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Billet de blog 15 mai 2018

HAIES ARRACHEES, UNE HONTE !

L'empereur Macaron 1er a déclaré qu'il fallait protéger l'environnement, la biodiversité, mais il ne suffit pas de dire il faut FAIRE ! Pendant ce temps, les arracheurs de haies sévissent dans le bocage normand, avec de cultiver du maïs, au lieu de nourrir leurs bovins à l'herbe.

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Dernièrement l’association Manche-Nature a été alertée sur un arrachage massif de haies sur la commune d’Equilly.

Cette commune située sur le territoire de la communauté de communes Granville Terre et Mer n’est apparemment pas un modèle de protection de l’environnement et de la biodiversité.

Malheureusement encore cette commune n’est dotée d’aucun document d’urbanisme, donc elle est soumise au règlement national d’urbanisme que définit le code de l’urbanisme.

En conséquence en l’absence de document d’urbanisme qui permettrait de classer les linéaires de haies soit en Espaces Boisés Classés (Art L113-1 du Code de l’Urbanisme) soit en éléments de paysages à protéger (Article L 151-19 du Code de l’Urbanisme) il reste la protection du Code Rural.

En effet en vertu de l’article L 126-3 du Code Rural le préfet peut prononcer la protection des linéaires de haies, mais à deux conditions :

- Que ces linéaires aient été identifiées par la commission communale d’aménagement foncier si ces linéaires présentent un intérêt pour la continuité écologique et les paysages.

- Si le propriétaire fait la demande de protection de ses linéaires de haies.

Ce processus a l’avantage de soumettre à autorisation préfectorale toute demande de destruction.

Mais sur la commune d’Equilly rien de tel, et il est fort à penser que d’autres arrachages suivront.

Ce qui est intéressant de constater c’est l’alarme lancé par plusieurs associations environnementale et personnalités sur la perte importante de la biodiversité depuis 30 ans.

L’ensemble des insectes, mais aussi les oiseaux, les petits mammifères nichant dans les haies plates ou talutaires disparaissent principalement à cause de l’utilisation des pesticides que l’agriculture productiviste française utilise sans modération aucune malgré les plans Eco-Phyto.

Mais participe à cette disparition les atteintes intempestives et brutales au bocage du pays Normand et Manchois en particulier.

Tout ceci pour produire du maïs destiné principalement à l’alimentation des bovins, au détriment de l’herbe, avec deux conséquences majeures :

- la mise en péril de manière accélérée des haies bocagères.

- une production laitière de piètre qualité à cause d’une alimentation des bovins non conforme à leur appareil digestif, quant en plus certains y ajoutent des tourteaux de soja transgénique.

La protection du bocage est l’affaire de tous, il ne faut pas hésiter à interpeler les élus et responsables politiques, mais aussi informer les associations environnementales qui dans les structures départementales où elles siègent, pèsent de tout leur poids pour empêcher ou limiter cette perte bocagère.

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