CONTRE LES PESTICIDES = SOUTENIR LE MAIRE DE LANGOUET

C’est important pour nous tous, pour les générations futures et pour la biodiversité. POURQUOI ?

Parce que Daniel CUEFF, maire de LANGOUET (Ille et Vilaine) a eu le courage de prendre un arrêté interdisant l’épandage de pesticides à moins de 150 m des habitations sur sa commune.

Cet arrêté est parfaitement argumenté juridiquement.

Toutefois la préfète de ce département lui a demandé de retirer purement et simplement son document qu’elle considère comme illégal.

Bien évidemment l’édile a refusé, du coup elle a fait convoquer le maire devant le tribunal administratif de RENNES jeudi prochain 22 août à 9 h.

Tous ceux qui le peuvent sont invités à le soutenir devant le tribunal.

Mais hormis cela, il en a déjà été question dans les colonnes du blog, et les quelques édiles sollicités n’ont même pas répondu, apathie estivale due à la canicule, manque de courage politique ?

Cela aurait dû être le mot d’ordre estival de tous les collectifs anti OGM devenus anti OGM et Pesticides, de tous les groupes « Nous voulons des coquelicots » de beaucoup d’associations environnementales, mais bon !

En tout état de cause ce jugement va dans un sens ou dans l’autre faire date, car une belle bagarre juridique s’annonce déjà comme ce fut le cas pour les arrêtés anti OGM, affinés au fil du temps, mais qui ont participé avec l’action des faucheurs volontaires, à l’arrêt des essais et empêcher les cultures d’OGM sur le territoire national.

Cela dit il faut lire scrupuleusement les étiquettes avant d’acheter certains produits transformés ou demander le mode d’élevage de certains animaux, si la mention « SANS OGM » n’y figure pas.

Par contre à quand la mention « SANS PESTICIDES ».

Ce n’est pas gagné puisque les députés et les sénateurs ont voté contre l’interdiction du glyphosate dans la loi Egalim, ce qui était déjà très insuffisant puisqu’il fallait interdire les pesticides et engrais chimiques.

Devant donc les carences de l’État, c’est à bon droit que le maire de LANGOUET a pris son arrêté, et il lui est contesté celui de s’appuyer sur le principe de précaution adossé à la constitution, sur les articles L 2212-1 et 2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, entre autres.

Il serait donc important que tous les édiles de France, prennent un arrêté anti-pesticides sur le modèle de celui du maire de Langouet, que l’on peut télécharger sur le site de la commune, en le localisant bien sûr.

Soyons utopistes (mais l’utopie est la réalité de demain disait Hugo) imaginons déjà entre 5000 et 10000 arrêtés anti pesticides envoyés en préfecture, avec copie au Chef de l’État et au Ministre de l’Agriculture.

Sachant qu’en plus 50 % des maires ne se représentent pas, terminer sur une action d’éclat utile et salutaire redorerait quelque peu leur mandat.

Pour terminer un extrait d’un article de l’association GRAIN paru sur Médiapart le 13 08 19 :

« L'utilisation massive d'antibiotiques, de fongicides et d'herbicides dans l'agriculture industrielle contribue à mettre en péril des médicaments humains qui sauvent des vies. Des gouvernements et des agences intergouvernementales ont créé des comités, des groupes de travail et des lignes directrices pour faire face à l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens. Mais aucun ne semble vouloir empoigner le problème à la racine. N'est-ce pas une preuve de plus qu'il est temps de nous distancier de l'agriculture industrielle et de nous tourner vers l'agroécologie et la souveraineté alimentaire à la place? Ceci aiderait aussi à éliminer l'une des causes principales de l'extinction des espèces sur la planète, ainsi que l'un des responsables principaux de la crise climatique. »

Ces lignes ont le mérité d’être claires, et même si cela a déjà été dit depuis des décennies par diverses associations ou ONG, il est bon de le marteler surtout vis à vis des dirigeants car lutter contre les effets du réchauffement climatique, commence par s’attaquer aux causes.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.