DRAGHI dans un communiqué DIMANCHE déclarait accordé un délai des AIDES ELA au profit des banques GRECQUES....
Ce simple signe attendu en vérité malgré la pression médiatique sur la GRECE révèle l'embarras de la ZONE EURO, et au premier chef de la FRANCE et de l'ALLEMAGNE.
Les deux "complices" plus que partenaires, depuis le début de la CRISE GRECQUE, ne s'attendaient visiblement pas au coup de théâtre démocratique de TSIPRAS en appelant au PEUPLE d'ATHENES et aussi aux peuples européens pour arbitrer démocratiquement entre les tenants de l'ordolibéralisme défendu par MERKEL LAGARDE et HOLLANDE jusqu'il y a quelques heures...
Cette sous estimation de la résistance GRECQUE en dit long sur l'incapacité des cadres de l'UE à analyser politiquement dans la durée ce qui se joue actuellement dans l'UE.
La crise était certes grecque, et en cas de GREXIT des temps certainement délicats attendent ATHENES ... sans nul doute.
La Crise est actuellement, aussi, et surtout celle de la zone EURO et des deux grands leaders ... L'ALLEMAGNE et son subalterne Français dirigé par HOLLANDE qui a en fait, aggravé les liens de subordination et de sujétion de la FRANCE à l'égard de BERLIN.
TSIPRAS depuis le début de son mandat ne cesse de placer la direction européenne devant ses responsabilités et ses contradictions.
Aujourd'hui il convient de comprendre que MERKEL, en cas de GREXIT devra ensuite expliquer une soixantaine de milliards de dettes de plus à son peuple et à son parti. Le SPD aura le même exercice périlleux à assumer. Les deux partis tenants du dogme de la dette comme des indicateurs et paramètres qui justifient le maintien de l'austérité malgré les résultats désastreux qu'ils produisent auront, on le comprend, du mal à expliquer que ce surplus de dette n'est pas grave... Idem pour le PS mais aussi pour la droite française...
Les allemands et les français comprendront mal ce surcroît de dette pour une question de tolérance des choix grecques. Ils le comprendront d'autant moins lorsque sur les marchés l'EURO sera attaqué du fait du précédent créé par l'éventuelle éviction de la GRECE. D'autant moins encore, si les pays du sud sont attaqués eux aussi, ce qui est probable.
On comprend dès lors, que la crise n'est plus athénienne.. Elle est européenne, et avant tout allemande et française.
Il était prévisible que MERKEL ne céderait pas de suite, afin de préparer l'opinion allemande à accepter une "dérogation" pour la GRECE. Elle aura toutefois en cas d'accord à affronter les faucons bavarois avec leur représentant au gouvernement SCHAUBLE.
Il faudra aussi au SPD convaincre qu'on n'a pas eu tort avant... Ce sera chose difficile.
En bref, les deux partis de la KOALITION laisseront quelle que soit l'issue des palabres inutiles, et gageons qu'elle sera favorable à la GRECE, une part majeure de leur crédibilité. L'idéologie de la DETTE et la stratégie du choc... visiblement sont entamées.
En FRANCE, quelque soit l'issue... HOLLANDE et ses lieutenants auront du mal à expliquer qu'ils ont sauvé la GRECE et surtout que face à MERKEL il n'y avait rien à faire.
Il est temps en FRANCE de cesser de se référer à l'ALLEMAGNE dirigée par deux partis sclérosés par le libéralisme : Le SPD et la CDU.
Il est temps de nous faire confiance, pour non seulement sortir de cette idéologie qui tue notre crédibilité partout et qui nous condamne à l'immobilisme à perpétuité et à la fixation des inégalités.
Pour une EUROPE SOCIALE, écologique, démocratique, ouverte aux femmes et hommes tout en protégeant ses savoirs faire, il est temps d'organiser l'alternative avec tous les gens de bonne volonté qui n'ont jamais capitulé devant MERKEL, ni renier leurs valeurs égalitaires et humanistes.