jmjt
Abonné·e de Mediapart

162 Billets

0 Édition

Billet de blog 23 mars 2017

jmjt
Abonné·e de Mediapart

Toc ! Toc ! Toc ! La Guyane... Entrez.

La Guyane fait parler d'elle. C'est sérieux. Ce n'est plus possible de continuer ainsi. Il faut que ça change. Il n'y a pas que des opportunistes sur ce territoire. La Guyane n'est plus une colonie depuis 1946. Finissons-en pour de bon.

jmjt
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Notre territoire traverse une crise grave. Elle est le résultat d'années de "foutage de gueule". Les bobards, les boniments et les mensonges ont un prix et celui-ci intervient au moment où la courbe de la réalité rencontre celle des leurres. On entend le Président de la CTG avancer le Pacte d’Avenir comme responsable de la situation en visant le Chef de l’Etat comme si nous n’étions pas en mesure de faire nos propres propositions de développement. C’est encore un boniment. Les citoyens ont entendu parler du Pacte d’Avenir en fin 2016 soit quelques mois avant le terme du quinquennat.  Pourtant, ce Pacte d’avenir est une proposition du Président de la République qui date de 2013 sous l’empire de la Collectivité régionale.
Entrez, que voulez-vous savoir d’autres ? Les problèmes sont réels. Absence d'activité et par implication perte de pouvoir d’achat, problématique foncière, sous représentation voire absence de représentation, spoliation des ressources naturelles, croissance des crimes et des délits, insécurité galopante, retard de paiement des collectivités qui mettent les entreprises en difficultés de trésorerie les empêchant de saisir les opportunités du marché et neutralisant les effets de levier escomptés sur leur cycle d’exploitation.
 Il y a un vrai dysfonctionnement de la société. La souffrance est réelle sur tout le territoire pour quasiment tous les ménages. Pas une section n'est épargnée. A cela s'ajoute l'inconsistance des principaux élus. L’Agriculture est en crise. Sa principale représentante qui siégeait à la commission permanente a été mise hors jeu sur une base très subjective. Les représentants de l’Etat (DAAF) ne reconnaissent que la légalité et se fiche de la légitimité tant celle-ci est mal représentée. La situation actuelle permet de mesurer le degré de responsabilité de ces élus.
Alors, la suite... Ils sont tous les élus de la République. Souvenez-vous, il y a peu de temps, ils ont fait une grande démonstration de type émotionnel pour réclamer un état d'urgence spécifique à la Guyane comme si l'état d'urgence national n'était pas suffisant compte tenu de notre lien avec l'article 73. Du jamais vu dans aucun courant politique hormis le fascisme, le nazisme, la dictature. Mardi 21 courant, des élus défient l'état d'urgent en voulant pénétrer dans une zone sensible au prétexte qu'ils étaient pacifiques et qu'ils avançaient les mains en l'air sans qu'on leur ait dit "Haut les mains". Très bizarre ça. Ils s'amusent avec des choses sérieuses... Aussi bien le CNES que nos propres difficultés qui sont à la hauteur des intérêts du CNES. Il y a tellement de choses à dire sur ces comportements qui tuent l'espoir des citoyens de voir leur situation s'améliorer. Le député Serville s'indigne du traitement réservé aux Élus qui ont subi les tirs de gaz lacrymogène... ont-ils pris conscience de ce qu'ils votent, de ce qu'ils demandent.
Quoi d’autres... Eh bien, ce n'est pas avec cette méthode qu'on va sortir le pays de l'état où il se trouve. La gravité de la situation mérite mieux que ça. Des généraux qui emmènent leurs troupes à la boucherie ne sont pas crédibles. En général, ils passent devant la cour martiale. Les sous-officiers qui appellent le peuple à la rescousse en l'insultant, en lui manquant de respect, n'est pas un gage de sérénité et de victoire. Tous ces élus profitent de la recherche par l'Etat de la paix sociale sur la base de la soumission, du "larbinisme". Ils auront des comptes à rendre à l'Histoire. Je crois que la paix sociale peut s'obtenir par la dignité, par le développement économique, le respect du territoire et de ses habitants, ainsi que par une meilleure répartition des richesses créées.
Oui, oui, oui, mais… ? Trouvez-moi une cohérence dans ce qui se passe ces-jours-ci...Certains élus et leurs acolytes pieds nickelés surfent sur l’émotion de la population et sur la pseudo unité qu’ils voient comme une uniformité. Ils  veulent faire croire que je suis radical, le mot à la mode. L'état de la société ne plaide pas pour eux ni pour les représentants de l’Etat. L'organisation de la société nécessite de la rigueur intellectuelle, de la rigueur dans l'analyse, de la rigueur dans la méthode. Il ne faut pas confondre cette rigueur avec la rigidité voire la radicalité. Aux yeux du monde objectif, c'est eux qui passent pour des danseurs de corde et qui considèrent la société comme une foire. Ils tuent la force mentale de tout un peuple. Ils tuent la confiance de toute une population.
Clap de fin… Je suis solidaire de la souffrance du peuple. Je reconnais la légitimité des représentants des corps de métiers. Il faut en finir une bonne fois pour toute. Pour cela il faut être lucide dans les décisions à prendre. A chacun de mesurer son niveau de conscience pour identifier ceux qui sont sincères dans cette lutte et les opportunistes. J’aurais préféré que ce mouvement ait lieu au lendemain de l’élection du futur Président de la République. D’autre part, ceux qui veulent que les citoyens se mobilisent pour une juste cause apprennent à les respecter et réservent leurs insultes aux élus qui les ont trahis.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Un comité de l’ONU défend Assa Traoré face à des syndicats policiers
La sœur d’Adama Traoré a été la cible de messages virulents de la part de syndicats de policiers après avoir été auditionnée par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations unies. Ce dernier demande au gouvernement d’ouvrir des procédures, si nécessaire pénales, contre les auteurs.
par Jérôme Hourdeaux
Journal — Violences sexistes et sexuelles
Ce que révèle l’enquête, classée sans suite, visant le chanteur de No One Is Innocent
Mediapart a consulté la procédure judiciaire visant Marc Gulbenkian, figure du rock français, accusé d’agression sexuelle par l’une de ses proches. Alors que la plainte a été classée le 2 novembre, l’avocate de la victime, qui s’appuie sur un enregistrement versé au dossier, dénonce une « hérésie » et annonce un recours.
par Donatien Huet
Journal
Des logements « vite et pas cher » : l’immense défi marseillais
Le premier Conseil national de la refondation (CNR) délocalisé et dédié au logement s’est tenu à Marseille. La deuxième ville de France, où les prix s’envolent avec une gentrification accélérée de certains quartiers, compte aussi une trentaine de bidonvilles. Le chantier du logement digne reste immense.
par Lucie Delaporte
Journal — France
Paris 2024 : cérémonie d’ouverture entre amis
Le comité d’organisation des Jeux vient d’attribuer le marché de la cérémonie d’ouverture sur les bords de Seine. Le vainqueur : un groupement dont une agence est liée au « directeur des cérémonies » de Paris 2024, qui avait justement imaginé le concept.
par Sarah Brethes et Antton Rouget

La sélection du Club

Billet de blog
Péripéties ferroviaires en territoire enclavé
Destination France Déchéance, ou Manifeste sur un service public en érosion. Il s'agit dans ce court billet de faire un parallèle entre le discours de la Région Occitanie, celui de vouloir désenclaver des territoires ruraux, comme le Gers, et la réalité que vivent, voire subissent, les usagers du réseau ferroviaire au quotidien.
par camilleromeo28
Billet de blog
« Économiser ils disent ? Je le faisais déjà ! »
Cette mère, dont j'accompagne un des enfants en tant qu'éduc’, laisse ostensiblement tomber ses bras. Elle n’en peut plus : le col roulé, les astuces du gouvernement pour économiser l'énergie, c'est une gifle pour elle. « Des trucs auxquels ils ne penseraient pas, de la débrouille pour économiser des centimes, je suis une pro de la pauvreté ! Face à des pros de l'entourloupe...»
par Mouais, le journal dubitatif
Billet de blog
« Je vous écris pour témoigner de ma peine de prison qui n'en finit pas »
Rentré en prison à 18 ans pour de la « délinquance de quartier », Bryan a 27 ans lorsqu’il écrit à l’Observatoire International des Prisons (OIP). Entre les deux, c’est un implacable engrenage qui s’est mis en place qu’il nous décrit dans sa lettre.
par Observatoire international des prisons - section française
Billet de blog
Merci pour ceux qui ont faim
Aujourd'hui, samedi, je me rends au centre commercial pour quelques courses. Il est dix heures, et celui-ci est déjà plein de monde : des jeunes gens surtout, des filles entrant, sortant des boutiques de mode, quelques-unes les bras chargés de sacs.
par cléa latert