Coup d'État avorté au Burkina Faso: les écoutes qui accablent Guillaume SORO, Président de l'Assemblée de Côte d'Ivoire

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Grand Reportage du 23 sept 2015 : Putsch au Burkina Faso © 2stvsenegal

"Le coup d'État de trop"au Burkina Faso.....visiblement fomenté depuis la Côte d'Ivoire voisine.

Les coups d'État n'ont simplement plus leur place sur tout le continent africain...Surtout lorsqu'ils viennent brutalement interrompre comme au Burkina Faso, un processus légitime de transition démocratique, après plus de 27 années d'une dictature implacable.

Cela s'apparente à du terrorisme intérieur, exercé sur un peuple et ses représentants tenus en otage.

Est ici reproduite une conversation téléphonique accablante entre l'actuel président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume SORO, et l'ancien ministre des affaires étrangères du Burkina Djibril BASSOLÉ.

À chacun de se faire une idée précise sur le projet qui y est envisagé de destabiliser les institutions de la transition démocratique au Burkina Faso.

Source: M. Théophile Kouamouo

EXCLUSIF: LA CONVERSATION ENTRE SORO GUILLAUME ET © beko steve

La bande originale de l’entretien téléphonique entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé
Le putsch raté au Burkina-Faso continu de secouer la sous-région. Dernières victimes en date, le Président de l’Assemblée Nationale Ivoirien, Guillaume Soro et l’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolé. En effet, une publication audio laisserait croire à une conversation entre les deux hommes, sur l’issue du putsch tenté par Gilbert Diendéré et les soldats du RSP.

Guillaume Soro a t-il servit de marionnettiste du putsch qui devait aboutir au départ du président de la transition, Michel Kafando et son premier ministre Isaac Zida?  Une bande sonore publiée sur internet et largement diffusée sur les réseaux sociaux a mis le feu au poudre et laisse croire à l’implication de Soro dans la tentative de déstabilisation du régime burkinabé.

Cet enregistrement visait à prouver que les deux personnalités avaient partie liée avec les auteurs de la tentative de putsch de septembre dernier au Burkina Faso. Aujourd’hui, grâce à nos informateurs au sein de l’Etat burkinabé, nous avons pu entrer en possession de la bande audio originale de cette conversation.

Cette nouvelle bande sonore remet en question l’authenticité de ce qui serait aux yeux des spécialistes de l’audiovisuel un grossier montage.

http://www.camer.be/47060/6:1/cote-divoire-la-bande-originale-de-lentretien-telephonique-entre-guillaume-soro-et-djibril-bassole-cote-divoire.html

 

Putsch: l'enregistrement qui agite le Burkina et la Côte d’Ivoire

Par RFI Publié le 13-11-2015

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Le général Diendéré, à la tête du pustch raté, à l'aéroport international de Ouagadougou, le 23 septembre 2015.REUTERS/Joe Penney

Depuis jeudi un document sonore fait couler beaucoup de salive d'Abdijan à Ouagadougou. Il s'agit d'un enregistrement de conversation téléphonique qui daterait du putsch de septembre dernier au Burkina Faso dans lequel on entend deux hommes discuter de la façon d'empêcher l'échec du putsch de Gilbert Diendéré.

Le document audio n'est pas authentifié et ne le sera sans doute jamais. On y entend deux hommes évoquer longuement et en détail les moyens d'éviter l'échec du putsch de Gilbert Diendéré au Burkina Faso, au moment crucial où ce coup d’Etat est dans l'impasse.

L'un d'eux propose d'organiser des opérations de déstabilisation armées et d'offrir pour cela au second d'importants moyens financiers.

Ceux qui révèlent ce document affirment que c'est une conversation entre Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et Djibril Bassolé, qui est en prison à Ouagadougou accusé de haute trahison.

« Un montage grossier »

Les voix des deux hommes sont-elles celles du Burkinabè Djibril Bassolé et de l'Ivoirien Guillaume Soro ? Non, rétorque le porte-parole de Guillaume Soro qui évoque un montage grossier fait à l'aide d'un imitateur. Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a, dit-il, fait mener une expertise indépendante de l'enregistrement pour le prouver.

« C’est un montage, un montage grossier, assure Moussa Touré. Nous avons pris la peine de faire expertiser cet enregistrement par un expert indépendant. Ce rapport explique clairement qu’il y a des distorsions, des altérations, des rajouts de voix qui font que ce document est à 99% un document totalement falsifié. »

RFI : Pour vous c’est donc un document falsifié à partir d’extraits de la voix de Guillaume Soro, c’est bien ça ?

« Et pire encore, à partir même souvent d’imitations de la voix de Guillaume Soro », souligne le porte-parole.

Ce document sonore diffusé sur le site d'un journaliste ivoirien qui fut longtemps un partisan de Laurent Gbagbo circulait aussi depuis quelque temps à Ouagadougou, apprend-on de source journalistique. Dans la capitale burkinabè, aucune autorité officielle ne souhaite commenter cet enregistrement.

Une affaire qui fait couler beaucoup d'encre à Abidjan

Le sujet fait la Une des journaux : « Une bande sono accable Soro », titre l’Inter qui fait un compte-rendu de la conversation présumée entre le président de l’Assemblée nationale ivoirien et l’ex-chef de la diplomatie burkinabè, tout en s’interrogeant sur l’authenticité du document sonore. Sur deux pages, en ouverture, le quotidien fait un résumé du document et donne la version du porte-parole de Guillaume Soro, Moussa Touré, et qui ironise sur le document qualifié d’« amusant », de « ridicule » et d’« enfantin ».

Moussa Touré qui, pour étayer ses doutes sur cet enregistrement, souligne qu’on entend trois tonalités différentes sur la bande sonore et que jamais l’homme qui a dirigé la rébellion ivoirienne pendant huit ans ne commettrait l’imprudence de communiquer sur un réseau téléphonique non sécurisé.

« Montage grossier », affirme également le journal Nord-Sud qui parle lui d’une cabale à l’encontre de Guillaume Soro et conclut à un « pétard mouillé » pour discréditer le président de l’Assemblée.

Les quotidiens d’opposition, eux, s’en donnent à cœur joie, se lâchent : « Soro avoue tout dans une communication avec Bassolé », affirme Le Temps, qui retranscrit lui aussi la conversation présumée, tout comme Notre Voie qui évoque un « entretien téléphonique accablant ».

Enfin, le billet hebdomadaire satirique, L'Eléphant déchaîné, souligne qu’en cette période de réforme constitutionnelle et de création d’une vice-présidence en Côte d’Ivoire, le deuxième personnage de l’Etat, Guillaume Soro, n’a vraiment pas besoin d’être la vedette d’un complot contre les autorités du Faso.

http://www.rfi.fr/afrique/20151113-putsch-enregistrement-agite-burkina-cote-ivoire-djibril-bassole-soro-guillaume

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