DU BON USAGE DES TERRES AGRICOLES

Que se passe-t-il dans la commune de LE TANU (entre Granville et Villedieu les Poëles dans la manche) depuis qu'un chef d'entreprises non agricoles a pu acquérir 6 ha de terres agricoles, pour élever des petits chiens de luxe, au détriment de l'élevage et des cultures vivrières.

LES FAITS

Au printemps 2018, des travaux ont été commencés en toute illégalité au lieu-dit Le Petit Château au Tanu. Le maire de la commune a dû porter plainte pour qu’ils cessent.
En janvier 2019, un permis de construire a été déposé pour reprendre le chantier. Il prévoit la construction d’un élevage intensif d’une quarantaine de chiennes (bichons et schnauzers nains), donc des centaines de chiots, sur un terrain classé en zone Natura 2000 dépourvu d’eau courante et d’électricité, et de toute habitation. Les chiennes seraient parquées par trois dans des enclos grillagés de 180 m
2 et disposeraient d’un cabanon comme refuge. Le projet prévoit l’utilisation de 2 500m2 de terres agricoles sur un total de 60 000 m2 acquis par le propriétaire.

CHRONOLOGIE

  • Printemps 2018, des travaux de terrassement et de construction commencent en toute illégalité au

    lieu-dit Le Petit Château au Tanu.

  • 12 octobre 2018, le maire de la commune porte plainte pour travaux illégaux. Les travaux cessent.

  • Novembre 2018, création du collectif des riverains de la vallée de l’Airou du Tanu et de Champrépus.

  • Janvier 2019, un permis de construire est déposé pour reprendre le chantier. Il prévoit la

    construction d’un élevage d’une quarantaine de chiennes (bichons et schnauzers nains), donc des centaines de chiots, en élevage intensif, sur un terrain dépourvu d’eau courante et d’électricité, et de toute habitation. Aucun système d’assainissement n’est prévu, sur un terrain situé en zone Natura 2000. Personne ne sera sur place en cas de problèmes ou d’aboiements continus. Ce type d’élevage intensif est interdit dans un nombre croissant de pays, quid du bien-être animal ?

  • 8 janvier 2019, le collectif porte plainte, appuyé par l’association Manche Nature, pour infraction au code de l’urbanisme

  • 9 janvier 2019, le conseil municipal du Tanu se prononce par 7 voix et 2 abstentions contre ce projet d’élevage de chiens.

  • 3 février 2019, apéritif citoyen regroupant 80 personnes (c’est-à-dire plus de 10 % de la population des deux villages), action présentée au JT de France 3 Normandie, dans Ouest France, La Manche Libre, La Gazette.

  • Jeudi 14 mars 2019, examen de la demande du permis de construire par la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), à l’issue duquel le préfet validera ou non cette demande.

    Pour montrer à M. le préfet que nous lui faisons confiance pour respecter la décision républicaine du conseil municipal du Tanu et que nous restons fermement opposés à ce projet qui n’apportera rien à nos villages et qui détourne la terre agricole de son objet, le collectif organise un apéritif citoyen. Les habitants y seront consultés au moyen d’un questionnaire joint en annexe sur le devenir des terres agricoles de leur territoire (et au-delà).

dimanche 10 mars
à la salle de convivialité du Tanu à partir de 11 heures

Tous les représentants de la presse sont les bienvenus pour rendre compte de la solidarité citoyenne de deux villages, déterminés à préserver leur cadre de vie. Non ! Nos campagnes ne sont pas mortes ! Oui, des gens y vivent ! L’intérêt d’un individu ne doit pas primer sur celui de centaines d’habitants.

Un premier apéritif citoyen a déjà eu lieu;

tanu

 

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