Rétablir Internet ou Bring back our intenet in South West and North West Cameroon

"Une crise politique oppose depuis plusieurs mois les régions anglophones de cet État bilingue et le gouvernement, qui suspecte une tentative de déstabilisation. Les autorités ont fait suspendre l’accès à Internet dans les zones frondeuses, aggravant le ressentiment de leurs habitants." Fanny Pigeaud, "Cameroun: la partie anglophone du pays est privée d'Internet", Médiapart 25 février 2017

https://www.mediapart.fr/journal/international/250217/cameroun-la-partie-anglophone-du-pays-est-privee-dinternet

Rétablir Internet Au Cameroun Anglophone

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 Au Cameroun, le pouvoir punit depuis cinq (05) semaines la minorité anglophone en coupant tout accès à Internet. Il s’agit d’après l’ONU d’une violation des Droits de l’Homme.

Ainsi pour combattre de prétendus « sécessionnistes », la dictature trentenaire en place a pris l’initiative d’une «sécession numérique». Qu’elle ne s’étonne pas qu’une partie grandissante des Camerounais anglophones en vienne à se radicaliser sous cet étouffement répressif. En effet aucun peuple ne peut ainsi être bâillonné, puis privé intentionnellement de tout accès à internet, sans revendiquer une forme de libération.

Nous, Camerounais francophones, avons encore la possibilité d’éviter que la libération de nos sœurs et frères anglophones ne se traduise en sécession définitive, simplement en veillant à la restitution de leur pleine et entière citoyenneté. Cela passe inévitablement en 2017 par le libre accès à internet.

«Aucun gouvernement au monde n’a vaincu la désobéissance civile par l’obscurantisme brutal et total. Avis à tous les va- t-en guerre qui encouragent et soutiennent le dictateur Paul BIYA dans cette voie répressive sans issue» pour l’unité et la cohésion du Cameroun.

Réfléchir à comment mettre un terme en Justice à cette sécession numérique

En effet au regard de la résolution adoptée récemment par l’ONU, qui considère la privation intentionnelle par un gouvernement de tout accès internet comme une violation des Droits de l’Homme, le temps est peut-être venu pour que les opérateurs et fournisseurs qui collaborent avec les autorités camerounaise dans ce crime politique aux conséquences économiques désastreuses soient poursuivis devant les juridictions internationales compétentes.

Nous devons y réfléchir sérieusement. Parce qu’il faudra bien en déterminer les responsables afin d’obtenir des réparations pour nombre de ces start-ups de la Silicon-Mountain camerounaise, pratiquement poussées à la ruine par le régime de Yaoundé.

Nous ne pourrons simplement plus rester passifs, appelant en vain au rétablissement de l’accès à internet à des populations des régions anglophones, « punies » collectivement pour insoumission civique au centralisme autoritaire du dictateur Paul Biya.

 L'organisation Internet sans frontière estime een effet que c'est le record de faillites en Afrique qui frappe les stars-ups de la "Sillicon Mountain". Le régime de Yaoundé en a-t-il seulement conscience? Ou considère-t-il que tous comptes faits, la ruine du tissus économique des régions anglophones est le prix à payer de l'anéantissement par la force brutale et aveugle de la désobéissance civile des populations.

Il appartiendra précisément aux institutions internationales compétentes de présenter la note intégrale - en termes de pertes humaines et financières occasionnées par l'acharnement répressif de la dictature trentenaire de Paul Biya, désespérément incapable d'entamer un dialogue avec les représentants légitimes de la société civile anglophone du Cameroun.

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Bring back our internet in South West and North West Cameroon

As it enters its fith week, the Anglophone minority of Cameroon are experiencing a punitive shutdown of internet services ordered by the oppressive Cameroonian regime in Yaoundé. This illegal shutdown of internet services to these Cameroonian provinces, which represent 20% of the population, are in clear violation of the United Nations human rights charter because internet rights are human rights guaranteed through freedom of speech and freedom of association.

This government ordered illegal shutdown came about as lawyers and students’ strike is escalating into violence due to the government repression and brutality. Cameroonians lawyers and the students have the right to strike but are now branded «secessionist» for doing so by a «democratic» government which only appreciate any forms of dissent as a biopolitical threat to its survival.1

As its incompetence and corruption are now legendary, no one is surprised that the Cameroonian’s government had not had the time to contemplate the long term effects of this internet disruption which include the political radicalization of English speaking Cameroonians and the possibility of a real secession given that oppressed people have the right to remove the chains of oppression that are blocking their God given rights.

It is well known that the Cameroonian political class, exemplified by the Speaker of the National Assembly, Djibril Cavaye Yeguie, are on record for their great dislike of social media which in practice is a dislike of free speech and free association that they always seek to criminalize with criminal penalties and even jail time.2 However, no government in our modern political age can succeed in crushing civil disobedience by compromising ordinary people basic natural rights such as freedom of speech and association through blind and brutal repression. Consequently, the Charlatans advising the dictator of Cameroon to rely on his atavistic uses of violence have to recognize that violence in this case is only precipitating the country over cliff at a frightened speed.

All Cameroonians, particularly, the francophone majority, shall spare no effort in denouncing this abusive, illegal and unilateral deprivation of internet rights in our English provinces. Furthermore, we shall unite our forces to help preventing this crisis from being exploited by opportunist and cynical politicians into a definitive break up of our beloved country. Our Anglophone brothers and sisters have to be restore in their citizenship rights and that include our urgent request that the regime of Yaoundé restore Internet access to the whole country.

It is incumbent to us, moreover, to reflect on how to bring this “internet secession” to justice. In view of the recently adopted UN resolution, which considers the intentional deprivation by a government of any Internet access as a violation of human rights, the time has come for internet operators in Cameroon to bring charges against the Cameroonian government for abusive violation of human rights; a political crime that comes packaged with disastrous economic consequences.

The long term damages of this internet disruption cannot be ignored. Many internet operators and Cameroonian digital startups that constitute the Cameroonian “Silicon Valley” are being ruined by these internet disruption and the oppressive policies of the Cameroonian regime that not only harm human rights but economic development as well.

We can no longer remain passive and keep calling in vain for the restoration of access to the Internet in our north and south west region being punished for their civic insubordination by the authoritarian regime of the dictator Paul Biya. A regime that has always fail to see political opposition within a logic of contribution and therefore made themselves irrelevant. Hence, this internet crisis must be appreciated with the larger political crisis confronting the country and the pressure to democratize.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

 

logocl2p


http://www.cl2p.org

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Le rassemblement de solidarité pour les camerounais anglophones samedi 26 février à la place Auteuil à Paris (à proximité de l'Ambassade du Cameroun en France)

 

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Photo inédite: ainsi travaillent (à l'ancienne) les agents de renseignement affectés à Paris par la dictature camerounaise de Paul Biya.

S'asseoir y compris dans des abribus pour prendre des photos et rédiger de grotesques rapports sur leurs compatriotes rassemblés en solidarité avec la minorité anglophone réprimée et privée d'internet au Cameroun.

Que dire? L'obscurantisme dans tous ses états.

manifproanglo6

RFI [Vos réactions] Cameroun: le blocage dans les zones anglophones

Appels sur l'actualité, Radio France Internationale (RFI)

rfi

Mardi 28 février 2017

http://www.rfi.fr/emission/20170228-vos-reactions-cameroun-le-blocage-zones-anglophones

Au Cameroun, le malaise persiste dans les régions anglophones, avec l'organisation de nouvelles «journées villes mortes».


La minorité linguistique se sent marginalisée, Internet est toujours coupé.Que pensez-vous des revendications ? Et de la réponse des autorités?

nous-sommes-anglophones

 

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