Affaire Michel Thierry Atangana ou l'état de névrose avancée d'un sérail camerounais

 

Affaire Thierry Michel Atangana: sortir des faux-semblants et du double discours

Ce n'est effectivement que par la névrose que l'on pourrait expliquer l’acharnement irrationnel qu'un certain sérail camerounais voue à un homme qui aura passé seize années (16) de sa sa vie dans une minuscule cellule du Secrétariat d’État à la Défense (SED) du Cameroun, sans un début de preuve sur sa culpabilité.

Il n'empêche durant cette longue période, chaque-fois que sa défense ou ses proches ont eu à exiger le simple respect de ses droits (uniquement des droits du justiciable Thierry Michel Atangana), il s'est toujours trouvé un larbin du régime en place, un franc tireur anonyme, voire un mendiant déguisé en journaliste... pour calomnier cet homme, brocarder son parcours académique et professionnel, lui prêter des ambitions injustifiées ou des acquisitions matérielles sans commune mesure avec les accusations souvent fantaisistes et fallacieuses qui lui ont valu d'être emprisonné depuis juin 1997.

Toutes ces manœuvres dilatoires n'ont jusqu'ici eu qu'un seul but : détourner l'attention de l'opinion publique nationale et internationale sur le fond du dossier d'accusation et la réalité du moment, c'est-à-dire l'engagement pris le 30 janvier 2013 sur le perron de l'Élysée par le Président de la République du Cameroun Paul BIYA lorsqu'il disait, je cite :


« Nous attendons la décision de la Cour suprême pour voir ce qu'il y a lieu de faire. Notre souci c'est qu'il y ait le maximum de gens libres »


Au regard de l’innocence qui est la sienne, Thierry Michel Atangana aurait dû être un homme libre depuis 1997. Nous œuvrons modestement au sein de son comité de soutien à ce qu'il le redevienne. C'est cela la raison de notre engagement.

La longueur des parchemins et autres faits d'armes prêtés aux René Emmanuel Sadi, Jean Claude Zingui, Charles Etienne Lekene Donfack, Luc Sindjoun, Séraphin Magloire Fouda, Narcisse Mouelle Kombi, Ebénézer Njoh Mouelle …nous importe peu.

En effet depuis plus de trente (30) années, ce ne serait pas faire injure au Cameroun de reconnaître qu'en matière d'expertises en tous genres, ce pays n'a aussi eu que les «savants » qu'il mérite!

 

Joël Didier Engo

Membre du Comité de Soutien à Thierry Michel Atangana

 

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