Un espoir pour les autistes

C'est bizarre, mon tout récent billet portant le même titre a disparu.

On ne m'a prévenu de rien

C'est pas grave, j'en fais un autre.

Une récente étude donnent de l'espoir aux autistes.

Je donne un lien vers un article de Science et Avenir, qui reprend un article de la célèbre revue Sciences.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140206.OBS5442/autisme-l-hormone-de-l-accouchement-impliquee.html

Extraits

 

"AUTISME. Un nouveau cap vient d’être franchi dans la compréhension de l’autisme. La communauté scientifique s’accorde désormais sur l’origine précoce de l'apparition de la maladie. Probablement au stade fœtal et/ou postnatal de l'individu touché.

Une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Lemonnier (Brest) et Yehezkel Ben-Ari, directeur de recherche émérite à l'Inserm, a publié une étude parue dans la revue Science datée du 7 février.  Elle met en évidence le rôle clé que joue le chlore dans les mécanismes qui déclenchent la maladie."

 

"CHLORE et OCYTOCINE. En temps normal, les neurones présentent des taux élevés de chlore durant la phase embryonnaire. Cela permet au principal médiateur chimique du cerveau - le GABA - d'exciter les neurones afin de faciliter la construction du cerveau. À la naissance, une baisse naturelle du taux de chlore transforme le rôle du GABA. Il se change en inhibiteur de neurones afin de réguler l'activité du cerveau adolescent/adulte.

L'étude montre que c'est un dysfonctionnement dans ce processus qui serait à l'origine de l'autisme.

L'hormone de l'accouchement impliquée

En effet, la baisse du taux de chlore qui permet le développement des neurones est en principe provoquée par l'hormone dite de l'accouchement : l'ocytocine. Les résultats des expériences menées sur des souris montrent que c'est un déficit d'ocytocine qui empêche la baisse de ce taux de chlore pendant la naissance. C'est ce dysfonctionnement qui serait à l'origine de l’expression du syndrome autistique."

 

"Les chercheurs ont utilisé deux modèles animaux d’autisme. Le premier est génétique, il s'agit du syndrome de l’X Fragile qui est la mutation la plus fréquente liée à l’autisme. L’autre, produit par l’injection à la rate gestante de Valproate de sodium - un produit connu pour générer des malformations et notamment un syndrome autistique chez les enfants. Des rongeurs sains étant utilisés pour effectuer la comparaison.

Les taux de chlore pendant l’accouchement sont déterminants dans l'apparition du syndrome autistique

Ainsi, les chercheurs ont enregistré pour la première fois l'activité des neurones au stade embryonnaire et juste après la naissance afin d'observer les modifications des taux de chlore.

Fait particulièrement impressionnant, la chute naturelle du taux de chlore qui a eu lieu au moment de la naissance chez les animaux contrôles était inexistante dans les 2 modèles animaux atteints d'autisme. Chez ces derniers, les neurones avaient donc le même taux de chlore à l'état embryonnaire et après la naissance.

"Les taux de chlore pendant l’accouchement sont déterminants dans l'apparition du syndrome autistique", explique Yehezkel Ben-Ari. Et dépendent en partie de la sécrétion de l'hormone de l'accouchement."

Autre extrait parlant de cette étude :

 

"Les prochaines années verront-elles l'arrivée de médicaments capables d'aider les autistes à sortir de leur isolement ? Quoique préliminaires, les résultats encourageants obtenus par deux équipes françaises, l'une avec un diurétique, l'autre avec une hormone, suscitent de nouveaux espoirs pour la prise en charge de ces pathologies du développement cérébral qui touchent aujourd'hui plus d'un enfant sur cent.

A première vue, prescrire un diurétique - en l'occurrence le bumétanide, commercialisé depuis les années 1970 pour traiter des oedèmes ou une hypertension artérielle - à de jeunes autistes peut sembler farfelu. Mais les données et l'argumentaire présentés mardi 11 décembre au siège de l'Inserm, à Paris, par Yehezkel Ben-Ari (fondateur et directeur honoraire Inserm de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée, Marseille) et Eric Lemonnier (pédopsychiatre au CHU de Brest, praticien dans un centre de ressources autisme) sont convaincants.

Plutôt que de livrer d'emblée des témoignages enthousiastes de familles et les conclusions de leur étude clinique, publiée le même jour dans la revue Translational Psychiatry, ils ont joué la prudence, détaillant d'abord comment ils en sont arrivés à cette approche originale."

Dans son dernier billet fermé aux commentaires, Monsieur Alain Gillis tourne en dérision cette étude.

Mais il ne donne pas d'argument scientifique qui infirmeraient la validité de cette étude qui va dans le sens d'une origine physiologique de l'autisme ce qui, si c'était établi, ne ferait pas les affaires des psychanalystes et autres tenants du packing, traitement à base d'emmaillotage dans un drap mouillé.

Le débat est ouvert.

 

 

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