tentatives de déstabilisation de la GRECE seront incessantes... On peut même penser que tout sera fait pour mettre en difficulté le gouvernement de TSIPRAS pour le paiement des soldes. L'armée grecque alors pourrait être sollicitée pour intervenir... 

Voilà en gros à quoi pourrait ressembler le jour d'après d'un GREXIT qui instabiliserait l'ensemble de la zone balkanique, la GRECE également.

Quoi qu'il en soit, quelle que soit l'issue.. l'UE perd aujourd'hui son masque. C'est une défaite majeure qui se présente à elle. MERKEL a le choix de faire de cette défaite qu'elle paiera en ALLEMAGNE lourdement, une crise politique pure... ou de coupler cette crise de dégâts économiques et humains que l'UE ne sait pas évaluer à l'heure actuelle. 

Gageons donc que les banques les plus impliquées ne manqueront pas à leur tour d'opérer des pressions sur les "négociateurs" et de tempérer leurs ardeurs en vérité belliqueuses.... MERKEL aura contre son gré mis l'ensemble de sa zone en difficulté. Les déclarations de TUSK nous indique qu'en cas d'accord aux dépends de l'UE ... alors la PRESIDENCE de l'UE elle même aura été désavouée. 

La balle est donc dans le camp de l'UE et non d'ATHENES qui ne bougera plus sur ses lignes. 

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