Et si on parlait librement de Covid 19...

Certains utilisent les media comme des agents au service d'une cause ou d'une propagande, ils leur arrivent d'obtenir les faveurs de ceux-ci surtout s'ils respectent la forme et le fond qui conviennent à l'ordre établi. D'autres montrent leur singularité tant dans la forme que dans le fond. Covid 19 et la panique sociale généralisée ne fait pas recette dans les Outremers.

Paraît-il que si vous n’êtes pas biologiste expérimenté, vous ne pouvez pas parler du vaccin nouvellement conçu. Si vous êtes biologiste tout court, croyez-vous que vous en avez le droit? Puisque selon certains scientifiques et surtout ceux proclamés conseillers scientifiques, il est interdit à ceux qui ne sont pas biologistes expérimentés d’en parler, je vous invite à défier cet interdit en parlant de lui à notre manière, en petit comité. Covid 19 n’est pas le vaccin, il est le virus et il a son importance pour nous. Il nous faut préciser que des spécialistes qui ne sont pas conseillers scientifiques parlent du vaccin et différemment qu’eux. Ils parlent également de traitements, ce que les conseillers scientifiques ne font pas. Nous n’avons aucune raison de mettre en doute leur savoir plus que le leur. Nous en parlerons non comme des biologistes expérimentés mais comme des individus inclus dans un groupe social qui décident de ne pas subir le diktat implicite de la source de cette pandémie à cause de laquelle notre existence est bousculée. Au fait, les politiques qui prennent les décisions sanitaires sont-ils des spécialistes expérimentés, ont-ils reçu des conseils non-opportunistes ? Il importe de rappeler lorsque les politiques ont décidé que la politique était leur chasse gardée, ils ont perdu la confiance du peuple et ils ont mis à mal les sociétés humaines. Lorsque les media ont crû qu’ils étaient le 4ème pouvoir et qu’ils pouvaient s’exonérer de la vérité, ils ont perdu la confiance du peuple et sont responsables des pensées les plus exécrables, si les scientifiques décident de prendre la même voie, c’est toute la science qui perdra son crédit aux yeux du peuple et l’ignorance gagnera la bataille et les peuples s’en remettront à la transcendance. Certains de ceux qui nous dirigent aiment intensément le « Veau d’or», ils en auront certainement pour leur argent.

Nombre de dirigeants de nations nous ont conduit dans des impasses politiques graves par leur cupidité, par leur idéologie machiavélique et les peuples majoritairement les ont suivi avant de constater à posteriori les dégâts irréparables de leurs actes. De tout temps, les résistants n’ont jamais fait partie de la majorité du peuple. Mais, heureusement qu’ils existent. Sinon, nous passerions souvent à côté de la paix. En temps de paix, le libre-arbitre, la liberté absolue de conscience, l’esprit critique apparaissent évidents au point de banaliser leur importance. En temps de trouble, de crise, de conflits, ils deviennent des outils incontournables, indispensables pour trouver le chemin de la liberté, de la solidarité, de la sérénité et de la raison. Nous apprenons ce jour par des media officiels que le cas du Professeur Raoult, bardé de diplômes délivrés par le système qui régit la nation et plus qu’expérimenté pour avoir été en permanence sur le terrain et n’avoir reçu aucune rémunération de laboratoires pharmaceutiques est en étude pour sa retraite des Hôpitaux de Marseille de par son âge sans qu’il l’ait demandée. On étudie, également son éviction de la structure IHU Méditerranée-infection en raison de sa position par rapport à la vaccination soutenue par des conseillers scientifiques dont certains auraient été rémunérés par certains Grands laboratoires. Si cela ne vous rappelle pas  les heures sombres de certaines époques même du siècle dernier, c’est à n’y rien comprendre.

Alors, mon invitation s’adresse à ceux qui ont envie de s’exprimer sur le sujet en leur qualité d’être humain qui dépasse le problème identitaire, le statut de leur morphologie apparente et qui considèrent qu’en tant qu’êtres humains, ils sont leur propre fin c’est-à-dire qu’ils existent par eux-mêmes, qu’ils sont des progressistes. En conséquence, nous formons, tout en étant singulier, un groupe homogène. Nous refusons de ne pas nous interroger sur tout ce qui risque d’impacter notre existence et notre intégrité biologique. Quand bien même nous ne sommes pas des biologistes expérimentés, nous sommes capables de comprendre et d’analyser les processus qu’on veut nous imposer et admettre ou non leur pertinence. Le vaccin n’est pas obligatoire nous dit-on. Ceci est vrai explicitement. Néanmoins, les contraintes qui sont imposées le rendent implicitement obligatoire avec la nuance suivante, si demain il s’avère être à l’origine d’une transformation biologique de l’être humain entrainant sa mort physique ou sa mort en tant qu’être humain, il n’y aura ni coupable, ni responsable car, il n’était pas obligatoire. Les coupables et responsables seront ceux qui auront décidé de se faire vacciner et cet acte aura été incontestablement volontaire. Ne sous-estimez pas le crédit pénal dont bénéficie les fabricants de ce nouveau vaccin ni la portée des entregents qui leur étaient nécessaires.

Pour que nous soyons à l’aise dans notre réflexion, il me faut poser quelques préalables qui me semblent indispensables quand bien même le sujet est mondial. D’abord, nous ne devons pas oublier que l’origine de Covid 19 est la conséquence des actes des grandes puissances quant au non respect de l’environnement, de la nature et de la destruction technique, administrative et financière des structures de santé et particulièrement des hôpitaux.

Concernant l’immunité collective, si quasiment tous les spécialistes finissent par dire que le vaccin ne protège pas contre la contamination mais qu’il est efficace contre les formes graves, on ne peut nous interdire de penser que cet objectif parmi, peut-être, d’autres n’est pas atteint. Nous ne nous réjouissons pas. L’exemple d’Israël qui était cité comme un modèle au regard de son taux de couverture vaccinale est aujourd’hui une interrogation mondiale. Si nous n’avons pas davantage d’explications sur ce que l’on définit comme « les formes graves » et leur taux de mortalité, à partir du moment où un seul vacciné meurt de la Covid 19, il n’y a plus mathématiquement de certitude sur l’efficacité du vaccin concernant les formes graves. Jacob Devarieux peux être pris en exemple. Cette insuffisance d’explications relative à la pandémie frappe la conscience de ceux qui sont en réflexion objective sans oublier les contradictions développées par les hauts responsables politiques de la France.

Le vaccin chinois dont la fabrication est proche du vaccin traditionnel n’est pas suffisamment commenté sur les media occidentaux afin d’éclairer objectivement les populations. Nous apprenons que Sanofi prépare un vaccin similaire à celui du vaccin chinois. Les citoyens qui ne sont pas anti-vaccins mais qui n’ont pas pleinement confiance aux vaccins à acide nucléique ont bien le droit d’attendre et de voir avant de se décider. Cela s’appelle le principe de précaution et le principe de prudence.

Enfin, le dernier préalable et certainement le plus important à mes yeux compte tenu de la stigmatisation dont les outremers font l’objet et notamment la Guyane, territoire dont je suis issu, indépendamment des idées vieillottes des siècles passées qui réapparaissent est la relation institutionnelle avec l’Hexagone exacerbée par les conséquences du coronavirus.
  
Il n’y a pas si longtemps les périphéries de l’Hexagone étaient des colonies. Leur changement de statut en 1946 pour les quatre vieilles colonies n’a pas modifié profondément la psychologie de leurs habitants. Nous devons admettre que la psychologie des peuples d’outre-mer est différente de celle des peuples de l’Hexagone, qu’on ferme les yeux ou pas. Covid 19 apparaît comme un révélateur du mal-être de notre société. Je prends deux exemples sidérants qui montrent la profondeur de ce mal-être. Monsieur Georges Othily premier Président du Conseil Régional de Guyane élu au suffrage universel jusqu’en mars 1992 avait pris la décision de faire les investissements indispensables au développement. Le Premier Ministre de L’époque a refusé de financer ces investissements en s’asseyant sur le principe de la continuité territoriale car, la décision ne venait pas de son Gouvernement. Récemment, concernant la question du Passe-sanitaire et de la vaccination obligatoire, Le nouveau Président de la Collectivité Territoriale de Guyane depuis les dernières élections du mois de juin 2021 a dit publiquement qu’il allait consulter sa Commission Permanente sur ce sujet. Le Préfet a rappelé dans un journal de la place que la CTG  ne peut prendre que les décisions prévues par la loi. Bien entendu, il faut comprendre que tout ce qui n’est pas prévu n’est pas autorisé et relève de la compétence du Préfet. Jusqu’à présent tous ses prédécesseurs savaient qu’ils avaient ce pouvoir mais, ne sentaient la nécessité de l’exprimer, certainement pour préserver l’apaisement, pour éviter l’humiliation, pour protéger la cordialité des relations. Lorsqu’on est fort, il n’est nul besoin de faire étalage de sa force pensaient ses prédécesseurs à tort ou à raison. On peut déduire que la situation sanitaire liée à Covid 19 permet de voir avec plus d’évidence le fossé qui existe entre le pouvoir central et le pouvoir local. On touche là au croisement de la dimension socio-politique et la dimension psychologique.

Cette logique est ignorée de tous ceux qui font des articles sur les grands media nationaux pour insulter les peuples des outremers. Ceux-là mêmes qui n’ont jamais eu le courage d’insulter ceux qui ont permis l’utilisation du Chloredecone aux Antilles alors qu’il était interdit dans l’Hexagone et qu’il a empoisonné plus de 90% de la population martiniquaise et guadeloupéenne. En ce qui concerne la Guyane, officiellement on ne sait pas grand-chose mais, cela ne signifie pas qu’il n’y a rien eu. Le système immunitaire de ces peuples s’est forcément détérioré. En tout cas, on a le droit de le penser, comme on peut penser aux conséquences des essais nucléaires sur le système immunitaire des peuples du Pacifique. Nous ne sommes pas hors sujet lorsque nous utilisons ces arguments. La résistance au virus repose sur un système immunitaire renforcé. Cette logique est également inconnue du pouvoir central qui n’a que faire des souffrances tant intellectuelles que matérielles des peuples des Outremers. La perception de Covid 19 par ces peuples qui ont le sentiment de subir une persécution idéologique systématique est différente de celle du peuple de l’Hexagone. C’est la raison pour laquelle Ils ne cèdent pas à cette panique sociale généralisée dans l’Hexagone.

La perte de confiance de ces populations à l’égard de ceux qui nous dirigent tant sur le plan national que sur le plan local vient de ces tragédies et de ce peu de considération pour les humains qu’ils sont. Les contestations deviennent normales. De surcroît, indépendamment de l’insuffisance des explications relatives à la pandémie, on entend des personnes autorisées  venir faire la leçon sur les principaux media quant au doute et aux certitudes. Le doute qui serait réservé aux spécialistes et les certitudes aux ignorants, une façon de chercher à complexer les curieux par leur esprit critique et les rendre sceptique sur eux-mêmes. Là, il ne fait aucun doute que l’idée est de faire passer une représentation des rapports sociaux que la société se donnerait d’elle-même en sacralisant le pouvoir central et en diabolisant les contestataires par rapport à la masse, technique éprouvée mais qui ne dure pas (exemple de Vichy).

Cette crise du coronavirus va faire plus pour la dynamique socio-psychologique en vu du changement politico-social que toutes les dernières manifestations qui ont eu lieu sans idéologie claire. Elle va exacerber la patience des citoyens des Outremers car, elle va faire prendre conscience du décalage de la situation économico-sociale de leur territoire et la pleine conscience des sujets soumis qu’ils sont malgré eux. Le moteur de ce changement comme tout processus universel de changement politico-social est l’exploitation inconsidérée et bornée du virus qui sous-estime le ras-bol des gens lié à l’humiliation subie depuis des siècles, à l’absence de considération sur leur propre sol et lorsqu’ils se rendent également dans l’Hexagone.

A travers le vaccin qu’il ne faut pas commenter si vous n’êtes pas biologistes expérimentés, il y a l’angle dans lequel on se place pour évaluer les conséquences du vaccin et pour cela on n’a certainement pas besoin d’être spécialiste. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » A ce même titre, on n’a pas besoin d’être spécialiste pour voir qu’aucune autre maladie n’existe depuis le coronavirus et qu’aucune autre maladie ne tue dans les Outremers de l’Océan atlantique hormis la Covid 19. Nous devons continuer à résister car nos spécialistes expérimentés ne sont pas en mesure de nous dire avec précision quelle conséquence pourrait avoir la protéine Spike à court, moyen et long terme sur l’organisme humain. L’absence de réponse justifie t’elle la notion de doute?
Le doute philosophique ne nous apprend pas à nous taire, il nous pousse à la réflexion pour aller de plus en plus loin. Il nous fait adopter une méthode pour nourrir notre esprit critique.  Il ne s’oppose pas à la certitude de l’instant, il réclame l’aménagement d’un espace pour les savoirs ultérieurs qui vont modifier notre perception des choses dans le temps à l’image de Démocrite et d’Einstein. Alors, les spécialistes qui veulent nous faire taire au nom de leurs sacro-saints savoirs, nous leur disons de mieux exploiter le doute méthodique et philosophique. Einstein n’était pas au service de la violence politique, il n’était pas un admirateur du « Veau d’or » Il était autant que faire ce peut un incorruptible. Son livre « Le monde tel que je le vois » est un indicateur de son humanité. 

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