CRISE POST-ÉLECTORALE AU GABON: À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE D’Y METTRE UN TERME

Après quatre (04) jours d’une longue attente, le ministre de l’intérieur gabonais a annoncé, mercredi 31 août, que le président sortant Ali Bongo Ondimba avait remporté l’élection présidentielle. L’opposition gabonaise a aussitôt rejeté les résultats et réclamé un nouveau décompte dans la province du Haut-Ogooué, pendant que les villes du pays s’embrasaient dans des affrontements prévisibles.

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L’Afrique centrale et singulièrement le Gabon des Bongo est véritablement le « cœur des ténèbres » de l’obscurantisme politique sur ce continent.

© Brazza Infos

Ces affrontements étaient ainsi hélas prévisibles à Libreville après l’annonce du deuxième hold-up électoral du président sortant Ali Bongo

Alors que faire maintenant face à l’entêtement mortifère d’un despote formaté à la fraude électorale et à la répression systématique?

Mêmes des organisations de la société civile comme la nôtre et le candidat malheureux Jean Ping ne sont pas sûrs de pouvoir ramener le calme en appelant à l’apaisement des esprits un peuple frustré depuis 50 ans, et qui voit chacune de ses expressions démocratiques systématiquement confisquée puis muselée par un même clan familial.

À la communauté internationale et à elle seule de jouer pleinement son rôle de préservation de la paix civile au Gabon, avec au besoin la poursuite des autorités illégitimes de ce pays devant la Cour Pénale Internationale (CPI), puisque nous sommes en présence ici de criminels d’État multirécidivistes.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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http://www.cl2p.org

 

 

 

 

© FRANCE 24

Gabon Election on Twitter

“Province Haut-Ogooue : 70 670 inscrits, 33 232 électeurs couvert (47%), 23 737 votants, Ali Bongo 18 463 voix, Jean Ping 3 909 voix. #Gabon”

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© Le Gabonais

Gabon: pour Jean Ping, les résultats de la présidentielle « sont tellement grossiers… »

Après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo, son opposant, Jean Ping – qui revendique lui aussi la victoire – a contesté sur franceinfo des résultats « tellement grossiers » qu’ils en sont « inimaginables ».

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Alors que la France a exprimé jeudi sa « vive préoccupation » face aux violences qui ont éclaté dans le nuit de mercredi à jeudi au Gabon après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo, son opposant, Jean Ping, explique sur franceinfo pourquoi il revendique la victoire, en précisant qu’il se trouve bien dans la capitale gabonaise.

franceinfo: Vous avez dit à certains de nos confrères que vous ne saviez pas si les partisans d’Ali Bongo savaient où vous étiez. Êtes-vous caché, êtes-vous en sécurité?

Jean Ping: Je suis à Libreville, je ne me cache pas. Les partisans d’Ali Bongo cherchent à arrêter tout le monde et à tuer tout le monde, mais bon je suis là. Je conteste les résultats [de l’élection présidentielle]. Ils sont tellement grossiers, c’est inimaginable. Vous avez vu le ministre de l’Intérieur qui vient annoncer que le taux de participation dans la région natale d’Ali Bongo est de 99,93%, c’est à dire pratiquement 100%, contre une moyenne nationale de 53% pour le reste du Gabon. C’est absolument ridicule.


Que demandez-vous pour sortir de cette crise?

Nous demandons de compter les voix, procès-verbal par procès-verbal, bureau par bureau, sous la supervision des observateurs internationaux, parce que la défaite de l’État est si grande, que tout le monde sait que j’ai gagné. [Ali Bongo] se comporte comme Bachar Al-Assad qui bombarde sa population par hélicoptère. Que croyez-vous qu’il mérite ? Il mérite un aller à La Haye, à la Cour pénale internationale.

Quelle est la situation dans les rues de Libreville?

Je ne sais pas, car comme vous le savez je suis dans une zone bombardée et quadrillée, et je ne peux pas sortir de chez moi. Mais mon QG a été attaqué pendant la nuit, par hélicoptère. Ils ont tout cassé, nous avons deux morts et plusieurs blessés. Il y aurait plusieurs autres morts dans la ville.


Est-ce que vous appelez à l’aide la communauté internationale?

Oui, nous l’appelons à l’aide, car nous avons à faire à un véritable tyran qui tire sur sa population et qui casse tout. Vous voyez, si c’était Bachar al-Assad qui était en cause, tout le monde aurait crié au scandale, mais Ali Bongo se comporte exactement pareil. Il tire sur son peuple par hélicoptère! La communauté internationale intervient, normalement, à chaque fois que ce genre de situation se produit. C’est grave.


Appelez vous vos partisans au calme?

On ne peut pas appeler quelqu’un qui est mort au calme. Mes partisans sont ceux-là qui viennent d’être gazés et bombardés. Si le reste de la population manifeste, je ne sais pas. Je ne sais pas ce que le peuple gabonais va faire. Il ne peut pas ne pas réagir, nous sommes dans une situation dramatique, où un tyran sanguinaire utilise son hélicoptère pour tirer la nuit sur son peuple. Celui qu’il faut appeler à la raison, c’est Ali [Bongo].

Avez-vous pu parler avec Ali Bongo ou des membres de son équipe?

Vous n’avez pas conscience de la situation qui prévaut dans notre pays. Est-ce que vous pensez que Bachar al-Assad accepte de discuter avec ses opposants? Non. C’est Ali Bongo qui a les clés de cette situation, c’est lui qui tire sur les gens. C’est à lui qu’il faut s’adresser. Il faut l’amener à la raison, comme on le fait partout dans le monde.

Vidéo: Deux (02) membres de CENAP Gabon témoignent avoir reçu 50 millions Fcfa pour falsifier les résultats

 

© Africa Toptweet

Exclusif : Voici les PV du Haut Ogoué qu’étaient venues chercher les « milices » d’Ali Bongo au QG de Jean Ping (Documents)

Exclusif : Voici les PV du Haut Ogoué qu’étaient venues chercher les « milices » d’Ali Bongo au QG de Jean Ping (Documents)

Dakarmidi – Nos radars cette fois-ci sont allés au-delà de nos espérances en nous livrant les Procès-verbaux originaux de dépouillement du Haut Ogoué ...

Dakarmidi – Nos radars cette fois-ci sont allés au-delà de nos espérances en nous livrant les Procès-verbaux originaux de dépouillement du Haut Ogoué dont nous vous présentons quelques copies. Ces PV qui privent le sommeil à Ali Bongo qui est prêt hélas, à mettre sur la table des millions d’euros pour en avoir possession.

Les documents ci-dessous prouvent à suffisance que Bongo fils a, malheureusement manipulé en sa faveur, le vote des gabonais. La France au lendemain de la proclamation par la Cenap des résultats parlait d’irrégularités et de recomptage des voix, chose qu’Ali Bongo a entendue d’une autre oreille. Mais aujourd’hui de manière subtile et très engagée, Paris  danse sur un autre pied et, use du même terme qui avait fait partir Laurent Gbagbo : « ANOMALIES » !

Ce terme est-il le signal qu’attendait la compagnie du 2e régiment de parachutistes de la légion étrangère dirigée par le colonel Saint-Cyrien Jean de Monicaunt ou encore cette réunion qui aura lieu ce soir entre 4 généraux gabonais, deux ministres et un conseiller militaire d’une Ambassade étrangère.

Dans la foulée à titre de calcul, nous vous présentons documents à l’appui, les résultats originaux du Haut Ogoué qui donnent à Ali Bongo entre 83,% et 85,90 % des voix et qui sont loin de refléter les faux résultats que la CENAP a pondus, et à Jean Ping entre 13 et 15 %, chiffres qui démentent formellement les 5% et les 95 %  que la commission électorale a attribués respectivement à Ping et à Bongo.

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La Rédaction

 

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