Tuerie d'Orlando: Le silence gênant et gêné d'une certaine Afrique.

Une victime du terrorisme reste une victime, quelle que fût son orientation sexuelle, sa nationalité, sa religion, sa couleur peau…Sa mémoire doit être respectée, et même honorée par toutes celles et tous ceux qui considèrent que malgré nos différences nous sommes une seule et même Humanité. Aucune personne ne mérite d’être brutalement arrachée à la vie parce qu’elle ou il est homosexuel(le).

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Il faut toujours se méfier de ce procès pour insuffisance et/ou pour absence de compassion agité en permanence par certains ressortissants africains contre « les occidentaux » (comme ils disent), et qui rejaillit dans certains commentaires sur la toile depuis la tuerie du Pulse d’Orlando.

 

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En effet, sous couvert d’un racisme, d’une xénophobie, ici d’une homophobie qu’ils ne veulent pas assumer ouvertement, certains officiels africains à défaut de réagir ou de condamner cet attentat, préfèrent observer un silence gênant ou gêné au motif que les victimes sont des homosexuels. Dans leur homophobie primaire aux ressorts identitaires et communautaires, ils ne veulent surtout pas se mêler aux condamnations internationales, ni être associés aux réactions d’indignation des « occidentaux » contre un attentat perpétré contre des homosexuels.

Ce mutisme malsain, conjugué à la juxtaposition toute aussi indécente des réactions aux attentats commis en Afrique et en occident, laisse l’impression d’une immaturité chronique et d’une intolérance grandissante, sur un continent et surtout dans des pays curieusement très dépendants de la solidarité internationale, aussi bien pour la résolution de conflits souvent internes, que dans la lutte contre la pauvreté.

Il faut simplement rappeler qu’une victime du terrorisme reste une victime, quelle que fût son orientation sexuelle, sa nationalité, sa religion, sa couleur peau…Sa mémoire doit être respectée, et même honorée par toutes celles et tous ceux qui considèrent que malgré nos différences nous sommes une seule et même Humanité. Aucune personne ne mérite d’être brutalement arrachée à la vie parce qu’elle ou il est homosexuel(le) ou hétérosexuel(le).

 

Joël Didier Engo

Président du CL2P

http://www.cl2p.org

 

 

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