LA DICTATURE DE L’IMMOBILIER

ou la prédation organisée des terres agricoles.

La page de Granville du journal Ouest France du 25 septembre 2020 sert la soupe aux promoteurs immobiliers et agents immobiliers locaux, vous me direz juste retour sur investissement en raison des pages de pub dans ses éditions notamment du groupe Pozzo.

Encore une fois on nous relate qu’un son de cloche celui des bétonneurs et autres agents immobiliers qui font un peu la pluie et le beau temps et se cachent derrière ce qu’ils appellent « LE MARCHE ».

Vu ce qui est annoncé dans l’article, ils sont ravis de l’effet post confinement, ou les urbains ont été savamment encouragés à s’installer en province, si possible à l’horizontal avec du terrain, au cas ou le gouvernement re confine les citoyens que nous sommes.

Tout cela se fait au mépris total de la population locale qui a du mal à se loger, loyers et prix exorbitants, et trop souvent pour des « passoires thermiques » ou des logements à des kilomètres des lieux de travail !

Ce qui est certain pour ces prédateurs immobiliers c’est la méconnaissance de certaines notions  fondamentales :

- Le réchauffement climatique.

- L’élévation inéluctable du niveau marin.

- l’artificialisation continue des sols, malgré le plan pour la biodiversité et la circulaire ministérielle du 29 juillet 2019 préconisant à court terme l’artificialisation ZERO.

- la capacité d’accueil d’un territoire en eau notamment, et celle du bassin granvillais est en équilibre fragile.

- la construction en vertical avec jardin partagé.

- Privilégier la résidence principale accessible plutôt que la résidence secondaire.

L’article vente aussi l’immobilier haut de gamme (ancienne banque de France) et bien sûr l’attractivité du littoral (beaucoup trop bétonné et quasiment saturé) alors qu’il faut envisager des mesures draconiennes d’interdiction de construction au-delà même des préconisations des PPRL (Plans de Prévention des Risques Littoraux).

Mais il met en avant par ces « professionnels de l’immobilier » l’installation en rétro littoral, jusqu’alors réservé aux populations modestes, mais sûrement dans le but de densifier dans un proche avenir les ronds points par les gilets jaunes !

En tout cas il est fort dommage que la journaliste n’ait pas interrogé les associations environnementales, de familles, de parents d’élèves.

Une question devrait tarauder l’esprit des citoyens, à quel moment ces bétonneurs interviennent ils dans la réalisation des plans graphiques des documents d’urbanisme ?

Quant aux professionnels de l’immobiliers, qui font des statistiques qui demandent à être vérifiées, je voudrais simplement leur rappeler que tout le monde ne peut pas travailler d’un point de vue purement technique d’une part, et d’autre part que pour ce faire il serait bien que où qu’ils soient les citoyens aient accès au moins à l’adsl et la 4 G, voire la fibre, avant d’installer la 5 G.

 

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