LE CHEMIN DE CROIX RACISTE D’UN CADRE D’ORIGINE AFRICAINE A RENAULT S.A (5ème PARTIE)

L’AFFAIRE GABAROUM OU LE SYMBOLE D’UNE DISCRIMINATION PROFESSIONNELLE ASSISE SUR UN RACISME SYSTÉMIQUE EN FRANCE. UN CALVAIRE ININTERROMPU DE PLUS DE 40 ANS!

CONDAMNÉ DEVANT LES DIFFÉRENTES INSTANCES NATIONALES ET INTERNATIONALES, DONT L'ONU, LE GROUPE RENAULT S.A (DONT L’ÉTAT EST TOUJOURS ACTIONNAIRE MINORITAIRE) SE TERRE DANS UN SILENCE, UNE INDIFFÉRENCE QUI SE CONFONDENT ICI AVEC LE SEMPITERNEL DÉNI OFFICIEL EN FRANCE.

FRANCE /RENAULT: DE QUELLE COULEUR EST LA JUSTICE ? (JMTV+) © JMTV PLUS

Vidéo JMTV PLUS: "Discriminé depuis son entrée chez Renault en 1975, Laurent Gabaroum se bat depuis sur tous les fronts afin que la marque au losange, et la France, son pays, réparent les torts qu'elles lui ont causé; chose qu'elles donnent l'impression d'ignorer."

  1. Placardisé, harcelé, humilié et discriminé, pour se défendre, Monsieur GABAROUM n’a eu d’autres choix que d’emprunter les chemins du syndicalisme, une voie royale pour mobiliser les salariés et le droit contre les actes racistes et les pratiques discriminatoires de la société RENAULT.

 

  1. Ainsi, depuis 2001 à ce jour, Monsieur GABAROUM a été, tour à tour, membre du CHSCT, conseiller prud’homme, délégué du personnel, délégué syndical, conseiller du salarié, défenseur syndical et membre du CSE.

 

  1. Cet engagement syndical a fortement déplu à la société RENAULT qui a pris des mesures fortes lui permettant de démolir méthodiquement la carrière de Monsieur GABAROUM, comme le témoigne, le jugement rendu en départage, le 11 janvier 2005, (RG n° F 03/03588), par le Conseil de Prud’hommes de Paris :

 

« Le 29 décembre 2003, Monsieur GABAROUM reçoit de son nouveau supérieur hiérarchique le mail suivant :

 

« Pourrions-nous nous voir pour faire votre EIC, ne serait-ce que pour acter que compte tenu de vos activités aucun bilan 2003 ne peut être fait et aucun objectif ne peut être fixé ? ».

 

La sas RENAULT ne se cache pas de reconnaître qu’il est ainsi pris acte que Monsieur GABAROUM, élu conseiller prud’homme fin 2002, ne serait désormais présent qu’une demi- journée par semaine, ce que conteste formellement Monsieur GABAROUM qui avance n’être pris qu’une journée ou deux par mois au titre de ses nouvelles fonctions.

 

Il ne peut qu’être constaté, à ce stade, que la sas RENAULT qui entend ainsi considérer le salarié comme exclu du processus productif, n’est pas en mesure d’apporter le moindre élément justificatif.

 

Tous ces éléments laissent entendre que Monsieur GABAROUM fait l’objet d’un traitement de défaveur de la part de son employeur ».

 

  1. Le 15 juin 2004, à moins de sept jours de l’audience du bureau de jugement du Conseil de Prud’hommes de Paris, la société RENAULT ayant soudainement réalisé que Monsieur GABAROUM, salarié protégé était au placard, semble vouloir tromper la religion des juges en lui a proposant un poste de « Correspondant Filiales Déploiement Recyclage » au sein de la Direction du Recyclage et de l’Echange Standard.

 

  1. La lettre du Directeur des Ressources Humaines de la Direction du Recyclage et de l’Echange Standard a été envoyée à Monsieur GABAROUM le 17 juin et versée aux débats le 18 juin 2004, de sorte qu’il n’a pu que douter de la sincérité de cette proposition.

 

  1. Le 19 janvier 2005, poursuivant l’acharnement discriminatoire par d’autres moyens, la société RENAULT a demandé au Docteur Guillemette LATSCHA, médecin du travail, de solliciter « confidentiellement » du médecin traitant de Monsieur GABAROUM, un avis nominatif sur l’état de santé de son patient.

 

  1. Il sera rappelé qu’il est interdit au médecin du travail de la société RENAULT de solliciter du médecin traitant de Monsieur GABAROUM, un avis nominatif sur l’état de santé de son patient.

 

  1. Le 1er juin 2005, à la veille de la procédure d’appel devant la Cour d’Appel de Paris, pour tromper la religion des juges, Madame Evelyne VERGNE, Cheffe de Service Pilotage Projets DVSE a, au nom du Directeur de la DVSE, proposé à Monsieur GABAROUM, sorti précipitamment du placard, le poste de « Responsable Maintenance et Suivi des Travaux DVSE ».

 

  1. Ayant découvert que le descriptif de la fiche de mission du poste de « Responsable Maintenance et Suivi des Travaux DVSE » mentionne que ce poste s’adresse à un profil d’ingénieur ou de cadre technique, ce qui n’est pas son cas, Monsieur GABAROUM a poliment décliné cette proposition spontanée de poste.

 

  1. Le rejet de la proposition de poste de « Responsable Maintenance et Suivi des Travaux DVSE » bien que justifié n’a pas été du goût de Madame Evelyne VERGNE qui porte en elle l’agressivité comme la nuée porte l’orage au point d’entretenir avec Monsieur GABAROUM des relations particulièrement exécrables.

 

  1. Il faut dire que sous la couverture de Cheffe de Service Pilotage Projets DVSE se cache en réalité, une DRH aussi manipulatrice qu’imprévisible, de surcroit en service commandé, dont la mission véritable consiste à créer les conditions nécessaires permettant à la société RENAULT, de se débarrasser en douceur de Monsieur GABAROUM devenu l’homme à abattre.

 

  1. Le 2 octobre 2006, ayant marre d’être mis au placard, Monsieur GABAROUM a décidé d’adresser à la Direction Générale de l’Entreprise sa candidature spontanée au poste de « Correspondant Egalité des chances », en voie de création, dans le cadre de l’Accord interprofessionnel sur la diversité.

 

  1. Sans surprise, la société RENAULT a nié avec la plus parfaite mauvaise foi l’existence d’un projet de création du poste de « Correspondant Egalité des chances ».

 

  1. Une fois encore, après vérification a posteriori, il ne fait aucun doute que le poste de « Correspondant Egalité des chances » a bel et bien été créé mais que la candidature de Monsieur GABAROUM a été écartée de manière totalement discriminatoire par la société RENAULT, au mépris des règles édictées par la Charte de Mobilité et la Politique de Mobilité RENAULT.

 

  1. Pour conclure, conformément aux règles édictées par la Charte de Mobilité et la Politique de Mobilité RENAULT, le Comité de Carrière aurait dû informer au préalable Monsieur GABAROUM qui était intéressé par ce poste qui venait d’être créé et, en cas de rejet de sa candidature, lui justifier par écrit motivé les raisons de son échec.

 

  1. Le 24 janvier 2007, à l’occasion de l’Entretien Individuel de Carrière, comme il lui est fait obligation, le Directeur de la DVSE a procédé à l’identification préalable du poste associé à Monsieur GABAROUM dans BPU (Base du Personnel Unique).

 

  1. Ayant soudainement découvert que le poste de Chargé de Mission AQS (Animateur Qualité Service) associé à Monsieur GABAROUM dans BPU est un poste vide de contenu, depuis décembre 2001, après l’obtention de la certification ISO 9001 Version 2000 par la Direction Commerciale France, le Directeur de la DVSE a, dans le champ « Synthèse globale de l’appréciation » du « Bilan de l’année 2006 », fait ce constat : « Pas d’éléments d’appréciation en 2006 » du bilan de Monsieur GABAROUM.

 

  1. Le 24 janvier 2007, le Directeur de la DVSE complique la donne en utilisant, sciemment, sous peine de nullité, des missions identifiées à la sécurité et aux conditions de travail pour fixer des objectifs pour l’année 2007 à Monsieur GABAROUM.

 

  1. En parallèle, dans le champ « Commentaires du collaborateur », volet Objectifs de l’année 2007, Monsieur GABAROUM a réagi par ce commentaire :

 

  1. « La fonction virtuelle de Chargé de mission (juillet 2000-janvier 2007) a enfin un contenant et un contenu. Les objectifs pour l’année 2007 sont les premiers objectifs qui me sont fixés depuis 2004. L’absence de bilan pour l’année 2006 est la preuve irréfutable que la fonction de Chargé de Mission a été dès l’origine une coquille vide au service d’un management d’exclusion et de règlements de comptes ».

 

  1. Le 31 janvier 2007, le Directeur de la DVSE a imposé le fait accompli en publiant une note de service n° 07/011, à effet au 1er février 2007, par laquelle il annonce l’évolution du contenu du poste fictif de Chargé de Mission AQS associé à Monsieur GABAROUM dans BPU par adjonction de missions en matière de sécurité et conditions, les mêmes qu’il avait utilisées, le 24 janvier 2007, par détournement de pouvoir ou abus de droit, pour fixer des Objectifs pour l’année 2007 à son collaborateur.

 

  1. Or, il est formellement interdit au Directeur de la DVSE, sous peine de nullité, d’utiliser des missions en matière de sécurité et conditions de travail pour fixer des Objectifs pour l’année 2007 à Monsieur GABAROUM au risque d’être en contravention avec les exigences du Référentiel du Système de Management RENAULT de la Politique Santé, Sécurité, Ergonomie et Conditions de Travail (SMPSS) 17011 – Version 003.

 

  1. Pour rappel, afin de permettre aux entités du Groupe RENAULT de maîtriser les risques pour la santé et la sécurité et d’améliorer leurs performances dans ce domaine, la société RENAULT a développé son propre Référentiel, le Système de Management RENAULT de la Politique Santé, Sécurité, Ergonomie et Conditions de Travail (SMPSS) 17011 – Version 003 qui impose à la DVSE des obligations dont elle ne peut s’affranchir sous peine de nullité.

 

  1. Autrement dit, le Référentiel SMPSS 17011 Version 003 fait partie intégrante du Système de Management global de l’entreprise. Il s’impose par déclinaison, à toutes les entités du Groupe RENAULT, notamment à la DVSE, de manière à éviter la mise en œuvre de dispositions spécifiques.

 

  1. En conséquence, avant de fixer des Objectifs pour l’année 2007 à Monsieur GABAROUM sur la base de missions en matière de sécurité et conditions de travail, il est fait obligation à la direction de la DVSE, sous peine de nullité, de définir au préalable, par écrit, à son plus haut niveau, une Politique Santé, Sécurité, Ergonomie et Conditions de Travail DVSE, dans un document daté, signé et diffusé à l’ensemble des collaborateurs du site M7.

 

  1. En toute hypothèse, la seule circonstance que la direction de la DVSE n’ait pas définie, au préalable, un Système de Management de la Sécurité et Conditions de Travail qui lui est propre lui interdit formellement, sous peine de nullité, de fixer, le 24 janvier 2007, des Objectifs pour l’année 2007 à Monsieur GABAROUM sur la base de missions identifiées à la sécurité et aux conditions de travail de surcroit externalisées au GIE VESTALIA dans le cadre de « RENAULT Contrat 2009 ».

 

  1. En juin 2007, Monsieur GABAROUM a été mandaté par son syndicat pour assister un membre du Comité d’Entreprise en négociations avec Monsieur Jean-Yves COUDRIOU, alors Directeur de l’Etablissement RENAULT Siège, pour un départ anticipé à la retraite.

 

  1. Dès son arrivée au Secrétariat, Monsieur GABAROUM a eu la désagréable surprise d’être cueilli à froid par Monsieur Jean-Yves COUDRIOU qui lui a reproché de ternir l’image de la société RENAULT par ses actions intempestives en justice.

 

  1. Usant des éléments de langage particulièrement nauséabonds à faire pâlir de honte compte tenu de son rang, Monsieur Jean-Yves COUDRIOU, après avoir invectivé sans relâche et déversé à flot continu un torrent de boue sur Monsieur GABAROUM a conclu sa joute verbale en lançant à la cantonade cet avertissement : il est urgent que cela cesse faute de quoi il va falloir se donner les moyens de « soigner le nègre pour l’exemple ».

 

  1. Monsieur GABAROUM n’a eu d’autre choix que de quitter immédiatement les lieux pour ne pas succomber à la provocation de Monsieur Jean-Yves COUDRIOU manifestement incapable de contrôler ses nerfs à fleur de peau.

 

  1. Le 1er janvier 2008, pour dissimuler le maintien de Monsieur GABAROUM, salarié protégé, en inactivité, la société RENAULT a décidé d’associer son nom dans BPU à un nouveau poste de travail de « Responsable Sécurité Conditions de Travail », une véritable « usine à gaz » comportant des missions essentiellement fictives.

 

  1. En juin 2008, à la faveur de son Entretien Individuel de Carrière, Monsieur GABAROUM a fait monter la fièvre d’un cran, en rappelant au Directeur de la DVSE son statut de salarié protégé et l’obligation qui lui échoit de lui fournir du travail.

 

  1. En réponse, faisant référence aux dispositions de l’article 6-2, chapitre 6, titre 2 de l’Accord du 23 juin 2000 sur la Représentation du Personnel et la Concertation sociale, le Directeur de la DVSE a promis à Monsieur GABAROUM de « prendre en compte, dans toute la mesure du possible, les compétences qu’il a acquises au titre de l’activité de représentation » afin de lui trouver une nouvelle affectation.

 

  1. Le 17 juillet 2008, à l’occasion du « Bilât », le Directeur de la DVSE a annoncé à Monsieur GABAROUM que la société RENAULT a pris en considération son expérience de conseiller prud’homal et qu’il lui sera trouvé une nouvelle affectation, au poste de « juriste en droit social », à la Direction Juridique de l’Entreprise, à l’échéance du 1er janvier 2009.

 

  1. Le 5 janvier 2009, contre toute attente, le Directeur de la DVSE a communiqué à Monsieur GABAROUM son planning de « Bilât » couvrant toute l’année 2009.

 

  1. Surpris, Monsieur GABAROUM qui attendait l’arme au pied sa nomination imminente au poste de juriste en droit social a adressé un mail au Directeur de la DVSE rédigé dans les termes suivants :

 

« (…) S’agissant de l’activité « Conditions de travail » dont j’assume la charge actuellement, il me semble que lors du « Bilât » du 17 juillet 2008, nous avions décidé de tourner la page compte tenu du transfert de cette activité à la société VEOLIA. Il était alors convenu qu’une nouvelle responsabilité, hors DVSE, me serait proposée. Je suis toujours, à l’heure présente, en attente d’un premier signal.

 

Par conséquent, est-il nécessaire de valider des dates dans l’absolu sans connaître l’activité qui les justifie ?»

 

  1. Ce mail est demeuré à ce jour sans réponse.

 

  1. Le 12 janvier 2009, à l’occasion de l’Entretien de Bilan 2009, le Directeur de la DVSE a fait savoir à Monsieur GABAROUM qu’un veto a été mis par la Direction des Ressources Humaines à sa nomination au poste de « juriste en droit social » pour prévenir tout conflit d’intérêts en raison de son mandat de délégué CHSCT, notamment en raison des actions qu’il a engagées en justice contre la société RENAULT pour discrimination intersectionnelle.

 

  1. Le 4 mai 2009, à la faveur de l’Entretien d’Objectifs 2009, Monsieur GABAROUM a réagi à ce veto par cette boutade :

 

  1. « Conflit d’intérêts forcément avec la casquette de délégué CHSCT. »

 

  1. En 2012, la société RENAULT a déployé le système Talent@Renault qui fait de l’évaluation du poste la phase centrale de l’élaboration d’un plan de salaires.

 

  1. Le 17 juin 2013, lors de la réunion des délégués du personnel de l’Etablissement RENAULT Siège, la société RENAULT a fait cette communication :

 

  1. « Le sujet grading a été présenté au manager dans le cadre des workshop talent@renault à l’automne. La démarche dans son ensemble, ainsi que les Niveaux de Responsabilité Renault (NRR) ont été présentés à tous les managers via un cascading managérial au mois d’avril. Les déploiements auprès des collaborateurs cadres ont démarré au mois de mai et sont en cours de finalisation. Chaque cadre est informé de la démarche et individuellement du poste qu’il occupe. Par ailleurs, la plaquette précisant la méthode et le sens donné à la démarche sont en cours de distribution auprès des collaborateurs cadres ».

 

(…) L’ensemble des collaborateurs cadres auront été informés avant leur départ en congé.»

 

  1. Pourtant, Monsieur GABAROUM, n’a jamais été informé individuellement ni de la démarche ni du poste qu’il occupe. Il n’a, par ailleurs, jamais reçu, à ce jour, communication du grade correspondant au poste de « Responsable Sécurité Conditions de Travail » qui lui est associé dans BPU de sorte qu’il n’est pas en mesure de vérifier si la classification qui lui est attribuée par le système Talent@Renault respecte le principe « à travail égal, salaire égal », notamment si son forfait annuel n’est pas déconnecté de ses diplômes et de sa qualification.

 

  1. Il faut dire que la société RENAULT est coutumière de ces pratiques discriminatoires.

 

  1. Pour rappel, le 1er janvier 1985, lors de sa promotion au statut de cadre, Monsieur GABAROUM s’est vu attribuer d’office la position repère Cadre 2, coefficient hiérarchique 420, sans poste de travail permanent et sans fonctions réellement exercées, en l’absence de tous critères objectifs.

 

  1. En conséquence, les prétendues augmentations vertigineuses de 10, 15, 18% de salaire que la société RENAULT prétend avoir accordé à Monsieur GABAROUM ne sont, en réalité, que des rattrapages de salaires. Il suffit de jeter un regard exercé sur le niveau du forfait annuel scandaleusement bas de Monsieur GABAROUM pour mesurer l’ampleur de la discrimination salariale subie.

 

  1. Le 2 juillet 2012, Monsieur GABAROUM a sollicité de Madame Marie Françoise DAMESIN, DRH Groupe, un rendez-vous.

 

  1. Le 21 septembre 2012, Monsieur GABAROUM accompagné de Monsieur Norbert BAUDRY, délégué du personnel, a été reçu à la demande de Madame Marie Françoise DAMESIN par Monsieur Jean AGULHON, DRH France, en présence de Monsieur Philippe BRISMONTIER, Directeur des Relations Sociales France.

 

  1. A l’issue de cet entretien, Monsieur GABAROUM a été reçu à la demande de Monsieur Jean AGULHON par le DRH de la Direction Juridique pour une proposition de poste.

 

  1. Le 22 octobre 2012, Monsieur GABAROUM a rédigé, à la demande expresse du DRH de la Direction Juridique, un mail de « retour d’entretien » dans lequel il s’étonne et s’interroge sur l’intérêt et le bien-fondé d’un tel entretien surtout après que Monsieur AGULHON m’a clairement indiqué lors de notre entretien informel que mon profil ne correspondait à aucun des deux postes à pourvoir à la Direction Juridique ».

 

  1. Monsieur AGULHON mis en copie du mail a orchestré une polémique stérile qui lui a servi de prétexte pour s’affranchir de l’obligation qui lui est faite de fournir du travail à Monsieur GABAROUM.

 

  1. Le 8 août 2013, à la rubrique « Commentaires » de l’Entretien de mi- année 2013, Monsieur GABAROUM a tenu à dissiper tout malentendu au sujet de sa prétendue demande de départ à la retraite :

 

« Au cours de l’entretien de fin d’année, j’ai dénoncé la vacuité de mon poste actuel. Je n’ai jamais formulé de demande de départ à la retraite en raison des paramètres dont je n’ai pas la maîtrise. Mon supérieur en est venu à évoquer la perspective de mon départ à la retraite du fait qu’aucune proposition de poste ne m’est ouverte ».

 

  1. Le 14 janvier 2015, la Direction du Business Développement, ex-DVSE, a déménagé du site M7 de BOULOGNE BILLANCOURT au bâtiment Arcade au PLESSIS ROBINSON.

 

  1. Curieusement, Monsieur GABAROUM, salarié protégé, est le seul de la Direction du Business Développement à l’exception de tous les autres, à être abandonné seul jusqu’à ce jour, sans aucune activité, sur le site M7.

 

  1. Le 29 janvier 2016, à la faveur de l’Entretien de Bilan pour l’année 2015, à la rubrique « Commentaires et signature », champ « Commentaires de section », Monsieur GABAROUM excédé d’être soumis à des entretiens annuels bidon a fait ce commentaire :

 

« Depuis juillet 2000, ma carrière est en stationnement dans une « voie de garage » au 0337 au mépris de tous les processus de l’Entreprise. Toutes les démarches et initiatives que j’ai entreprises, année après année, auprès du top management DRH de l’Entreprise, notamment de Madame Marie Françoise DAMESIN pour faire invalider la promesse faite par Monsieur Jean Yves COUDRIOU de « soigner le nègre pour l’exemple » ont été vaines. Il est plus que jamais temps de procéder à une révision de ma situation professionnelle (revalorisation de ma position hiérarchique et de mon niveau de rémunération) faute de quoi je me verrai dans l’obligation d’exercer mon droit fondamental d’ester en justice pour que le principe de non-discrimination dans la gestion de carrière me soit appliqué et soit enfin respecté en conformité avec les valeurs dont se prévaut Renault. »

 

  1. Par mail en date du 4 février 2016 complété par une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 22 juillet 2016, le DRH de la Direction Commerciale France, Monsieur Fabrice POMONTI a répondu au commentaire fait par Monsieur GABAROUM, lors de son Entretien Individuel de Carrière, en lui opposant l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 12 septembre 2006.

 

  1. Le 29 juillet 2016, par lettre recommandée avec accusé de réception, Monsieur GABAROUM a relevé et souligné la fragilité de l’argumentation de Monsieur Fabrice POMONTI dans les termes suivants :

 

« Votre lettre recommandée avec accusé de réception en date du 22 juillet 2016 a retenu toute mon attention. Les transgressions faites à la vérité et la dénaturation des faits sont si nombreuses que l’arrêt de la Cour d’Appel de PARIS autour duquel vous avez bâti toute votre argumentation a été rejeté par la haute juridiction internationale saisie d’une procédure initiée par mes soins après l’épuisement des voies de recours internes.

 

Je vous remercie, en retour, Cher Monsieur, de réactualiser vos informations et de revisiter vos commentaires qui ne sont plus de saison étant précisé que la haute juridiction internationale a reconnu RENAULT coupable de discrimination raciale envers Monsieur Laurent GABAROUM.

 

A toutes fins utiles, je me permets de vous rappeler sur ce point, Cher Monsieur, que j’ai fait, il y a quelques mois déjà, une citation devant le Pôle 6, Chambre 10 de la Cour d’Appel de PARIS aux fins de révision d’un arrêt pour escroquerie au jugement.

 

Par ailleurs, s’agissant de ma mobilité interne que vous évoquiez, il existe déjà une procédure prévue à cet effet au sein de l’Entreprise. Elle est définie par la « Charte Mobilité » dont il vous suffit de faire une stricte application des stipulations dans le respect du principe de non-discrimination pour qu’il ne soit plus nécessaire de créer des « cas spécifiques » ouvrant la voie à la manipulation discriminatoire des processus de l’Entreprise dont le poste de « Responsable et maintenance et suivi des travaux DVSE » en est l’exemple le plus édifiant.

 

Enfin, à votre place, Cher Monsieur, je me garderais bien de faire des commentaires non étayés par des éléments de preuve sur des faits auxquels je n’ai pas été témoin. »

 

  1. Parvenu au terme de ce rapide survol des épisodes douloureux de plus de quarante-cinq ans d’une vie professionnelle tourmentée par les actes racistes et les pratiques discriminatoires qui porte les stigmates du racisme systémique d’une rare violence et d’une cruauté inouïe, pour conclure, il coule de source que le seul et véritable reproche fait par la société RENAULT à Monsieur GABAROUM qui n’a jamais fait l’objet de la moindre sanction tout au long de son déroulement de carrière, c’est d’être Noir, d’avoir de l’ambition et de vouloir faire voler en éclats le « plafond de verre » afin d’accéder au « privilège blanc ».

Prochaine publication: L'INTERMINABLE CHEMIN DE CROIX RACISTE D’UN CADRE D’ORIGINE AFRICAINE A RENAULT S.A (6ème et dernière PARTIE)

L'Association NOUS PAS BOUGER

 

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