REXMA; La problématique du développement endogène

Comme une persécution, la société REXMA fait l’objet d’un acharnement par l’entremise de media. Qu’a-t-elle pu faire pour subir une telle pression ? Au départ une question de permis d’exploitation aurifère obtenu légalement sur le territoire de la commune de Saül qui fait partie d’un des plus grands Parc naturel du monde sans pour autant faire partie d’un des plus vastes pays du monde. A travers cette société, c’est toute la problématique du développement local qui est posé. Toute l’histoire de la Guyane défile dans la mémoire de ceux qui ont conscience de la stagnation, voire de la régression de ce territoire en termes d’initiatives locales, de l’échec de la départementalisation où tout est dans l’apparence et quasiment infructueux, de l’indifférence de l’Etat sur ce que pourrait être la réussite de ce territoire dans le secteur privé.  Les entreprises locales qui œuvrent dans le secteur de la production sont quasiment seules. Elles n’ont pratiquement pas le soutien, ni des politiques, ni des structures professionnelles dont elles sont adhérentes. L’acharnement dont est victime cette société est purement le résultat de lobbies écologiques. Ma préoccupation, durant mon existence terrestre est de comprendre les raisons qui nous empêchent d’être perçus comme des entrepreneurs efficaces lorsque l’on refuse l’économie de comptoir qui à priori ne fonctionne plus. Je vais donner ci-dessous plus de clarté à mes propos. Auparavant, je prétends que dans le système dans lequel est inscrite la Guyane, l’intellect est le seul bon juge en matière de vérité matérialiste.

Le contexte

Nul n’ignore que l’activité aurifère clandestine en Guyane emploie environ 20 000 personnes. A titre de comparaison, le nombre de fonctionnaires, donc du secteur public est de l’ordre de 19 000 personnes. La production aurifère dans les conditions les plus exécrables pour l’environnement et sans qu’il y ait la moindre retombée pour ce territoire, même par le biais de l’économie souterraine, est de l’ordre de 20 tonnes par an soit à peu-près 8 milliards d’euros. Où est donc le lobby écologique ? Il fut un temps où l’Etat pouvait entretenir la population mise volontairement dans l’oisiveté, dans l’assistanat. C’était l’époque des trente glorieuses, il y avait la croissance économique dans l’hexagone, la population de la Guyane tournait autour de 70 000 âmes à nourrir, les besoins étaient quasiment de premières nécessités. Aujourd’hui la configuration n’est plus la même, de surcroît, les gens sont plus instruits. Enfin, comme pour toutes les activités humaines l’absence de risque n’existe pas, même pour l’écologie qui dans son absolutisme peut ressembler  aux radicaux des religions qui tuent au nom de Dieu. L’écologie absolue que l’on tente de développer sur le territoire de la Guyane tue psychologiquement la population voire physiquement. Pour ceux qui peuvent l’entendre, L’activité aurifère exercée dans les conditions qui ont été légalement définies n’est pas plus polluante qu’aucune autre activité. Par ailleurs, elle dure le temps de l’exploitation puis, au-delà du rebouchage et du régalage, il y a la replantation. Enfin, elle ne pollue pas plus que la Base spatiale ni que l’activité pétrolière et le risque n'est pas plus grand.

La Commune de Saül

Elle s’étend sur une superficie de 4475 Km² soit l’équivalent d’un département de la France hexagonale. Elle compte 162 habitants au dernier recensement. Le taux de chômage avoisine les 52%. C’est une commune isolée qui s’inscrit dans un concept d’organisation territoriale que je considère anthropologique en défiant la raison d’être de la République. Pour avoir une idée du conditionnement de l’état d’esprit de la commune, il suffit d’observer le taux d’abstention aux dernières élections pourtant essentielles pour la responsabilité politique collective ; 61,72% aux élections Législatives et 58,59% aux élections Présidentielles de 2012, 75% aux élections Régionales. Si vous vous y connaissez un peu en matière d’aménagement du territoire, la commune de Saül ne dépend d’aucun schéma de cohérence territoriale. Ce territoire communal est riche et offre de vraies perspectives pour l’ensemble de la Guyane pour peu que l’on ait une ambition légitime d’humain complètement achevé. Alors, c’est légitimement qu’on peut se demander de quoi vivent les habitants de ce territoire. D’où tirent-ils leurs revenus, que font pour eux les lobbies écologiques, quels sont les mobiles qui les auraient conduits à refuser la création d’une activité porteuse sur leur territoire. Quelle spécificité ils auraient pour décliner la possibilité d’accroître leurs revenus et écarter la dignité par le travail… Quel responsable politique pourrait préférer l’inactivité à l’activité…

Le Maire de Saül

Dans le conflit qu’il nourrit avec la société Rexma qui est un agent économique de production, Il ne dit qu’une chose approximativement : « Je n’ai pas de problème avec cette société, je ne veux pas d’activité aurifère à moins de 10 km du bourg » un dogmatisme effrayant. Il se pose presqu’en inquisiteur. La société Rexma serait le Galilée de cette période…parlant de la terre il murmura et pourtant elle tourne. Et pourtant l’or se trouve à moins de dix kilomètre du Bourg. Le maire n’a aucune explication scientifique. Pire, il dit indirectement il y a un risque de pollution qu’il est prêt à accepter à dix kilomètre du bourg. Surprenant… Forcément on est en droit de s’interroger sur l’ambition du maire pour sa commune, sur la vision qu'il a de l'avenir de son territoire. Il est à son énième mandat qu’a-t-il fait sur ce rayon de 10 km dont il parle. Le seul investissement dont on a parlé surtout pour son surcoût est la boulangerie - brasserie. Quel combat a-t-il mené pour le foncier dont sa commune en est privée. Il apparaît être le Maire de sa Mairie et non celui du territoire communal. Il semblerait qu'il n'a pas l'intention de se représenter, gageons que le prochain Maire sera un écolo radical et que Saül deviendra le sanctuaire des Igouanes, des Macaques, des Mouton-paresseux qu'on aura sacralisé.

Réseaux contre réseaux

Les entreprises locales ne sont pas organisées en réseaux et restent la proie des groupements qui le sont. Aujourd'hui, la remise en cause du permis de Rexma se fait sur la base d'un document qui aurait été falsifié. Cela permet de  suspendre l'autorisation de démarrage de l'exploitation au risque de mettre en grande difficulté l'entreprise. La décision du Gouvernement de suspendre l'exploration du pétrole au large de la Guyane pour vérification de la conformité des procédures a soulevé une grande indignation qui a fait des dégâts. Le réseau écolo n'a pas résisté au réseau multinational. Les élus locaux sont montés au créneau pour une hypothétique retombée alors que pour Rexma ils se taisent, pourtant les retombées sont quasiment certaines

Nous devons croire que la société Rexma pourra rapidement exploiter. Elle sera un exemple pour nombre d'entreprises qui n'ont pas le courage de porter le combat du développement économique. En tout état de cause, la société guyanaise ne saurait rester en permanence dans l'inactivité. Les responsables auront forcément des compte à rendre à cette jeunesse que l'on prive de travail, à cette jeunesse que l'on pousse à l'oisiveté, source de la consommation de drogues, d'alcools. Attention aux conséquences du désespoir.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.