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Billet de blog 29 décembre 2025

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Ne tirez pas sur les messagers à Yaoundé / Do not Shoot the Messenger in Yaoundé

L'ENSAUVAGEMENT SANS LIMITE D'UNE DICTATURE SANGUINAIRE DONT LES TONTONS MACOUTES FONT FEU DE TOUT BOIS, N'ÉPARGNANT AUCUN DE CEUX QUI L'ONT OUVERTEMENT DÉFIÉE OU CRITIQUÉE EN SOUTENANT NOTAMMENT ISSA TCHIROMA BAKARY, PRÉSIDENT ÉLU PAR L'ÉCRASANTE MAJORITÉ DES CAMEROUNAIS LE 12 OCTOBRE 2025

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Veillons collectivement sur la sécurité de Maître Alice NKOM, première camerounaise admise au Barreau du Cameroun indépendant, Défenseure mondialement reconnue des droits humains (en pointe notamment contre la criminalisation arbitraire des homosexuels), et depuis novembre 2025 porte-parole officielle du président véritablement élu par l’écrasante majorité des Camerounais le 12 octobre 2025, Issa TCHIROMA BAKARY, en exil à Banjul en Gambie.

CAMEROUN : UN PEUPLE AMORPHE QUI A COMPLÈTEMENT BANALISÉ LA CULTURE DU CRIME POLITIQUE D’ÉTAT APRÈS 43 ANS DE DICTATURE CRASSEUSE ET SANGUINAIRE DE PAUL BIYA (92 ANS)

Il attend dans son écrasante majorité que d’autres s’engagent et meurent pour sa libération et son bien-être, sans jamais leur exprimer la moindre solidarité ni leur témoigner une quelconque reconnaissance.

Désolé d’avoir à le dire, mais vous n’avez en réalité pas complètement touché le fond dans tous les sens du terme. Il ne saurait malheureusement tarder, et vous comprendrez alors pourquoi le sacrifice mortel de tous ces héros de la Nation n’était pas vain.

Nous savons que le régime zombifié du Nnôm Ngui et ses « créatures » psychopathes excelle dans la manipulation de la propagande, de la peur et du bouc émissaire pour contrôler et hypnotiser la population. Il cible les groupes vulnérables, exploite les frustrations existantes et crée une mentalité cynique et source de division. Anicet Ekane, Djeukam Tchameni, Aba’a Oyono et Issa Tchiroma sont la preuve vivante qu’il n’y a pas de « nous » contre « eux » au Cameroun.

Par conséquent, ceux qui rejettent la faute uniquement sur le peuple ignorent les stratégies intentionnelles et manipulatrices employées par le dictateur et ses tontons macoutes.

En tant qu’organisation de défense des droits humains, nous reconnaissons que blâmer la population pour une dictature implacable de 43 ans et plus est contre-productif. Car cela simplifie à l’excès une dynamique complexe et peut entraver la recherche de solutions durables. Les dictatures résultent d’une convergence de facteurs systémiques, de dynamiques psychologiques et des actions d’individus psychopathes et assoiffés de pouvoir.

Par conséquent, rejeter toute la faute sur la population risque de priver les citoyens du sentiment d’autonomie nécessaire pour résister au régime. Si les citoyens portent une certaine responsabilité pour leurs choix, il est crucial de reconnaître la pression extrême et l’absence de liberté de choix dans une dictature.

L’attention doit dès lors se porter non plus sur la culpabilité collective, mais sur la responsabilité individuelle et les voies possibles de résistance.

Institut du Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P – ICL2P

http://www.cl2p.org

English version

Do not Shoot the Messenger in Yaoundé

CAMEROON: AN AMORPHOUS PEOPLE WHO HAVE COMPLETELY NORMALIZED THE CULTURE OF STATE-SPONSORED POLITICAL CRIME AFTER 43 YEARS OF THE FILTHY AND BLOODY DICTATORSHIP OF PAUL BIYA (92 YEARS OLD)

The vast majority of them are waiting for others to take action and die for their liberation and well-being, without ever expressing the slightest solidarity or showing any gratitude.

We are sorry to have to say this, but you haven’t actually hit rock bottom in every sense of the word. Unfortunately, it won’t be long now, and then you will understand why the deadly sacrifice of all these heroes of the Nation was not in vain.

We also know that the zombie-like regime of the Nnom Ngui and its psychopathic « creatures » excel at manipulating propaganda, fear, and scapegoating to control and hypnotize the population. They target vulnerable groups, exploit existing frustrations, and create a cynical, divisive mentality. Anicet Ekane, Djeukam Tchameni, Aba’a Oyono, and Issa Tchiroma are living proof that there is no « us » versus « them » in Cameroon.

Therefore, those who place the blame solely on the people are ignoring the intentional and manipulative strategies employed by the dictator and his henchmen.

As a human rights organization, we recognize that blaming the population for the establishment of a dictatorship is generally counterproductive, as it oversimplifies a complex dynamic and can hinder the search for lasting solutions. Dictatorships result from a convergence of systemic factors, psychological dynamics, and the actions of psychopathic and power-hungry individuals.

Therefore, placing all the blame on the population risks depriving citizens of the sense of agency necessary to resist the regime.

While citizens bear some responsibility for their choices, it is crucial to acknowledge the extreme pressure and lack of freedom of choice in a dictatorship. The focus should shift from collective guilt to individual responsibility and potential avenues of resistance.

The Committee for the Release of Political Prisoners Institute – ICL2P

http://www.cl2p.org

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