Congo: Hollande appelle le président Sassou Nguesso à l’apaisement

http://oeildafrique.com/congo-hollande-appelle-le-president-sassou-nguesso-a-lapaisement/

Hollande et Sassou

"Appeler à l'apaisement" un tyran qui veut tripatouiller la constitution pour s'éterniser au pouvoir, équivaut diplomatiquement à un feu vert pour museler toute opposition à ce projet, y compris par des tirs à balles réelles sur les populations civiles.

Un dictateur sanguinaire de l'acabit de Sassou Nguesso ne l'interprète pas autrement, que comme un permis de tuer en toute impunité.

Encore une fois de quel côté est donc la Patrie dite des Droits de l'Homme, alors que les peuples d'Afrique noire étouffent et veulent unanimement s'extraire sans violence des dictatures dans lesquelles ils sont astreints depuis des décennies????

 

FOURBERIE FRANÇAISE VERSUS PRAGMATISME AMÉRICAIN???

"On the Congo, the United States strongly condemns today’s violence in the Republic of Congo and urges all parties to immediately exercise restraint. So far there are two confirmed deaths, reports of more, and dozens of injured. We strongly encourage opposing sides to come together in dialogue to defuse the situation and to seek true consensus on a way to move forward without further bloodshed. The violence broke out during opposition protests against a proposed 25th October constitutional referendum that would overcome immutable terms, term limits, and allow the incumbent, President Sassou, to stand for another term. As before, we believe peaceful, free, AND TRANSPARENT TRANSFERS OF POWER RESPECTING EXISTING TERM LIMITS are essential to democratic development and long-term stability. We call on President Sassou to postpone the referendum, to defuse the current situation, and allow for dialogue and discussion".

La position d’Hollande sur le référendum fait polémique

Par RFI

Au Congo-Brazzaville, la mobilisation des opposants au référendum continue. Si le « oui » l'emporte dimanche, il permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat. Mercredi, après deux jours de mobilisation et alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu à Brazzaville, le président français, François Hollande, s'est adressé à son homologue congolais.

C'est lors d'une conférence de presse hier, à l'Elysée, que François Hollande a donné la position de la France concernant le référendum constitutionnel du 25 octobre. Le chef de l'Etat français dit respecter le choix du président Denis Sassou-Nguesso de consulter les Congolais. « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre », a répondu le chef de l’Etat français, pour immédiatement ajouter : « Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, cela vaut d’ailleurs pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à rassembler, et à respecter et à apaiser. »

Une position que dénonce l'association Survie qui demande une condamnation ferme et des mesures concrètes à l'encontre des autorités congolaises. « En faisant ça, la France réaffirme son soutien à Denis Sassou-Nguesso en vertu de la préservation d’autres intérêts, des intérêts économiques, stratégiques, alors même qu’en ce moment des Congolais meurent sous les balles du régime », estime Thomas Noirot, membre de l'association en charge du Congo-Brazzaville.

Depuis le début de la mobilisation, quatre personnes ont été tuées dans des violences à Brazzaville et à Pointe-Noire d'après les autorités. L'opposition, elle, dénombre une vingtaine de morts et dénonce l'utilisation d'armes létales pour réprimer les manifestations.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)


http://www.cl2p.org


Ci-dessous quelques photos insoutenables des victimes de la sanglante et meurtrière répression des manifestants contre le référendum constitutionnel décrété dimanche prochain par le Président Dénis Sassou Nguesso.

 

 



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