Congo-Brazzaville: la mystérieuse disparition d'un ingénieur Camerounais

Congo-Brazzaville: la mystérieuse disparition de l'ingénieur Camerounais Melvin Tchamba Ngassam

 

Dans une partie du monde où sévissent toutes les formes de criminalités (du crime commun au rituel), comment ne pas envisager le pire devant la mystérieuse disparition de Melvin Tchamba Ngassam dans la nuit du 07 au 08 avril 2011 à Zanaga, un district du département de la Lékoumou dans la région de Pointe Noire au Congo Brazzaville?

Monsieur Tchamba Ngassam Melvin, ingénieur des eaux, forêts et chasses de nationalité camerounaise, âgé à l'époque de 34 ans, marié et père de deux enfants, travaillait jusqu'à sa disparition voici (02) deux ans pour le compte de Geospatial Technology Group Congo (GTGC), une société de droit congolais spécialisée dans les travaux d’élaboration des plans d’aménagement forestier à Pointe Noire. En mission professionnelle à Zanaga avec ses collègues dans le cadre de l'élaboration des concessions forestières attribuées aux sociétés Taman-Industries, Socofor et Asia Congo, ils arrivent sur le lieux à 19h30mn. Melvin disparaît vers 3h40mn du matin, alors qu'il semble être sorti se soulager. Passées les premières heures de recherches dans la matinée, son employeur finit par signaler la disparition à la police locale à 13 heures.

 

Les zones d'ombre d'une disparition

En réalité la disparition de Melvin Tchamba Ngassam n'est officialisée par les autorités congolaises qu'au moment du dépôt de la plainte à Sibiti par la société Geospatial Technology Group Congo (GTGC) le 21 avril 2011 . Entre-temps ses collègues, ses proches parents, et les observateurs avisés auront pu constater que:

 

  • avant sa disparition dans la nuit du 07 au 08 avril 2011 vers 3h40, comme l'atteste son cochambrier Tetuh Elvis, le disparu était «sorti au moins trois fois entre 22 heures et 24 heures». Alors comment n’a-t-il pu être vu ni entendu au moment de sa disparition, dans un coin aussi reculé du Congo-Brazzaville comme Zanaga, où les maisons sont séparées entre elles par de grands arbres sur une distance d’environ 50 mètres?

 

  • des objets personnels appartenant à Melvin Tchamba Ngassam étaient effectivement restés sur son lit au moment de sa disparition (passeport, alliance de mariage, ordinateur portable, lunettes médicales, diplômes...).

 

  • Melvin Tchamba Ngassam se trouvait à Zanaga alors que sa mission professionnelle aurait dû le conduire et s'arrêter à Dolisie, comme il est indiqué sur son ordre de mission n°7 établi à Pointe Noire le 1er octobre 2010. Autre fait troublant: le chauffeur Congolais qui l'y avait conduit (avec ses collègues) a curieusement démissionné de Geospatial Technology Group Congo (GTGC) quelques semaines après l’annonce de la disparition.

 

  • De manière tout aussi surprenante l'employeur de Melvin Tchamba Ngassam a requis, à peine quelques jours après sa disparition, un certificat de décès auprès des autorités judiciaires de la république du Congo. Si des raisons de continuité de l'activité sociale peuvent expliquer un tel empressement, comment comprendre cette fébrilité à déclarer le décès de son employé le lendemain de sa disparition inexpliquée, et surtout non élucidée, alors même qu’aucune preuve formelle de sa mort n'existe?

 

Autant de zones d'ombre qui auraient nécessité une enquête à l'évidence plus longue, du moins plus approfondie que celle qui fut menée par les autorités congolaises. En effet dans la logique de l'article 117 alinéa 2 du code de la famille congolais, un homme disparu est d'office considéré comme mort au bout de six mois. Ce qui instaure inévitablement le doute sur une telle conclusion hâtive, et nourrit surtout des soupçons sur la pertinence des investigations menées.

 

L'urgence de ré-ouvrir l'enquête policière et judiciaire

Diversesdémarches ont été entreprises en vue d'élucider la mystérieuse disparition de Melvin Tchamba Ngassam. Sa famille, ses collègues de travail et ses anciens camarades de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de l’Université de Dschang (Réseau Fasa-Alumni) à l'ouest Cameroun, ont saisi les administrations compétentes au Cameroun et en République du Congo.

Au niveau du Cameroun, avec l’appui de l'avocat camerounais Me TCHATCHOUA, une plainte a été déposée au bureau Central Interpol de Yaoundé. Le 26 mai 2011 l'épouse du porté disparu, Irène Tchamba a introduit une requête auprès du Ministère camerounais des Relations Extérieures. Toutes ces démarches sont restées vaines et infructueuses.

Au Congo-Brazzaville, le premier secrétaire de l’Ambassade du Cameroun Monsieur Antoine Batha a adressé une correspondance au procureur général de la cour d'appel de Pointe-Noire. L’enquête préliminaire ouverte par la Justice congolaise n’a malheureusement pas été menée dans les règles de l'art, et fut plutôt un étalage d'amateurisme de bout en bout.

À l'évidence les autorités camerounaises et congolaises n'ont pas fait preuve d'un zèle extraordinaire pour retrouver l'ingénieur Tchamba Ngassam Melvin, ou du moins pouvoir localiser puis identifier ses restes si d'aventure il serait effectivement décédé. Elles donnent davantage l'impression par leur silence assourdissant de s'être toutes les deux remises à la dure loi de la fatalité, qui prévaut si souvent lorsque les ressortissants de ces pays sont touchés par des tragédies imprévues ou inexpliquées.Pour essayer de sortir de la torpeur officielle, le «Collectif Retrouvez Tchamba Ngassam Melvin» vient de mettre une pétition citoyenne en ligne, demandant notamment la ré-ouverture des enquêtes sur cette mystérieuse disparition.

Deux (02) années après la mystérieuse disparition de l'ingénieur Tchamba Ngassam, nous en appelons respectivement au Président du Congo-Brazzaville son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO et à son homologue du Cameroun son Excellence Paul BIYA pour œuvrer à la réouverture d'une enquête policière et judiciaire (au besoin conjointe). En effet deux États qui promeuvent la libre circulation de leurs ressortissants (dont des jeunes talents) au sein de l'Union économique de l'Afrique centrale ne peuvent s'en remettre uniquement à la fatalité chaque fois que l'un des leurs disparaît de manière inexpliquée.

 

Merci de signer la pétition en ligne: «Pour une reprise des enquêtes au Congo Brazzaville afin de retrouver l’Ingénieur forestier Camerounais Tchamba Ngassam Melvin»


Contacts utiles:

  • L'épouse du disparu: Mme Tchamba née KAMNANG KOMGUEP

Email : kamnangkomguepi@yahoo.fr /Tel : 00237 74 26 14 92, résidente à Dschang

 

  • Le père du disparu : NGASSAM TCHAMBA François, résident à Douala /Tel : 94 78 08 48, 79 24 54 61

 

  • Le représentant du «Collectif Retrouvez Tchamba Ngassam Melvin»: Dr. Raphaël François Xavier Ndzana Abanda

raphael.ndzana@gmail.com, ndzanaabanda@yahoo.fr, skype: bikok1

 

  • La Société GEOSPATIAL TECHNOLOGY GROUP au Cameroun qui avait embauché Melvin Tchamba Ngassam le 1er aout 2009, en qualité d’Aménagiste

GTG Cameroun B.P. 2162 Yaoundé, Immeuble Kougang, Tél. 0023722.20.30.82,

E-mail : gtg_group@yahoo.com

 

  • L'entreprise GEOSPATIAL TECHNOLOGY GROUP du Congo Brazzaville dans laquelle Melvin Tchamba Ngassam a été détaché à Pointe Noire à partir de septembre 2010, sur ordre de mission n° 7 auprès de l'Enceinte TAMAN Industries

B.P. 1071 Pointe Noire, République du Congo, Tél. +242 294 41 19, E-mail : gtg_group@yahoo.com

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